9 Février 2014
Le Baobab perd ses feuilles en saison sèche. Au Burkina, nos amis Jacques et Odile ont photographié en février cet arbre complètement dépourvu de feuilles.

En décembre au Sénégal (début de saison sèche), certains avaient encore des feuilles, d’autres n’en avaient plus.

Les feuilles peuvent être consommées crues, bouillies ou séchées. On les utilise en condiment, le lalo, pour les sauces et aussi en médecine traditionnelle.

Le Baobab peut vivre plusieurs centaines d’années, mais il est difficile de déterminer l’âge car le bois ne produit pas des cernes chaque année.
Le bois très léger, spongieux, gorgé d’eau, est inutilisable pour la menuiserie et le chauffage. L’écorce résiste au feu et à la sècheresse, elle sert à faire des cordages, des paniers, à tanner les peaux, à fabriquer des savons… On en fait des tisanes lors des accès de fièvre dus au paludisme.
Le bas des troncs est souvent écorcé, l’écorce a la faculté de se régénérer.
.
On appelle le Baobab l’« arbre à l’envers », car il semble avoir été retourné la tête en bas. D’après une légende, l’arbre aurait été déraciné et replanté à l’envers par une divinité mécontente…
La plus importante forêt de Baobabs est située à la sortie de Rufisque, le Baobab le plus imposant se trouverait près de Joal. Jadis les gros arbres creux servaient de tombe aux griots, le président Léopold Sédar Senghor a interdit cette pratique en 1960.

Nous n’avons pas pu photographier de très gros baobabs : nous étions au Sénégal pour l’ornithologie…pas pour la botanique !

Monique