14 Août 2011
Nous montons au dessus du col du Simplon et admirons le sommet majestueux du Fletschhorn.
Nous arrivons sur une crête ventée : nous sommes dans l'étage alpin avec une landine constituée d'éricacées. Les petites fleurs roses de l'Azalée couchée ( Loiseleuria procumbens) sont déjà fanées. Par contre, la Camarine (Empetrum nigrum ssp hermaphroditum ) porte de grosses baies noires.
Cachée dans la végétation, nous découvrons la jolie chenille de la Laineuse du saule nain (Eriogaster arbusculae).
La Busserolle des Alpes ( Arctostaphylos alpina ) a des feuilles caduques qui rougissent en automne avant de tomber
.
Le Lycopode en massue ( Lycopodium clavatum) porte des épis sporangifères en principe groupés par 2 ou 3.
Il semble que ce soit la sous-espèce monostachyon : taille plus petite, épis solitaires portés par un pédoncule court. C'est une forme arctico-alpine que l'on trouve dans le nord de l'Europe, les Alpes suisses et autrichiennes, le nord des Carpathes.
On peut rappeler que les spores de ce Lycopode ont été utilisées, sous le nom de « poudre de lycopode », pour la conservation des pilules, lorsque celles-ci étaient fabriquées artisanalement par les pharmaciens.
Chez le Lycopode sélagine (Lycopodium selago), les spores sont cachées sous les feuilles et la multiplication est végétative.
Le Saule glauque et soyeux ( Salix glaucosericea ) est blanchâtre des deux côtés.
Nous marchons encore mais sommes récompensés par la découverte d’une campanule très particulière, la Campanule incisée (Campanula excisa), endémique des Alpes nord-occidentales. La corolle est incisée jusqu'à un tiers de sa longueur et présente une échancrure presque circulaire.
Contrairement au Séneçon blanchâtre, le Séneçon de Haller (Senecio uniflorus) ne possède qu'un seul capitule.
Il est dédié à A. von Haller (1708-1777), naturaliste suisse.
Claudie