25 Octobre 2012
En ce moment, on rencontre souvent le Coprin chevelu ( Coprinus comatus, du grec kometes, chevelu, cf la «queue » de la comète) au bord des routes, des chemins… C’est un bon comestible, mais il faut le cueillir jeune et le faire cuire sans tarder !
Coprin pie (Coprinus picaceus)
Celui-ci est plus rare, nous ne le rencontrons pas chaque année. Il a été photographié en Savoie le 11 octobre, sur un talus dans une forêt près du château de Miolans, en dessous des belles falaises calcaires de la crête de l’Arclusaz.
C’est Coprinus picaceus, le Coprin pie - pie, c-à-d noir avec des taches blanches, comme la robe de certains chevaux, comme l’oiseau bavard et voleur… Odeur pas très agréable de naphtaline, de gaz, de bitume ! Comestible médiocre, sans intérêt culinaire. Aujourd’hui il faudrait l’appeler Coprinopsis picacea (spores brun-pourpre, non noires).
Le chapeau est brun noir, couvert de plaques blanches : c’est le reste d’un voile laineux blanc qui couvrait le jeune champignon.
Le coprin pie est fragile, éphémère. Comme chez tous les coprins, les lames et la chair sont déliquescents. Le champignon « fond », et comme les spores sont foncées, il ne reste bientôt plus qu’un liquide qui ressemble à de l’encre.
Coprin chevelu (Coprinus comatus) en train de se liquéfier.
Monique