27 Mars 2022
Partout dans les jardins on voit des arbustes couverts de fleurs jaunes : c’est la fin de l’hiver, le printemps arrive ! Pas besoin d’être botaniste pour nommer ces arbustes : ce sont des Forsythias.
Trois buissons de Forsythia au château de Duingt sur la presqu’île qui sépare le lac d’Annecy en « grand lac » et « petit lac ». Vue depuis le Taillefer.
Dans la nature, il y a six espèces de Forsythias. Cinq poussent en Asie (Chine, Corée, Japon), une sixième espèce aux fleurs jaune pâle beaucoup moins spectaculaires fut découverte en 1897 : Forsythia europaea pousse en Albanie et au Kosovo.
Les Forsythias de nos jardins sont des hybrides ou des cultivars créés par les horticulteurs.
Le plus cultivé, c’est Forsythia x intermedia, un hybride entre F. suspensa Vahl et F. viridissima Lindl..
Il existe de nombreuses variétés horticoles.
Le genre Forsythia a été créé par Martin Hendriksen Vahl (1749-1804), un botaniste d’origine norvégienne qui a été élève de Linné. Un autre élève de Linné, Carl Peter Thunberg (1743-1828), lui a envoyé un « Forsythia » originaire de Chine qu’il avait trouvé dans un jardin au Japon. Vahl l’a décrit « Forsythia suspensa », il a dédié le genre à William Forsyth, un horticulteur britannique qui a acclimaté de nombreuses espèces exotiques.
Quand il fleurit, le Forsythia n’a pas de feuilles. Les fleurs à quatre pétales couvrent tous les rameaux, sauf si la taille a été mal faite (il faut le tailler juste après la floraison) ...
On voit parfois de drôles de « galles » sur le Forsythia …
Si on fait une coupe, on ne trouve pas « d’asticots » à l’intérieur, c’est plein, c’est du bois. Ces « galles » ne sont pas provoquées par des acariens ou des insectes.
Elles sont dues à deux bactéries Corynebacterium fascians et Agrobacterium tumefaciens associées à deux champignons Gibberella baccata et Phomopsis dominici… Il est conseillé de couper les tiges atteintes et de les brûler.
Monique