24 Mai 2022
Si une session Botanique était très attendue, c’est bien celle-ci ! Annulée en 2020, puis en 2021 pour cause de pandémie Covid 19, merci à Philippe Pellicier pour sa pugnacité et l’organisation de ces 4 jours dans le massif des Alpilles (du 29 avril au 2 mai 2022).
1er jour : Rendez-vous à Albertville pour la plupart des participants et regroupement sur la route entre St-Rémy-de-Provence et les Baux.
Aussitôt sortis des voitures, retrouvailles avec ceux arrivés à part du groupe d’Albertville et 1ère recherche dans les forêts de pins. La trentaine de participants va très vite découvrir entre autres l’Euphorbe des garrigues (Euphorbia characias) et le Ciste cotonneux (Cistus albidus), omniprésents sur une large bordure méditerranéenne et particulièrement sur les secteurs que nous visiterons.
Après avoir relevé plus de 80 plantes, nous reprenons les voitures pour aller herboriser à proximité du barrage de Peiroou, endroit plus frais.
Nous relevons le magnifique Salsifis à feuilles de poireau (Tragopogon porrifolius) assez largement répandu en France à l’ouest d’une ligne Normandie – Hautes-Alpes, la Luzerne arborescente (Medicago arborea)…
…la Germandrée jaune (Teucrium flavum) limitées à la bordure méditerranéenne ou encore l’Aphyllanthe de Montpelier (Aphyllanthes monspeliensis), le Centranthe chausse-trape (Centranthus calcitrapae), le Silène d’Italie (Silene italica) présents dans la moitié sud de la France. Plus de 40 plantes seront notées sur ce site.
2ème jour : nous sommes heureux d’accueillir deux couples de la région (Danièle et Michel HAMARD, Danièle et Jean-Claude MOURAILLE) qui vont nous accompagner jusqu’à la fin de notre séjour. Direction le parking du cimetière d’Aureille à la sortie sud du massif des Alpilles où nous découvrons en alignement le Mûrier à papier (Broussonetia papyrifera) originaire de Chine et dont les fibres internes de l’écorce servaient à la fabrication du papier.
Nous laissons les voitures avant de nous diriger vers la Tour du Guet dans le massif des Opies. Longue montée jusqu’à un col situé à 344m d’altitude, avant que les plus courageux terminent l’ascension jusqu’à la tour. Nous aurons fait ce jour-là près de 10kms et 350m de dénivelé positif.
Le nombre de plantes relevées sera très important et malgré la sécheresse les botanistes s’en sont mis ‘’plein les yeux’’ et les photographes ‘’plein la boite’’. L’ascension est lente, les haltes très fréquentes. Nous rencontrons tout d’abord 2 Ophrys absents chez nous dans les Alpes : l’Ophrys jaune (O. lutea) et l’Ophrys de la Passion (O. passionis).
Un peu plus loin, l’Ophrys de Provence (Ophrys provincialis) et de nombreuses touffes de Ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius)…
…la Crapaudine de Provence (Sideritis provincialis), l’Argyrolobe de Zanon (Argyrolobium zanonii).
On ressent bien sur ce massif des Opies l’aridité des lieux, puis on aperçoit la tour de guet, objectif à atteindre.
Au col où nous pique-niquons nous sommes attirés par le Sainfoin argenté (Onobrychis argentea) et dans la montée vers la tour par l’Asphodèle à gros fruits (Asphodelus macrocarpus) présente seulement dans le sud-est et en Bretagne.
En redescendant vers Aureille nous admirons le beau glaïeul des moissons (Gladiolus italicus) et le Liseron des Monts Cantabriques (Convolvulus cantabrica) qui nous avaient échappé à la montée.
Entre beaucoup d’autres plantes, nous avons repéré aussi le Molène de Mai ou de Boerhaave (Verbascum boerhavii), le Genêt d’Espagne (Spartium junceum) très présent dans cette région…
…le Cynoglosse de Crète (Cynoglossum creticum) ou encore le Chêne des garrigues (Quercus coccifera).
L’Aphyllanthe de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis) est présente partout, comme le magnifique Lin de Narbonne (Linum narbonense), deux plantes aux fleurs d’un bleu surprenant. Nous aurons vu aussi de nombreux Orchis géants (Himantoglossum robertianum) bien fanés. Plus de 180 plantes relevées ce 2e jour.
Fin de la 2ème journée. La suite dans un prochain article
Pierre