13 Juin 2022
Le 1e mai, nous sommes allés sur le plateau de la Caume. Départ de Saint-Rémy, Saint-Paul de Mausole. Le peintre Vincent Van Gogh y a été soigné en 1889-1890.
Nous remontons le vallon Saint-Clerg, une promenade très agréable, à l’abri du soleil et du vent.
Le chemin passe tout près du site de Glanum.
A un endroit le chemin passe entre deux falaises calcaires.
Dans les rochers, nous notons la Campanule à racine épaisse, Campanula rotundifolia ssp. macrorhiza.
Cette Campanule est nouvelle pour la plupart d’entre nous, mais elle n’est pas rare en Provence.
Toujours dans les rochers, Danièle nous montre deux ou trois touffes d’une plante de la famille des Caryophyllacées : la Moehringie à 5 étamines, Moehringia pentandra, feuilles ovales à 3-5 nervures, marge presque glabre, pétiole cilié, pétales nuls ou rudimentaires, capsules ovales.
Dans les Bouches-du-Rhône, c’est la seule espèce de Moehringie, nos Moehringia muscosa, trinervia, ciliata sont absentes.
Nous rejoignons la route de la Caume qui est aujourd’hui interdite aux véhicules.
Dans les pierres au bord de la route nous découvrons des touffes d’une Apiacée vivace qui n’est pas encore fleurie : le Boucage rupestre, Pimpinella tragium. Le botaniste dauphinois Dominique Villars l’a décrite en 1779, il l’avait trouvée dans la Drôme, à Saint-Paul-Trois-Châteaux. En France, des Alpes-Maritimes jusqu’aux Pyrénées-Orientales, limite nord dans la Drôme.
Les Centranthes commencent à fleurir. Il y a le Centranthe rouge, Centranthus ruber, feuilles larges à nombreuses nervures ramifiées, et aussi le Centranthe de Lecoq, Centranthus lecoqii (= Centranthus angustifolia ssp. lecoqii), feuilles caulinaires étroites à (2)3 nervures parallèles, fleurs plus claires.
Etym. : kentron-anthos, éperon-fleur, cf corolle à éperon. Le Centranthe à feuilles étroites est une espèce montagnarde absente des Bouches-du-Rhône. Famille des Dipsacacées à Caprifoliacées.
Ce Centranthe est dédié à Henri Lecoq (1802-1871), directeur du jardin botanique, du muséum et doyen de la faculté de Clermont-Ferrand.
Nous arrivons bientôt sur le plateau de la Caume, 387 m, bien repérable avec sa grosse antenne de télévision.
Sur ce plateau très venté la plupart des plantes sont basses. Le Genêt de Provence, Genista provincialis, est un intermédiaire entre G. lobelii et G. pulchella. Il a été décrit récemment par Coulot, Rabaute et Rebuffel en 2016. Flora Gallica, paru en 2014 ne le mentionne pas.
Sans nos guides nous n’aurions peut-être pas trouvé ce genêt, et si nous l’avions trouvé, nous n’aurions pas pu le nommer !
Monique
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