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La Renoncule de Kuepfer, Ranunculus kuepferi

Pour voir la Renoncule de Kuepfer il faut aller en montagne dès la fonte des neiges : elle fleurit en même temps que l’Anémone du printemps, Anemone vernalis = Pulsatilla vernalis.

Elle n’est pas rare et elle fleurit en grandes troupes, on ne peut pas ne pas la remarquer !

Elle n’est pas rare et elle fleurit en grandes troupes, on ne peut pas ne pas la remarquer !

La neige est partie récemment, la Renoncule pousse dans l’herbe sèche.

La neige est partie récemment, la Renoncule pousse dans l’herbe sèche.

Un jeune Traquet motteux parmi les Renoncules de Kuepfer

Un jeune Traquet motteux parmi les Renoncules de Kuepfer

Fleur à 5 pétales blanc pur, nombreuses étamines à anthères tournées vers l’extérieur, nombreux carpelles libres

Fleur à 5 pétales blanc pur, nombreuses étamines à anthères tournées vers l’extérieur, nombreux carpelles libres

Feuilles linéaires lancéolées

Feuilles linéaires lancéolées

Le temps passe … Les tiges s’allongent, les premières fleurs sont fanées et les fruits se développent.

Le temps passe … Les tiges s’allongent, les premières fleurs sont fanées et les fruits se développent.

 Le fruit se compose de nombreux carpelles à bec recourbé groupés en une masse ovale. Chaque carpelle contient une graine.

Le fruit se compose de nombreux carpelles à bec recourbé groupés en une masse ovale. Chaque carpelle contient une graine.

Nous connaissons cette jolie renoncule depuis très longtemps. Mais quand nous allions en montagne avec nos parents, notre papa l’appelait Renoncule des Pyrénées, Ranunculus pyrenaeus….C’est le nom que la flore de Fournier donne au n° 1593. Notre papa utilisait cette flore éditée en 1946 ainsi que celle de l’Abbé Coste, tome 1, p 23 (1937).

Plus tard on m’a offert la 4e édition de la flore suisse de Binz et Thommen, couverture bleu ciel, 1976. La Renoncule porte encore ce nom…

Mais en 1987 les botanistes suisses Greuter et Burdet ont renommé la plante, ils l’ont dédiée au Professeur Philippe Küpfer, professeur à l’université de Neuchâtel, à la retraite depuis 2007, qui l’a distinguée de Ranunculus pyrenaeus : Ranunculus kuepferi Greuter & Burdet, 1987

La Renoncule des Pyrénées, Ranunculus pyrenaeus L., est une espèce très voisine qui pousse dans les Pyrénées, elle a 2-6 feuilles sur la tige, le bec des fruits est peu crochu.

 Le professeur Philippe Küpfer tient dans la main la fleur qui porte son nom. C’était le 1e juillet 2009, au col du Petit Saint Bernard, au jardin botanique de la Chanousia. Il explique à la Société Botanique de France comment il a démontré que la Renoncule des Alpes était différente de celle des Pyrénées…

Le professeur Philippe Küpfer tient dans la main la fleur qui porte son nom. C’était le 1e juillet 2009, au col du Petit Saint Bernard, au jardin botanique de la Chanousia. Il explique à la Société Botanique de France comment il a démontré que la Renoncule des Alpes était différente de celle des Pyrénées…

Philippe Küpfer a été l’un des premiers scientifiques suisses à utiliser des méthodes moléculaires afin d’affiner la classification des espèces végétales. Son étude est parue en 1974 dans la revue Boissiera : « Recherches sur les liens de parenté entre la flore orophile des Alpes et celle des Pyrénées ».

 

La plaque de la Renoncule de Küpfer au jardin botanique la Chanousia.

La plaque de la Renoncule de Küpfer au jardin botanique la Chanousia.

 Les feuilles de la Renoncule de Kuepfer sont souvent parasitées par un champignon oomycète (« pseudo-champignon », groupe de protistes filamentaires …), Peronospora alpestris : les feuilles sont alors plus larges, elles prennent une couleur jaunâtre … C’est Philippe Pellicier, spécialiste des micromycètes parasites, qui nous l’a montré au col du Mont Cenis en juin.

Les feuilles de la Renoncule de Kuepfer sont souvent parasitées par un champignon oomycète (« pseudo-champignon », groupe de protistes filamentaires …), Peronospora alpestris : les feuilles sont alors plus larges, elles prennent une couleur jaunâtre … C’est Philippe Pellicier, spécialiste des micromycètes parasites, qui nous l’a montré au col du Mont Cenis en juin.

Monique et Claudie

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