4 Mars 2026
Le 29 juin, juste en-dessous du col du Lautaret …
Quelques plantes des zones sèches :
Veronica allionii, Véronique d’Allioni – plante à tige couchée, feuilles opposées deux à deux, pelouses sèches et rocailleuses acidophiles, Alpes du sud, remonte jusqu’en Isère et en Savoie (plante absente de Haute-Savoie).
Empetrum nigrum subsp. hermaphroditum – Camarine noire hermaphrodite – Plante arctico-alpine, sur sols généralement acides, Ericacée des landes à rhododendron et à Loiseleuria.
Huperzia selago, Lycopode selago - dans les landes à myrtille et rhododendron sur sol acide.
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Dans les zones humides :
Trichophorum alpinum, Linaigrette des Alpes – Espèce protégée Rhône-Alpes. Petite taille, épi floral solitaire très chevelu, longues soies crépues.
Carex rostrata, grandes tiges robustes, feuilles longues, glauques, forme des colonies.
Dans une petite gouille où nous observons des utriculaires (Utricularia minor), des araignées marchent sur l’eau !
La Pirate commune, Pirata piraticus, une petite Lycose femelle, araignée-loup de 6-9 mm : grâce aux poils hydrofuges qui se trouvent sur ses pattes, elle se déplace sur l’eau et peut ainsi chasser des insectes, des larves, des têtards. Elle peut plonger, mais seulement en cas de danger !
Cette femelle porte son cocon ovigère accroché à l’arrière de son abdomen, sur les filières.
Mais comment a-t-elle procédé pour faire ce cocon ?
Explication de notre amie arachnologue Françoise Drouard : « La femelle tisse d’abord une nappe basale circulaire sur le sol, elle y dépose ses œufs. Puis elle confectionne un couvercle de soie et ajoute enfin les deux côtés fixés sur le pourtour qu’elle suture, le plus souvent avec une soie différente »
Un peu plus loin, une autre araignée-loup, aux pattes zébrées, annelées, Pardosa cf prativaga : cette femelle porte ses jeunes sur son dos !
« Lors de l’éclosion, la femelle aide ses bébés à sortir du cocon ovigère en salivant sur la suture pour digérer les protéines de soie et pratiquer donc une ouverture. Les petits qui sortent, montent d'instinct sur le dos de leur mère, ils y restent quelques jours, sans manger mais ils ont encore à leur disposition des réserves issues de l'œuf. La dispersion chez les araignées intervient quand la faim se fait sentir et pousserait les juvéniles à s'entredévorer les uns les autres... »
Des Gerris, des punaises aquatiques (nombreuses espèces !) semblent patiner sur l’eau.
Elles aussi se maintiennent à la surface grâce aux poils hydrofuges qui créent ces petites dépressions sous leurs pattes.
Dans l’herbe, la Miramelle des moraines, Podisma pedestris. Elle se déplace en marchant, car ses ailes sont très réduites.
Un Dectique verrucivore, Decticus verrucivorus - en Suède, autrefois, il était coutume de lui faire mordre les verrues. En mordant, le dectique sécrète un suc gastrique auquel on attribuait le pouvoir de les dissoudre.
Un mâle juvénile aux élytres pas encore développés.
Claudie