11 Mai 2014
Ce gros coléoptère inoffensif appartient à la famille des Chrysomélidés.
Très tôt au printemps, on le rencontre sur le bord des chemins, dans les orées forestières.
Il se déplace lentement et maladroitement sur le sol. Les tarses, très longs, lui donnent une allure « haut sur pattes » inhabituelle chez nos coléoptères. Son nom « Timarque » viendrait d'un terme grec évoquant les élites qui dans l’Antiquité, se devaient d'adopter une allure à la fois flegmatique et noble.
Les pattes sont munies de coussinets qui adhèrent comme une ventouse : cela permet au mâle de se maintenir sur le dos de la femelle pendant l’accouplement.
Le Timarche n’a pas d’ailes et ne peut pas voler, ses élytres sont soudés.
Lorsqu’il est dérangé, il émet par la bouche et les articulations une goutte de liquide rouge. Ce phénomène est appelé « saignée réflexe » ou « hémaphrorhée ». Ce liquide est en fait de l’hémolymphe et son mauvais goût repousserait les prédateurs.
Les œufs sont pondus au printemps sur des gaillets et donnent naissance à de grosses larves dodues (20 mm), couleur bronze, qui se nourrissent de Rubiacées.
La larve a au bout de son abdomen un pygopode, sorte de ventouse qui lui sert à se déplacer sur les tiges.
A Chignin, le 17 avril, nous avons rencontré de nombreuses larves sur le gaillet gratteron..
La nymphose a lieu en automne. Après une diapause (repos) hivernale, les insectes adultes naissent au printemps suivant.
Claudie