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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:39

 

Sur Eubée en avril, les prairies très fleuries attirent de nombreux insectes et autres petites bêtes.

Anemone pavonina et Crepis rubra
Anemone pavonina et Crepis rubra

Anemone pavonina et Crepis rubra

En voici quelques-uns…

 

Une jolie Cétoine très commune en cette saison, observée souvent en fin d’après-midi sur les fleurs : la Glaphyrine poilue, Pygopleurus hirsutus

Glaphyrine poilue sur Crepis rubra et Anemone pavonina
Glaphyrine poilue sur Crepis rubra et Anemone pavonina

Glaphyrine poilue sur Crepis rubra et Anemone pavonina

Une Cétoine très velue, proche de la précédente, Eulasia pareyssei : élytres disjoints, à bandes longitudinales plus claires. Les ailes sont souvent entr’ouvertes…Yougoslavie, Grèce, Turquie.

Eulasia pareyssei sur Astéracée jaune - sur Ciste (photo Dominique S.)
Eulasia pareyssei sur Astéracée jaune - sur Ciste (photo Dominique S.)

Eulasia pareyssei sur Astéracée jaune - sur Ciste (photo Dominique S.)

Une Piéride du chou, Pieris brassicae, transie ! Papillon très commun en Europe, Maghreb, Asie tempérée jusqu’à l’Himalaya, redouté des jardiniers (chenilles très voraces !).

Piéride du chou (photo Dominique S)

Piéride du chou (photo Dominique S)

Un Flambé, Iphiclides podalirius, posé sur un Pistachier lentisque.

Flambé (photo Dominique S.)

Flambé (photo Dominique S.)

Deux abeilles sauvages (Eucera sp.) endormies tête baissée et derrière en l’air, dans la corolle mauve d’Anemone pavonina

Abeilles sauvages endormies (Eucera sp.)

Abeilles sauvages endormies (Eucera sp.)

De nombreuses Chrysomèles de la menthe, Chrysolina herbacea = menthastri, aux beaux reflets métalliques

Chrysomèles de la menthe

Chrysomèles de la menthe

Une Ecaille rose, Eucharia festiva- Nous l’avons un peu dérangée pour qu’elle dévoile ses ailes postérieures vivement colorées. Espèce commune dans le sud de l’Europe.

Ecaille rose

Ecaille rose

Un Clairon des ruches, Trichodes alvearius, sur une ombelle de Tordylium apulum.

La larve entre dans le nid des Abeilles sauvages - ou même dans les ruches - pour y manger le couvain.

Clairon des ruches

Clairon des ruches

Dans la forêt de Pins et Sapins de Céphalonie, nous avons rencontré le Morime rugueux, Morimus asper. Ce beau Capricorne a des antennes démesurées (2 fois plus longues que le corps, en tout 12 cm) : c’est donc un mâle.

Il ne peut pas voler : les élytres sont soudés et il n’y a pas d’ailes membraneuses. Sud de l’Europe

Morime rugueux (photo Dominique S.)

Morime rugueux (photo Dominique S.)

Morime rugueux
Morime rugueux

Morime rugueux

Podonta nigrita, des petits coléoptères noirs, nombreux sur les fleurs du Chrysanthème à deux couleurs, Chrysanthemum coronarium var. discolor

Podonta nigrita

Podonta nigrita

Sous une pierre, une Scolopendre annelée, Scolopendra cingulata, le plus grand des Chilopodes : 12 cm. Sa morsure est dangereuse !

Des Cloportes vulgaires, Armillidium vulgare. Inquiétés, ces Crustacés terrestres se roulent en boule.

Scolopendre annelée et Cloportes vulgaires (photo Dominique S.)

Scolopendre annelée et Cloportes vulgaires (photo Dominique S.)

L’Araignée Napoléon, Synaema globosum sur Campanula spathulata.

Sur l’abdomen, un dessin noir évoque le bicorne de l’Empereur.

Araignée Napoléon

Araignée Napoléon

La Thomise hirsute, Heriaeus hirtus, une araignée couverte de longues soies blanches.

Heriaeus hirsute

Heriaeus hirsute

                                                                  Claudie

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 18:18

C’était dans les Pyrénées, lors de la session de la Société Botanique de France en Andorre. Nous logions à Meritxell à l’hôtel l’Ermita en-dessous du sanctuaire Notre Dame de Meritxell, sainte patronne protectrice d’Andorre.

Hotel

Hotel

Ermitage
Ermitage

Ermitage

Le 19 juillet 2010 un peu avant 8 h du matin je fais un petit tour tout près de l’hôtel : je vois une sorte de large ruban gris qui grouille et avance lentement : des milliers de larves transparentes, à petite tête noir brillant, sont rassemblées, il y en a dessus, dessous. D’où viennent-elles, où vont-elles ? Ce « ruban » traverse une allée  couverte de dalles de pierre, on dirait qu’elles sont sorties de la terre de la plate-bande, d’après mes souvenirs la longueur  ne dépassait pas  2 m…

Une « procession mystère » : Sciara militaris

Je n’avais jamais vu ni même entendu parler de ce curieux phénomène. J’ai fait quelques photos, malheureusement pas très bonnes et pas de très près, et nous sommes partis en excursion pour la journée. Nous avons fait un grand tour : vallon de Montaup, col d’Arènes, Ferrols, Llors. Voici quelques plantes photographiées ce jour-là.

Campanula jaubertiana andorrana, la Campanule de Jaubert

Campanula jaubertiana andorrana, la Campanule de Jaubert

Ranunculus parnassifolius, la Renoncule à feuilles de Parnassie

Ranunculus parnassifolius, la Renoncule à feuilles de Parnassie

Xatardia scabra, le Persil d’Isard

Xatardia scabra, le Persil d’Isard

A notre retour le soir, je n’ai pas revu les larves.  Où étaient-elles passées ?

Cette observation m’a beaucoup intriguée, j’ai nommé les photos « procession mystère ». J’en ai parlé un peu autour de moi, mais personne n’a pu me donner des renseignements.

En 2012, Claudie a enfin trouvé par hasard des indications sur ce phénomène en regardant le site d’Alain Ramel, un site qu’il faut aller consulter si vous vous intéressez un peu aux insectes : « petit cours illustré d’entomologie » (vous tapez « aramel » et éventuellement un nom d’insecte : vous n’arriverez peut-être pas tout de suite sur l’insecte que vous cherchez, mais c’est très intéressant !). On y voit des photos de notre « procession » et même un petit film tourné dans les Pyrénées, en Ariège.

Une « procession mystère » : Sciara militaris

Ce sont les larves d’une petite mouche noire que l’entomologiste polonais Maximilian Sila Nowicki (1826-1890) a nommée Sciara militaris (ou Lycoria militaris). Nowicki a observé ce phénomène dans les monts Tatras.

Les larves, on peut les appeler « vers militaires ». J’ai pensé à une procession, mais c’est vrai que ça peut faire penser aussi à un défilé militaire… Les Allemands appellent la larve Heerwurm et la petite mouche noire Soldatische Trauermücke….

On classe Sciara militaris dans les Diptères- Nématocères (« antennes en forme de fil »)- 1700 espèces connues, peut-être 20 000 dans le monde, 600 espèces connues en Europe…

Les larves vivent dans la litière des forêts de montagne, elles se nourrissent de débris végétaux, de champignons. Dans certaines circonstances encore inexpliquées, les larves se rassemblent et forment une colonne - de 20 cm à plus de 5 m et même 10 m, pour aller où ?... pour se nymphoser dans un lieu favorable ?

C’est un phénomène assez rare, je suis contente d’avoir vu ce spectacle, même si j’ai quelques regrets : j’aurais dû faire plus de photos, j’aurais dû mieux observer ce phénomène, prendre des notes…

Et vous, avez-vous eu la chance de voir cette procession ? Avez-vous des renseignements complémentaires ? Si oui, dites-le moi !

Jadis, en Europe Centrale, quand on observait ces processions, on pensait qu’elles annonçaient un malheur, une catastrophe, voire une guerre….  Mêmes croyances lorsqu’en hiver des « invasions »  de Bombycilla garrulus (Jaseur boréal, Jaseur de Bohême) arrivaient chez nous : ces beaux oiseaux annonçaient la peste ou la guerre. De nos jours, les amoureux de la nature font des kilomètres pour aller les observer !

Monique

         

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 11:19

Nous avons déjà évoqué le Hanneton dans un précédent article (cf l’article du 7 mai 2010).

C'est un mâle : antennes à 7 lamelles
C'est un mâle : antennes à 7 lamelles

C'est un mâle : antennes à 7 lamelles

Cette année, nous avons observé les premiers hannetons dès le 3 mai à Giez.

Les jours précédents, en travaillant au jardin, j’ai vu quelques hannetons prêts à sortir de terre (à seulement 2-3 cm sous la surface).

Il y a des « années à hannetons » tous les 3 ans.

En effet la vie larvaire souterraine du hanneton dure 3 ans. Les larves (les vers blancs) âgées empêchent les larves jeunes de se développer en les attaquant à coup de mandibules (cannibalisme). Il y a donc dans une région donnée, des larves de même âge (cf Alain Ramel).

L’adulte, le hanneton, ne vit pas longtemps, juste quelques semaines en mai (en allemand, Maikäfer), le temps de défolier des arbres, de s’accoupler et de pondre. Et un nouveau cycle recommence !

Hannetons au parc Simon Berger, Faverges (74)

Hannetons au parc Simon Berger, Faverges (74)

Cette photo a été prise début mai dans le Parc Simon Berger, dans le centre de Faverges : sur un spot encastré dans le sol, un nombre incroyable de hannetons !

Peut-être une centaine, ou même beaucoup plus !

Le soir, les hannetons s’étaient rassemblés dans l’arbre au-dessus pour grignoter les feuilles. Attirés par la lumière, ils se sont posés sur le spot et sont morts. Parfois on ne trouve que les élytres : les oiseaux sont friands de hannetons, mais ils laissent de côté les élytres, trop durs.

Le Hanneton commun, Melolontha melolontha : un insecte en régression ?

Et dire que les hannetons sont en régression dans certaines régions ! Chez nous, ce n’est pas le cas, en mai il y en a plein les trottoirs ! Et ils causent des dégâts dans nos jardins, les vers blancs rongent les racines des framboisiers, des légumes…

Claudie

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 18:49

Depuis plusieurs années de nombreux châtaigniers souffrent d'attaques d'un nouveau parasite, le Cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus).

Le cynips est repéré pour la première fois en Ardèche au printemps 2010.

Les adultes pondent dans les bourgeons pendant la saison de végétation.

Les larves séjournent dans les bourgeons et passent l’hiver sans que le parasite puisse être détecté. Au printemps suivant, les larves se développent et, sous l'effet des toxines qu'elles secrètent, se forment des galles plus ou moins rouges à la place de la pousse normale.

Les plants infestés, au lieu de porter des feuilles et des fruits, ne donnent qu’une pousse très courte avec quelques feuilles déformées par les galles.

À terme, cela provoque une perte de vigueur et la mortalité de rameaux (chute de la production fruitière pouvant atteindre 60 à 80 %) et mène dans le pire des cas à la mort des arbres.

Un prédateur de ce parasite existe, c'est le Torymus sinensis est un petit hyménoptère de la famille des Torymidacées, originaire de Chine.

Une lutte biologique contre le Cynips est donc menée par les arboriculteurs et les apiculteurs notamment, car le châtaignier est l'arbre le plus mellifère de notre région, et des lâchers de Torymus sont donc effectués.

Les apiculteurs professionnels de Rhône-Alpes regroupés au sein de l’Association pour le Développement de l’Apiculture en Rhône-Alpes (A.D.A.R.A) ont mis au point un protocole de comptage des Torymus présents dans les différents secteurs de notre région, afin d’optimiser les lâchers de Torymus, qui sont très onéreux (230 € par lâcher), dans les secteurs qui en sont dépourvus.

En effet, notre auxiliaire, le Torymus pond en été dans les galles, et ses larves y passent l'hiver avant leur éclosion printanière.

Pour effectuer ce comptage, il convient donc dans un premier temps de récolter sur les châtaigniers en hiver les galles dans lesquelles peuvent se trouver les larves de Torymus.

Avec Odette et Patrice, nous sommes allés cueillir des galles sur les châtaigniers. Patrice avait participé à une réunion sur le sujet avec l’A.D.A.R.A. Il avait accepté d’aller cueillir des galles pour voir si des larves de Torymus s’étaient installées.

Nous voici partis cueillir.

Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier

La première photo montre la boîte d'éclosion. C'est un classeur en carton dans lequel les galles récoltées sur Châtaignier ont été déposées. Ce classeur est hermétiquement clos, et on y a pratiqué 2 ouvertures sur lesquelles sont ajustés 2 récipients transparents. Attirés par la lumière, les Torymus éclos y vont.

On recueille les insectes, un passage au frigo pour les engourdir avant de les poser sur une feuille blanche pour les compter.

Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier

On distingue bien les Torymus femelles avec leur oviscapte ou ovipositeur au bout de leur abdomen.

Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier

Le résultat d'un comptage d'éclosion de Torymus dans le secteur de Césarches entre Albertville et Ugine, en Savoie :

Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier

Sabrina

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 18:02

~~Nous voici arrivés au col du Grand Fond (2671 m). Belle vue sur le lac et le refuge de Presset.

Pierra Menta côté Presset
Pierra Menta côté Presset

Pierra Menta côté Presset

~~ La célèbre Pierra Menta est à droite sur la photo. Mais on a du mal à la reconnaître car elle n’a pas son aspect habituel… Vous connaissez la légende…. Gargantua aurait donné un grand coup de pied dans les Aravis : un bloc se détacha, laissant un trou qui donna naissance à ce qu’on appelle maintenant la « Porte des Aravis », le bloc alla se ficher au beau milieu du Beaufortain, la Pierra Menta.…

Pierra Menta côté Roselend, aspect habituel

Pierra Menta côté Roselend, aspect habituel

~~De l’autre côté, vue sur la Brèche de Parozan. Le massif du Mont Blanc est caché par les nuages, c’est dommage.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Sur l'arête du col nous découvrons une touffe de Campanule du Mont-Cenis, Campanula cenisia, aux fleurs bleu pâle…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~ la Saxifrage à 2 fleurs, Saxifraga biflora, cette plante n’est pas fréquente. Pour la rencontrer il faut monter à une certaine altitude

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~…l'Achillée naine, Achillea nana, aux feuilles velues-laineuses. Cette plante aromatique est utilisée comme le Genépi, pour confectionner des tisanes et des liqueurs.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Le Cresson des Chamois a changé plusieurs fois de nom… Jadis on l’appelait Hutchinsia alpina, en hommage à Miss Ellen Hutchins (1785-1815), une Irlandaise de santé fragile, décédée à 30 ans, elle était passionnée par la flore alpine, les mousses, les lichens, les algues marines… Puis on l’a appelé Pritzelago, aujourd’hui Flora Gallica a choisi un autre nom Hornungia alpina subsp. alpina….

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Oxyria digyna, c’est une sorte de petite oseille à feuilles rondes qui pousse dans les éboulis acides.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Pendant le casse-croûte, nous observons à la jumelle un Aigle royal, 2 Vautours fauves en vol. Nous avons vu dévaler de la Brèche de Parozan quelques 25 bouquetins qui nous ont attendus un peu plus tard, un peu plus bas. Ce sont des mâles.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Au retour, nous avons noté quelques criquets : la Decticelle montagnarde, Anonconotus alpinus, la Miramelle des moraines ou Criquet marcheur, Podisma pedestris, la Miramelle des frimas, Melanoplus frigidus, le Criquet ensanglanté Stethophyma grossum, le Criquet bariolé, Arcyptera fusca… Voici le Criquet des pâtures, Chorthippus parallelus. Nous observons un couple. Le mâle est petit, vert, côtés des fémurs postérieurs et tibias rougeâtres. La femelle est plus grande, brune, ailes très réduites, bord des fémurs rougeâtre. Le mâle fait des tentatives d’approche…

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Mais cette balade dans le Beaufortin nous réservait une dernière énorme surprise… Entre la prise d’eau EDF et le Cormet de Roselend, nous avons vu un Gypaète barbu, posé, pas loin de nous ! Barbichette noire, œil cerclé de rouge - Plumage contrasté, c’est un adulte.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie
LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

~~Il est certainement bagué, mais on ne peut pas voir la bague. Dommage, nous aimerions savoir d’où il vient, comment il s’appelle … Ce n’est pas Linky, ce Gypaète observé dans le Beaufortain à peu près à la même époque : né en 2013 en Haute-Savoie à Sixt-Fer à Cheval, bagué au nid, observé en Suisse, dans le Valais, en janvier et février 2014, c’est un juvénile.

Le temps de faire une ou deux photos… Puis le Casseur d’os a pris son envol et a regagné les falaises de l’autre côté de la vallée.

~~En vol : on voit bien sa queue en forme de losange.

LES SURPRISES DE LA COMBE DE LA NEUVA, Beaufortain (21 août 2015)- 2e partie

Nous sommes émus : c'est la première fois que nous voyons un Gypaète de si près !

Monique, Pierre, Jean-Marc, Claudie

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 19:21

Ce gros coléoptère inoffensif appartient à la famille des Chrysomélidés.

Très tôt au printemps, on le rencontre sur le bord des chemins, dans les orées forestières.

 

Crache-sang-Timarchia---2-.JPG

 

Il se déplace lentement et maladroitement sur le sol. Les tarses, très longs, lui donnent une allure « haut sur pattes » inhabituelle chez nos coléoptères. Son nom « Timarque » viendrait d'un terme grec évoquant les élites qui dans lAntiquité, se devaient d'adopter une allure à la fois flegmatique et noble.

 

COL-Timarcha-tenebricosa-Crache-sang-mont-des-princes--2-.jpg

 

Les pattes sont munies de coussinets qui adhèrent comme une ventouse : cela permet au mâle de se maintenir sur le dos de la femelle pendant l’accouplement.

 

Le Timarche n’a pas d’ailes et ne peut pas voler, ses élytres sont soudés.

 

Lorsqu’il est dérangé, il émet par la bouche et les articulations une goutte de liquide rouge. Ce phénomène est appelé « saignée réflexe » ou « hémaphrorhée ». Ce liquide est en fait de l’hémolymphe et son mauvais goût repousserait les prédateurs.

 

COL-Timarcha-tenebricosa-Crache-sang-Montagne-des-Princes-P.JPG

 

Les œufs sont pondus au printemps sur des gaillets et donnent naissance à de grosses larves  dodues (20 mm), couleur bronze,  qui se nourrissent de Rubiacées.

La larve a au bout de son abdomen un pygopode, sorte de ventouse qui lui sert à se déplacer sur les tiges.

 

COL-Timarcha-tenebricosa-larve--Gaillet-Chignin--73----Copi.JPG

                           A Chignin, le 17 avril, nous avons rencontré de nombreuses larves sur le gaillet gratteron..

 

 La nymphose a lieu en automne. Après une diapause (repos) hivernale,  les insectes adultes  naissent au printemps suivant.

 

                                                                                           Claudie

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:03

 

Le chêne abrite un très grand nombre d’espèces de galles de taille, de forme et de couleur très variées (au moins 250 espèces en Europe !). Il ne semble pas en souffrir.

 

Mais qu’est-ce qu’une galle ? Définition du dictionnaire Robert : une « galle » (ou « cécidie »), c’est une « excroissance apparaissant sur un tissu végétal, provoquée par un agent pathogène (animal, végétal ou bactérie). »

 

Quand on se promène en automne en forêt, on remarque des galles bien rondes, un peu rugueuses, de couleur vert pâle, jaune ou /et rouge fixées sur les feuilles tombées à terre (face inférieure, sur la nervure). On  les appelle « galles cerises », elles sont très communes. Ce sont des galles spécifiques au chêne.

 

Cynips chêne

 

Quand on fait une coupe, on voit une logette centrale qui abrite une sorte de petit asticot blanc, une larve. En effet, cette galle est provoquée par un petit insecte Cynips quercusfolii.

 

Galle chêne ouverte

 

 

 

J’ai recueilli une galle cerise et je l’ai mise dans une boîte transparente sur le rebord de ma fenêtre. Une petite « guêpe » noire en est sortie le 24 décembre, juste pour Noël. En 2011, j’avais fait la même expérience : l’émergence avait eu lieu aussi le 24 décembre.

 

Cynips quercus folii 24- 12- 2012 (2)

 

Cynips quercus folii 24- 12- 2012 (3)

 

Cynips galle chêne ronde éclosion à Noel (2)

 

Voici comment cela s’est passé :

Cet été, une petite « guêpe » femelle a pondu un œuf  sur la face inférieure d’une feuille de chêne. Après éclosion de l’œuf, les tissus du chêne ont réagi en se développant  autour de la larve, produisant cette galle charnue, lui fournissant ainsi le gîte et le couvert.

La larve s’est développée. Puis elle s’est  nymphosée, donnant  naissance à une petite « guêpe » femelle de 3 mm. Cette petite « guêpe » a perforé la paroi de la galle, elle est sortie en plein hiver, le 24 décembre. 


 Et après ?

Au printemps, notre petite « guêpe » pondra des œufs non fertilisés (reproduction « parthénogénétique ») dans les bourgeons du chêne, ce qui produira de petites galles de 2 à 3 mm couvertes de poils roux.

En mai-juin, des « guêpes » sexuées sortiront de ces galles.

Après accouplement, les guêpes femelles pondront sous les feuilles de chêne…et le cycle recommencera.

 

Le cycle de ces petites guêpes  ( Hyménoptère apocrite de la famille des Cynipidae ) est donc un cycle complexe, avec alternance de générations : une génération  parthénogénétique  hivernale et une génération sexuée printanière…

 

Jadis on croyait que ces insectes appartenaient à des espèces différentes, on appelait le premier Cynips quercusfolii, et le second Spathegaster taschenbergi.

 

                                         Monique

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 11:51

A une réunion du mardi soir, Colette nous a montré cet insecte noir :

 

insecte--Colette.JPG

Gr-Nature-reunion-9-10-2012--1-.jpg

 

Il nous semble que c’est le Carabe chagriné, Carabus coriaceus. Il est plus grand que le Carabe violet. Ses élytres sont noir mat,  rugueux. Actif surtout la nuit, il ne vole pas. Carnivore, il se nourrit de limaces, de vers de terre, de larves.

On pourrait distinguer le mâle et la femelle : la largeur des articles des pattes antérieures est plus grande chez le mâle. Mais il faudrait avoir les deux pour comparer !

Chagriné : non, ce carabe n’est pas triste, il n’a pas de chagrin… Chagrin, c’est aussi un « cuir grenu » et par extension « une peau rugueuse », c’est donc à cause de ses élytres rugueux qu’on le nomme ainsi. Coriaceus, « dur comme du cuir », fait aussi allusion au cuir…

 

Carbe chagriné Julien 10.06.JPG

 

On l’appelle aussi «  Procruste chagriné », pour quelles raisons ??? Mystère…

Dans la mythologie grecque, Procruste ou Procuste était  l’un des fils de Poséidon. Il offrait l’hospitalité aux voyageurs et leur faisait subir des tortures : il les attachait sur un lit où ils devaient tenir exactement. S’ils étaient trop grands, il coupait ce qui dépassait. S’ils étaient trop petits, il les étirait… Thésée  se mit en travers du lit et  tua le brigand d’un coup d’épée.

 

                                                                                                                   Monique

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:32

Dimanche 6 mai en allant me promener sur le sentier du petit castor entre Marlens et Ugine, j'ai découvert cet essaim.

 

P1070703.JPG

Je me suis approchée le plus près possible et j'ai pris ces photos.P1070703-001.JPG

 

P1070699.JPG

Voici des infos sur les essaims d'abeilles que j'ai trouvées sur le net :


L’abeille est un insecte de l' ordre des Hyménoptère, famille des Apidae (ordre d' insectes à deux paires d' ailes membraneuses, comprenant aussi les guêpes et les fourmis).

Ce type d’insectes est social, sauvage et domestique. L’abeille est élevée pour le miel, le pollen, la gelée royale et la cire. Elle ne vit qu’en société.

Un essaim se compose de trois castes: la reine, les ouvrières et les faux-bourdons.


A l' aide d' une paire de jumelles et en visant une fleur on se rend compte du travail incessant des abeilles. Sans relâche elles butinent et virevoltent dans la lumière du soleil. Leur but : ramener nectar, pollen, eau, propolis." Sabrina

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 15:50

Nous avons admiré les magnifiques photos d’Yvette (blog, 1e décembre 2011).

Nous l’envions de voir chaque année au même endroit (chez elle, dans son jardin !) la Rosalie, l’un des plus grands (2,5-3 cm, longues antennes annelées) et des plus beaux coléoptères d’Europe, espèce rare et protégée au niveau national et européen.

Rosalia timbres Pologne et Suisse

 

 

La Rosalie  est représentée sur les timbres d’une douzaine de pays.

 

Nous (Claudie et moi), la Rosalie, nous ne l’avons vue qu’une seule fois, il y a longtemps, dans une hêtraie près de Samoëns.

Quand Yvette nous a dit qu’elle la voyait régulièrement dans le département du Cher, près de Sancerre, nous avons été étonnées. Nous  pensions que cette espèce était inféodée aux forêts de hêtres en montagne, Alpes, Pyrénées… Nous nous sommes renseignées, oui, l’espèce est présente aussi en plaine, sur les bords de la Loire nantaise, dans le marais Poitevin p.ex. , mais en plaine elle est encore plus rare qu’en montagne. Les larves peuvent se développer dans du bois de frêne ou d’autres feuillus…

insectes 0047

 

 

Photo : Julien B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2006, Odette a participé à une sortie organisée par le PNR des Bauges avec Benoît Dodelin, le spécialiste de la Rosalie, pour apprendre à reconnaître les indices de présence de la Rosalie (cf bulletin annuel du Groupe Nature 2007, p 39). Les larves sont xylophages (consommatrices de bois), elles contribuent au processus de décomposition du bois mort, elles ne s’attaquent pas au bois sain. ecorces Odette

Il faut donc du bois mort de hêtre (chez Yvette, c’est du chêne !) exposé au soleil. On repère des  trous bourrés de sciure, creusés par les larves. Si le bois n’est pas utilisé comme bois de chauffage, l’insecte adulte (imago) sortira au bout de 3 ans par des trous ovales (2 cm de large) en juin-juillet.

trou-de-sortie-Rosalie-Odette.png

 

 

Photos : Odette

 

Il faut donc éviter de stocker le bois de chauffage de hêtre (fayard) en forêt sauf s’il est enlevé avant juillet, période de ponte.

Pour favoriser la reproduction de la Rosalie, on peut placer debout dans un site ensoleillé des troncs de hêtres morts de 2 m de long et au moins 25 cm de diamètre (cf expérience menée en Suisse dans 3 stations, Val Verzasca, Prättigau, Jura).

 

Les mâles émergent avant les femelles. Les 2 sexes se ressemblent, ils ont de très jolies houppettes de poils noirs sur les antennes. Mais les antennes des mâles sont presque 2 fois plus longues que le corps (chez la femelle, un peu plus longues que le corps), et leurs mandibules sont plus développées. Les adultes ne vivent qu’une dizaine de jours !

 

insectes 0050

 

 

 

rosalie

 

 

.                                                                           Photos : Julien B.

 

Pourquoi « Rosalia » ?? Rosalie, c’est un prénom de femme…

Linné a décrit cet insecte en 1758 : Cerambyx alpina. Cerambyx, la Rosalie fait partie de la famille des Cerambycidés (les Longicornes), alpina,  le spécimen que Linné a reçu venait des Alpes.

C’est Jean-Guillaume Audinet-Serville (1775-1858), premier président de la société entomologique de France, qui, en 1833 a  enlevé notre insecte du genre Cerambyx et a créé un nouveau genre Rosalia. Il a dédié ce genre à son épouse, Rosalie.

Nous avons trouvé une explication qui ne colle pas : le naturaliste suisse Johann Jakob Scheuchzer (1672-1733), celui de la Campanule, de la Linaigrette (Eriophorum scheuchzerii) etc., aurait découvert la Rosalie le 12 juillet 1793 dans le Taminatal entre Valens et Vattis dans les Alpes suisses (c’est précis !)…1793,  Scheuchzer est mort en 1733 et  Linné a nommé ce Longicorne alpina en 1758 ….Bizarre !

 

  C’est bien connu, on ne trouve que ce qu’on cherche…En 2012, nous essaierons de trouver des Rosalies !

Nous avons de la chance, Julien a promis de nous emmener dans la forêt des Bauges où il a photographié ce magnifique insecte…

 

 

Monique

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Published by groupe nature - dans INSECTES
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