Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 18:24

Notre Arum maculatum  (Gouet, pied-de-veau) fait partie de la même famille.

 

 C’est une plante aquatique tropicale. La rosette de feuilles  flotte sur l’eau car les feuilles sont couvertes de poils très fins « hydrophobes ». Ces poils qui « ont peur de l’eau » ne se mouillent pas et contiennent beaucoup d’air.

Sous la rosette, il y a de nombreuses racines.

Pistia-stratiotes-Ste-Helene.jpg

 

Pistia-stratioites-sept-2012-racines-2-.jpg

 

Les fleurs sont très petites, nous n’en avons pas vu sur les rosettes que nous avons observées lors d’une réunion du mardi soir. Sur un petit spadice caché dans un involucre il y a une seule  fleur femelle et une fleur mâle (parfois deux…), et après la fécondation, un fruit contenant des graines qui peuvent donner de nouvelles plantes. 

Mais cette plante a surtout une très forte multiplication végétative : quand il fait chaud, chaque rosette donne rapidement naissance à 2 petites rosettes nouvelles qui se détachent et donnent naissance à de nouvelles rosettes. Si bien que cette plante peut rapidement  couvrir de vastes surfaces et devenir envahissante !

 

 

Nous avons trouvé cette plante en Savoie, pas loin de Montmélian, sur le canal à côté du lac de Sainte Hélène.

 

canal-Ste-Helene.jpg

 

La laitue d’eau n’est pas venue ici par ses propres moyens à cause du réchauffement climatique !  Des jardineries en vendent pour décorer les aquariums et les pièces d’eau en été. Quelqu’un l’a introduite sur le canal ….

Heureusement elle ne supportera pas les températures négatives de notre hiver savoyard, elle va disparaître. Mais si l’hiver était plus doux, elle pourrait se multiplier et poser des problèmes.

 

Pistia stratiotes rapporté du lac de  Ste Hélène,  photographié après la première chute de neige.

 

Pistia-stratiotes-12-10-28-neige-a-Lathuile.jpg

 

Pistia stratiotes 29-10-12 après neige (2)

 

Il ne faut pas introduire n’importe quoi  dans la nature !

 

                                                                       Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 18:25

Les fruits du frêne s'appellent des "samares". Ce sont des fruits secs contenant une graine, entourée d'une aile membraneuse.

1 Fraxinus excelsior fruits bout du lac 25 juin 06

 

 

Souvent les frênes ne portent pas de samares, on voit des masses brunâtres qui pendent….

2-Galles-sur-frene11-11-2010.jpg

 

 Des Acariens de très petite taille envahissent les fleurs mâles du frêne : Eriophyes fraxinivorus = Aceria fraxinivora. Cela provoque une déformation des fleurs qui se traduit par la présence de ces masses inesthétiques très visibles sur les rameaux. Ces excroissances, ce sont des galles « en chou-fleur »  produites par l’arbre en réaction à l’attaque des Acariens. L’arbre offre le gîte et le couvert à l’envahisseur !

 

3 Frêne galles lac

 

3-Frene-galle-Charvin--1-.jpg

 

 

Ces masses  vertes puis brunes persistent sur les arbres tout au long de l’hiver, elles sont plus visibles après la chute des feuilles. Elles ne gênent pas beaucoup la croissance de l’arbre, les dégâts sont insignifiants.

 

Ces Acariens se reproduisent habituellement au rythme de 4 générations par an.

Ils ont 3 stades de développement : l’œuf produit une larve, l’adulte (corps allongé vermiforme minuscule, 2 paires de pattes seulement, pas d’yeux, reproduction parthénogénétique) passe l’hiver.

Les adultes reprennent leurs activités au printemps, pondent dans la plante provoquant la formation de galles dans lesquelles les larves se développent et ainsi de suite.

 

 Mais connaissez-vous les fleurs du frêne ?

Ce n’est pas très facile de les observer car les frênes sont de grands arbres !

Les fleurs du frêne s’épanouissent avant l’apparition des feuilles. Pas de corolle, de calice ni même de nectar : le vent se charge du transport du pollen, pas besoin d’attirer les insectes pollinisateurs ! Les fleurs se réduisent à l’essentiel.

Les frênes  portent seulement des fleurs mâles ou seulement des fleurs femelles car souvent l’un des deux  sexes avorte. Si toutes les fleurs femelles avortent on a un arbre mâle.

L’avortement des fleurs mâles généralisé est plus rare. Dans ce cas, on a sur le même arbre des fleurs femelles et quelques fleurs mâles.

Les fleurs mâles présentent  de nombreuses étamines d’abord pourpre foncé puis jaunes de pollen.


4-Frene-fleurs-males.jpg

 

5-fleurs-males-a-maturite.jpg                                                                                  Fleurs mâles

 

Les fleurs femelles ressemblent à  de petites « bouteilles »  rouge pourpre coiffées d’un stigmate capteur de pollen.

 

6-galle-frene-samares-et-galles-Miolans.jpg

 

Sur cette photo on voit des samares et des galles, ce serait donc un arbre femelle et mâle à la fois.

 

Consultez le n° 160 de la Salamandre (2004), consacré aux fleurs des arbres. Les photos de Gilbert Hayoz sont magnifiques !

 

                                                                                                         Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 09:48

 

Ce printemps j’ai mis en terre 2 graines de ricin que Robert m’avait données, elles ont bien germé et m’ont donné deux belles plantes !

 

Ricinus-communis-2012--1-.JPG

                                                                             Ricinus communis


Le Ricin fait partie de la famille des Euphorbiacées, famille qui compte de nombreuses plantes toxiques.

Cette plante d’origine africaine est vivace dans les pays chauds. Chez nous elle est cultivée comme plante ornementale annuelle. Les feuilles palmées (« Palma Christi »), souvent rougeâtres, sont très décoratives.

 

Ricinus-communis-2012--5-.JPG

C’est une plante monoïque : les fleurs femelles et les fleurs mâles sont sur la même plante, mais séparées, les fleurs femelles (stigmates rouges) dans la partie supérieure de l’inflorescence, les fleurs mâles (étamines jaunes) dans la partie inférieure, les fleurs sont réduites à leur plus simple expression, pas de pétales, pas de sépales.

 

Ricinus-communis-2012--6----Copie.JPG

 

Les fruits sont des capsules épineuses contenant 3  graines qui sont très toxiques.

 

Ricin-fruits-02-09-12.JPG

 

Cinq graines peuvent provoquer la mort d’un enfant, deux graines suffisent à provoquer des troubles graves, mais heureusement ces graines ont un goût désagréable.

Ces graines ressemblent à des tiques gonflées de sang, Linné a donné le nom de Ixodes ricinus à une tique.

 

Ricin-graines.JPG

 

Pressées à froid ces graines donnent une huile qui est utilisée en médecine comme laxatif, en cosmétique pour la fabrication de rouges à lèvres et autres produits… Cette huile garde sa viscosité à haute et à basse température, elle est utilisée comme lubrifiant pour les moteurs d’avion.

 

                                                                                Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 22:53

 

Quand vous vous promenez aux alentours du col de la Colombière (1618 m) vous remarquez  des touffes d’une plante à fleurs jaune pâle de la famille des Lamiacées (ex Labiées) qui pousse en abondance dans les rochers calcaires ensoleillés : pour les botanistes c’est  Sideritis hyssopifolia. En français, la « Crapaudine à feuilles d’hysope ». La plante est assez répandue dans le massif des Bornes. En Savoie elle ne pousse qu’en Chartreuse, à Entremont-le-Vieux et à St-Pierre-d’Entremont, on l’appelle « Thé des Chartreux ».

 

Vue-Colombiere.jpg

 

hysope-Sideritis-hyssopifolia-Colombiere--1-.jpg

 

Les Haut-Savoyards connaissent bien cette plante, ils lui donnent un autre nom, ils l’appellent « hysope ».

Ils la cueillent. Ils la font sécher pour faire en hiver des tisanes « contre le rhume ». Et surtout ils font macérer les brins d’hysope dans de l’alcool avec du sucre pour faire une liqueur. La plante dégage une fine odeur de citronnelle.

 

hysope-Sideritis-hyssopifolia-Colombiere--2-.jpg

 

En rentrant d’une balade aux grottes de Montarquis ( observation de bouquetins, du gypaète…), j’ai commandé la « crème brûlée à l’hysope » pour goûter.

 

Bouquetins-Montarquis---3-.jpg

 

hysope crème brûlée Colombière (1)

 

 

Un brin de Sideritis décorait la coupe de crème. Le lait avait peut-être macéré avec quelques brins de la plante, mais je n’ai pas reconnu le goût… En tout cas, c’était excellent, même si l’hysope n’était là que pour la déco.

 

hysope-creme-brulee-Colombiere--2-.jpg

 

 

Hysope…. Il faudrait appeler cette plante « hysope jaune » !

Car le vrai hysope ne pousse pas en Haute-Savoie. C’est Hyssopus officinalis, l’hysope officinal. Il a des fleurs bleues, c’est un petit arbuste qui pousse dans les prés secs des vallées internes, dans le Valais p. ex. ou en Savoie, en Haute-Maurienne. On peut le cultiver dans son jardin, le mien a péri lors d’un hiver trop froid…

 

Hyssope-Lessy-.jpg

 

Hyssope-Lessy---2-.jpg

 

 

 

 

Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 20:54

 

Fin novembre, un ami nous a donné des kakis.

 

Kakis-nov-2011--1-.JPG

 

 

On voit parfois des kakis sur les marchés, mais pour qu’ils soient bons, il faut qu’ils soient très, très mûrs et lorsqu’ils sont blets ils ne sont pas transportables, ils sont très fragiles, un petit coup, ils éclatent…

 

Ce fruit ressemble un peu à une tomate, de couleur rouge orangé,  mais il pousse sur un arbre. En automne, cet arbre perd ses feuilles avant que le fruit ne soit mûr.

 

 Plaqueminier-.jpgPlaqueminier-kakis-Prc-Tete-d-or.jpg

 

 

 Les 4 sépales restent attachés à la base du fruit. La peau est fine, comme celle de la tomate. La pulpe, très douce, contient un nombre variable de gros pépins. On mange la pulpe à la petite cuillère, on laisse la peau et les pépins (j’en ai trouvé de 1 à 7).

 

Kakis-nov-2011-sepales---2-.JPGKakis-nov-2011-pepins--3-.JPG

 

 

Le nom de l’arbre : plaqueminier, Diospyros kaki. Famille des Ebénacées, comme l’arbre qui donne le bois d’ébène. Arbre originaire de la Chine.

Pyros, le blé, le grain, dios, dieu, ce serait donc la « nourriture des dieux »…

Pourquoi « kaki » ? Rien à voir avec la couleur kaki (mot persan qui signifie « couleur de poussière, de terre » : en Inde, des soldats anglais avaient dû traverser une rivière boueuse  avant de livrer un combat, on avait constaté que les pertes subies étaient moindres, si bien qu’on a par la suite adopté cette couleur pour le camouflage militaire …mieux adaptée que le rouge garance des pantalons de nos soldats !)

L’arbre est cultivé au Japon, et kaki c’est  le nom que les Japonais donnent au fruit qu’ils apprécient beaucoup.

 

Les fleurs sont parait-il insignifiantes…J’aimerais bien les observer au printemps…

Il y a des centaines de variétés de kakis,  certaines variétés sont dioïques…

 

A Noël, nous avons goûté un « kaki-pomme », une variété pas courante et très intéressante : en effet, le fruit se mange ferme, comme une pomme, et il est délicieux.

P1330059

 

En Turquie (région d’Antalya) j’ai photographié en novembre 2009 Diospyros lotus, le plaqueminier faux-lotier, gaiac d’Italie, originaire de l’Ouest de l’Asie. Le fruit serait le fameux Lotus dont se nourrissaient les Lotophages (Odyssée) : les marins d’Ulysse, après avoir goûté ce fruit oublièrent leur pays natal et leur famille. Espèce dioïque, fruits âpres et farineux, d’abord jaunâtres… puis noirs ( ?), comestibles à l’état blet.

 

30-Arif-Diospyros-lotus.JPG

 

Dans les cagettes de fruits au marché à Arif près d’Arykandia, on voit des kakis, ce n’est pas la même variété que ceux que j’ai goûtés, ils sont moins orange et n’ont pas l’air bien mûrs...

 

10-Arif-marche--fruits.JPG

 

Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 16:16

Cette plante vivace de la famille des Lamiacées (ou Labiées) est originaire de l’est de l’Amérique du Nord. Elle présente des verticilles de fleurs le plus souvent rouge écarlate, parfois roses ou pourpre violet.

 

Monarde Rémi P1030552

 

 

La plante a été dédiée à un botaniste espagnol, Nicolas Monardes, auteur d’un traité sur les plantes d’Amérique en 1569.

La monarde est une plante décorative dans un jardin. On peut aussi utiliser ses feuilles et ses fleurs. Comme la plupart des plantes de cette famille (sauge, thym, romarin, menthe etc.), c’est une plante aromatique. Les  jeunes feuilles (cueillies si possible avant la floraison) sont  séchées et finement broyées. Elles donnent une excellente infusion et peuvent également parfumer le thé, cela lui donne un goût de Earl Grey – un délicieux parfum de bergamote. On appelle la Monarde « thé d’Oswego », « thé des Indiens » et même « bergamote » (la vraie bergamote est une sorte de petite orange à chair acide et amère qui sert à faire des parfums, des bonbons –les fameuses bergamotes de Nancy  etc.) …

 

Dans ma belle-famille (ils habitent dans la Loire), on a depuis longtemps l’habitude de faire une liqueur avec les fleurs de la monarde. Les Stéphanois appellent cette liqueur « thé rouge ». C’est agréable à boire (avec modération !) et  c’est en plus efficace contre les troubles digestifs.

En Haute-Savoie, il semble que peu de gens connaissent cette plante. Mais dans nos montagnes nous avons beaucoup d’autres plantes qui peuvent servir à faire des liqueurs (genépi,  « hyssope » etc.) !

 

Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 09:15

9h- Rendez-vous au Plan d’Eau de Marlens. Armés de fourches, râteaux ou débroussailleuses, quelques courageux bénévoles du Groupe Nature de Faverges étaient présents.

Il s’agissait de couper une plante exotique très envahissante, la renouée du Japon.

 

Renouees-Chaise.JPG

 

 

Renouee-du-Japon-Marlens-22-08-2011--2-.JPG

 

Elle peut atteindre plus de 3 m de haut et évoque un bambou à larges feuilles. Elle prolifère par des racines traçantes pouvant s’enfoncer à plus de 4 m. Elle étouffe et élimine toutes les autres plantes et se propage aussi par ses nombreuses graines. Une fois installée, elle est difficile à éradiquer.

 

Renouee-du-Japon-Marlens-22-08-2011--10-.JPG

 

C’est pour cela que, sur plusieurs parcelles, des expériences pour l’éliminer, ou du moins la contenir, vont être tentées.

Cette opération est coordonnée par la Communauté de Communes de Faverges. L’Association des Pêcheurs du Plan d’Eau nous avait déjà précédés et avait fauché quelques parcelles en profitant de la fraîcheur matinale.

 

Renouee-du-Japon-Marlens-22-08-2011--1-.JPG

 

Les tiges coupées ont été chargées dans la benne d’un camion qui les emmènera à Annecy où elles seront brûlées.

 

Renouee-du-Japon-Marlens-22-08-2011--15-.JPG

 

Cette expérience sera poursuivie régulièrement. Des panneaux explicatifs seront installés sur le site.

 

Robert

(photos : Monique)

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 22:20

Nous montons au dessus du col du Simplon et admirons le sommet majestueux du Fletschhorn.

 

Fletschhorn (2)

 

Nous arrivons sur une crête ventée : nous sommes dans l'étage alpin avec une landine constituée d'éricacées. Les petites fleurs roses de l'Azalée couchée ( Loiseleuria procumbens) sont déjà fanées. Par contre, la Camarine (Empetrum nigrum ssp hermaphroditum ) porte de grosses baies noires.

Cachée dans la végétation, nous découvrons la jolie chenille de la Laineuse du saule nain (Eriogaster arbusculae).

 

Empetrum nigrum

Eriogaster-arbusculae-Laineuse-du-saule-nain-Simplon-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Busserolle des Alpes ( Arctostaphylos alpina ) a des feuilles caduques qui rougissent en automne avant de tomber

.

Arctostaphyllos-alpina.jpg

 

Le Lycopode en massue ( Lycopodium clavatum) porte des épis sporangifères en principe groupés par 2 ou 3. 

Il semble que ce soit la sous-espèce monostachyon : taille plus petite, épis solitaires portés par un pédoncule court. C'est une forme arctico-alpine que l'on trouve dans le nord de l'Europe, les Alpes suisses et autrichiennes, le nord des Carpathes.

On peut rappeler que les spores de ce Lycopode ont été utilisées, sous le nom de « poudre de lycopode », pour la conservation des pilules, lorsque celles-ci étaient fabriquées artisanalement par les pharmaciens.

 

 

Lycopodium-clavatum.jpg

Lycopodium--selago--2-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez le Lycopode sélagine (Lycopodium selago), les spores sont cachées sous les feuilles et la multiplication est végétative.

 

Le Saule glauque et soyeux ( Salix glaucosericea ) est blanchâtre des deux côtés.

Salix glaucosericea

 

Nous marchons encore mais sommes récompensés par la découverte d’une campanule très particulière,  la Campanule incisée (Campanula excisa), endémique des Alpes nord-occidentales. La corolle est incisée jusqu'à un tiers de sa longueur et présente une échancrure presque circulaire. 

 

 

Campanula excisa Simplon (2)

 

Contrairement au Séneçon blanchâtre, le Séneçon de Haller (Senecio uniflorus)  ne possède qu'un seul capitule.

Il est dédié à A. von Haller (1708-1777), naturaliste suisse.

 

Senecio-halleri-uniflorus-Simplon---4-.jpg

 

                                                    Claudie

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 20:55

La route du col du Simplon (2005 m) relie Brigue dans le Valais à Domodossola en Italie du nord. Cette belle route avec galeries et couvertures en béton, est praticable toute l’année.

C’est Kaspar von Stockalper (1609-1691), « le Roi du Simplon », qui fit aménager le chemin muletier pour pouvoir réaliser ses opérations commerciales.

 

Hospice col Simplon

Mais, beaucoup plus tard, Napoléon1er  fit agrandir la route (1801-1805) et fit construire l’hospice du Simplon qui fut terminé en 1835 par les chanoines du Grand Saint Bernard. Ceux-ci l’exploitent encore aujourd’hui. Cette imposante bâtisse peut héberger jusqu’à 130 personnes.

 

Nous montons en direction du glacier de Rossboden. Au loin, le Fletschhorn 3993 m

Un panneau rappelle la terrible catastrophe qui eut lieu le 19 mars1901, l'écroulement de tout un pan de ce glacier. Sur l’immense chaos de gravats et de rochers provenant de cette débâcle pousse aujourd’hui une belle forêt de mélèzes.

 

Glacier-Rossboden-Fletschhorn---2-.jpg

Tanacetum-vulgare---4-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Tanaisie vulgaire (Tanacetum vulgare) aux capitules jaunes sans fleurs ligulées, est ici très abondante. 

 

Tanacetum-vulgare-.jpg

 

La Raiponce de Scheuchzer (Phyteuma scheuchzeri ) : son inflorescence est globuleuse, les bractées sont linéaires et dépassent largement l'inflorescence. 

Nous avons aussi rencontré le Saule helvétique (Salix helvetica) aux feuilles vert foncé dessus et blanches-tomenteuses dessous. En France, ce saule est protégé.


 

Phyteuma-scheuchzeri.jpgSalix helveticus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Letharia-vulpina.jpg

Letharia vulpina est un lichen très fréquent sur les troncs des mélèzes. Il est d'un vert jaunâtre très lumineux. Toxique, il était utilisé en Scandinavie pour empoisonner renards et loup.

 

 A  Engeloch, un peu en dessous du col, nous montons dans un pré très raide, en explorant la base des gros rochers, à l’abri du vent du nord, où se réfugient des espèces méridionales.  

La Gentiane rameuse ( Gentianella ramosa ) a une corolle à 5 lobes lilas clair et une gorge barbue. Les lobes du calice sont linéaires. C'est une endémique des Alpes occidentales. En France, elle est très rare, elle fut découverte en 1950 à Bonneval-sur-Arc (les Evettes).

 

Gentiana ramosa Simplon (2) 

 

Le Saxifrage pyramidal (Saxifraga cotyledon) pousse dans les parois siliceuses. Il est spectaculaire : d'une rosette basale s'élève une grande hampe florale blanche pouvant atteindre 80 cm ! Les feuilles sont dentées et bordées de nombreux pores crustacés.

 

Saxifraga cotyledon Simplon (3)

 

L'Androsace de Vandelli (Androsace vandellii) forme des petits coussins blancs hémisphériques. Malheureusement, ses petites fleurs blanches étaient déjà fanées !

Le Genépi blanc (Artemisia mutellina) est une armoise aromatique recherchée pour la fabrication de liqueurs.

 

Androsace-vandellii.JPG

Artemisia-umbelliformis-laxa-mutellina-Simplon--1-.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Euphraise alpine (Euphrasia alpina) a des fleurs rose lilas à la lèvre inférieure tachée de jaune.

 

Euphrasia-alpina-Simplon---2-.jpg

 

 

.

                                                                               Claudie

.

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 21:50

Arbre incontournable du sud-ouest marocain, on aperçoit à l’atterrissage à Agadir  les tâches sombres qu’il forme en contraste avec la teinte plus claire des oliviers cultivés en ligne.

 

 

 

04--arganes.JPG

 

 

C’est un arbre « caméléon » : il peut déployer  une cime impressionnante quand il est cultivé ou si les conditions sont favorables,  se tordre en petit buisson rachitique dans les lieux ingrats, ou encore prendre une « forme en drapeau » sur les côtes ventées. Entre ces extrêmes on est frappé par ses formes étonnantes avant de dépérir ou pour se défendre de la fronde caprine, les chèvres hardies étant capables de dévorer ses feuilles les plus hautes.

Une lutte désespérée pour la survie ? On pense aux vieux châtaigniers des Cévennes, morts en gloire.

 

2---chevres-dans-arganier-5.JPG

 

1--chevres dans arganier 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sécheresses de ces dernières années, la déprise agricole et l’exode rural, le surpâturage sauvage,

peut-être un oubli du développement de ces régions du grand sud ont entraîné un recul de l’arbre  prodigue.

 

On peut espérer que la découverte récente par les « occidentaux » des vertus ancestrales de l’huile d’argan donne une nouvelle chance à cet arbre généreux. La création de coopératives féminines  signalées sur le bord de la route, dans les montagnes d’Aït- Baha par exemple, est une réalisation particulièrement prometteuse.

 

3---huile-argane-1.JPG

 

 

L’huile  est obtenue de manière traditionnelle, les femmes assises au sol cassant les noyaux un à un, mais avec l’hygiène et la traçabilité nécessaires à des garanties de qualité. Ces coopératives ont pu profiter de capitaux européens, mais sont souvent gérées par des Marocaines. Il faudrait connaître de manière précise les retombées financières pour les familles. On peut tout de même penser que les femmes en gagnant un peu d’autonomie, en améliorant leur situation socio-économique, en se retrouvant entre elles comme elles le font de manière traditionnelle pour différentes tâches, peuvent se sentir fortifiées dans ces lieux de parole, où le travail bien que répétitif paraisse moins pénible que les travaux féminins des champs.

 

4---argane-1.JPG


5--arganes 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, il ne serait pas souhaitable que l’exportation de l’huile d’argan pour nos produits de beauté, prive les populations locales d’un produit de nécessité. Le commerce doit rester équitable ! Le prix de l’huile d’argan  a beaucoup augmenté ces dernières années, surtout dans les coopératives  où l’on propose au touriste de passage le litre à plus de 35 €,  certes c’est une huile « bio ». Cette huile est vendue moins chère sur les marchés, où l’on dit qu’elle peut être plus ou moins frelatée mais devient trop coûteuse pour les populations locales qui risquent de devoir se contenter des huiles d’arachide d’importation.

 

Si vous voulez vous régaler d’huile d’argan, allez donc à Aït Baha où l’hôtel principal 3 étoiles propose pour 25 dirhams, un petit déjeuner traditionnel avec une tasse d’huile d’argan et une d’huile d’olive dans lesquelles on trempe le pain !

 

Cet arbre « multi-usage » bien connu désormais par la renommée de son huile aux mille vertus, a peut-être une chance de retrouver un développement durable. Les pluies abondantes de ces 2 dernières années permettent d’espérer  que  l’arganeraie ne disparaîtra pas.

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du groupe nature
  • Le blog du groupe nature
  • : passionnés de nature...
  • Contact

Rechercher

Catégories