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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 22:12

· Quelques champignons d’automne

· Fruits et légumes

· Arbres, arbustes, baies et fruits sauvages, la Pyrale du buis, la Chalarose du frêne…

· Un peu de géologie

· Diaporamas, observations à la loupe binoculaire

· Etc.

Samedi 24 Septembre, 14h-18h

Dimanche 25 Septembre, 9h-18h

Lundi 26 Septembre réservé aux scolaires

Salle Polyvalente de Faverges

Entrée libre

Chèvrefeuille à balai et Sorbier des oiseleurs
Chèvrefeuille à balai et Sorbier des oiseleurs

Chèvrefeuille à balai et Sorbier des oiseleurs

Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) et sa chenille
Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) et sa chenille

Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) et sa chenille

Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus)
Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus)

Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus)

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 11:33

Juste à l'Est de Noirmoutier (Vendée), s'étend le Marais Breton au centre duquel est implanté le village de Bouin. Avant la réalisation des levées de terre, puis des digues, Bouin était une ile régulièrement soumise aux tempêtes et autres raz-de-marée.

Visite d'une nurserie d'huitres

L'activité sur ce marais a longtemps été tournée vers la production de sel, avant d'être aujourd'hui essentiellement ostréicole. Entre le Port des Champs et le Port du Bec, une zone gagnée sur la mer (polder) et protégée par une digue est alimentée en eau de mer par un canal (étier). Cette eau y entre à marée haute et en ressort à marée basse, par des écluses, au niveau de la sortie du Port du Bec.

Visite d'une nurserie d'huitres

Ce port de pêche reste très actif encore aujourd'hui et surprend avec ses ponts de bois, d'un autre âge semble-t-il.

Visite d'une nurserie d'huitres

Sur ce site poldérisé, sont implantées 20 entreprises qui font "grandir" les huitres avant de les emmener en mer pour qu'elles prennent leur taille normale : ce sont les nurseries d'huitres. Les nurseurs se fournissent en essaims auprès d'écloseurs (5 en France). La production française annuelle est de 4 à 500 millions d'essaims (1 million d'huitres par essaim).

Les micro-huitres (2-3mm) sont placées en couche régulière dans des tamis qui sont plongés pendant 2 à 3 mois dans des bacs où circule en continu de l'eau de mer.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

L'exploitant surveille leur croissance régulière en s'assurant qu'elles sentent bien l'eau de mer et qu'elles ont une belle dentelle (transparence du pourtour de la coquille). Les huitres malades ou mortes sont rejetées.

Visite d'une nurserie d'huitres

Le PH de l'eau de mer est surveillé ainsi que la température 17-18°. On y ajoute des diatomées provenant d'eau de mer pompée dans le sol et riche en phytoplancton. Ces micro-algues se développent en 3 jours dans 3 bassins différents avant d'être ajoutées à l'eau de mer qui circulent dans les bassins et traversent les tamis.

Les bébés huitres grandissent été comme hiver, mais un peu moins vite en hiver. Quand elles atteignent 1.5cm de diamètre, les huitres sont mises en poches à mailles adaptées à leur taille (4, 9 ou 14mm).

Visite d'une nurserie d'huitres

Les poches sont posées en mer sur des tables (700 tables / ha) et sont retournées régulièrement : au moins 1 fois par mois.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

Il faut 2 à 3 ans pour "faire une huitre".

La visite s'est terminée par une dégustation d'huitres et un verre de l'incontournable Muscadet.

Pierre

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 22:19

A Château Ville Vieille, sur le sentier des Astragales, nous avons photographié un très joli papillon de nuit : Cerura vinula, la Grande Queue fourchue, la Grande Harpie (famille des Notodontidae).

Le sentier des Astragales – Queyras (3)
Le sentier des Astragales – Queyras (3)

De grande taille -70 mm d’envergure - ailes antérieures gris blanchâtre ornées de lignes noires fines et en zigzag, abdomen gris clair marqué d’étroites bandes transversales noires. Antennes pectinées, c’est un mâle.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)
Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Ce papillon doit son nom « Grande Queue fourchue » à l’aspect de sa chenille (cf blog 16-07-2009 : « Une chenille surprenante qui ne manque pas d’idées pour éloigner les importuns »)

En effet, elle a un comportement défensif assez élaboré, entre autres elle fait saillir à l’arrière de son corps, de longs filaments rouges qu’elle agite comme des fouets.

( Photo : Bessans, Savoie )

( Photo : Bessans, Savoie )

Sur un Groseillier à maquereaux, Ribes uva-crispa, la chenille du Petit Paon de nuit, Saturnia pavonia.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Le Fadet des garrigues, Coenonympha dorus, un Fadet méridional

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

La Thècle de l’amarel, Satyrium acaciae - la plante-hôte n’est pas l’Acacia mais le Prunellier, Prunus spinosus. « Amarel » désignait autrefois Prunus mahaleb.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Le Cuivré mauvin, Lycaena alciphron

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Un accouplement de Moyen Argus, Plebejus idas

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

La Zygène des bois, Zygaena lonicerae ssp alpiumgigas

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

L’Acidalie double-ceinture, Idaea aureolaria

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Le Clairon des abeilles, Trichodes apiarius – la larve se développe dans les nids d’abeilles.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Le Larin du chardon, Larinus planus- la femelle de ce charançon pond dans les capitules des chardons et des centaurées.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Sur un Astragale queue de renard (Astragalus alopecurus), un Lepture rouge sang (femelle),

Anoplodera sanguinolenta.

Le sentier des Astragales – Queyras (3)

Claudie

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 16:09

Sur le sentier il y a aussi d’autres Astragales…

L’Astragale de Montpellier, Astragalus monspessulanus. Elle fleurit plus tôt. En Haute-Savoie, c’est une plante rare, mais nous la connaissons bien ; elle pousse tout près de chez nous, sur la commune de Faverges, à Vésonne, à la Balmette…

Astragale de Montpellier - Ardèche 2009

Astragale de Montpellier - Ardèche 2009

L’Astragale esparcette, Astragalus onobrychis, est absente de Haute-Savoie, mais elle n’est pas rare en Savoie. Elle forme de grands tapis violets.

Astragale esparcette
Astragale esparcette

Astragale esparcette

La plus intéressante, c’est la petite Astragale d’Autriche, Astragalus austriacus … Nous ne la connaissions pas encore. Plante grêle, discrète, les fleurs sont petites, peu nombreuses, les ailes divisées en 2 lobes. C’est une espèce steppique d’origine sud-sibérienne et pontique, elle est présente aussi en Europe centrale et méridionale. Dans les Hautes-Alpes elle est peu commune ( Briançonnais, Queyras, Guillestrois, Embrunais…)

Astragale d'Autriche
Astragale d'Autriche

Astragale d'Autriche

Et beaucoup d’autres plantes, par exemple…

Le Genévrier sabine, Juniperus sabina, feuilles petites, imbriquées sur 4-6 rangs, celles des jeunes rameaux libres et étalées, linéaires lancéolées, piquantes, odeur nauséabonde quand on les froisse. En France en Savoie, Dauphiné, Provence, Pyrénées. Ce Genévrier était planté dans les jardins médicinaux, il a des propriétés abortives. Mais il tuait souvent la mère en même temps que le fœtus ! Les Romains l’ont appelé « sabine » car il poussait chez leurs voisins les Sabins…

Genévrier sabine

Genévrier sabine

La Campanule en épi, Campanula spicata.

Campanule en épi

Campanule en épi

La Bugrane jaune, Ononis natrix, plante velue-glanduleuse, visqueuse, fleurs jaunes striées de pourpre.

Bugrane jaune

Bugrane jaune

La Carline à feuilles d’acanthe, Carlina acanthifolia, qu’on appelle aussi Chardon soleil, Cardabelle, Chardon baromètre… Le capitule n’est pas encore bien développé.

Carline à feuilles d'acanthe
Carline à feuilles d'acanthe

Carline à feuilles d'acanthe

Le Chardon bleu (ce n’est pas le vrai : Eryngium alpinum, famille des Apiacées), ou Boulette, Oursin bleu, Echinops ritro, famille des Astéracées. Du grec echinos, hérisson, opsis, aspect : inflorescences sphériques bleues, piquantes.

Echinops ritro

Echinops ritro

La Gentiane croisette, Gentiana cruciata. Regardez bien ! Il y a des petits œufs blancs : les œufs du papillon Azuré de la croisette, Phengaris rebeli = Maculinea rebeli. La chenille est soignée par des fourmis. Une seule génération, de fin juin à mi-août.

Gentiane croisette

Gentiane croisette

La Nonnée brune, Nonea erecta = pulla, une Boraginacée à fleurs brun-pourpre sombre, presque noires. Le genre est dédié à J.-Phil. Nonne, médecin à Erfurt au XVIIIe siècle. Plante de l’est de l’Europe, de la Russie à l’Autriche, la Yougoslavie. En France dans les Hautes-Alpes (Château-Ville-Vieille, 579 pieds comptés en 1989 par les agents du Parc national des Ecrins), les Bouches-du-Rhône, la Drôme, les Pyrénées orientales, en Alsace… Protection Nationale.

Nonnée brune

Nonnée brune

La Sauge d’Ethiopie, Salvia aethiopis, plante bisannuelle très ramifiée, couverte de poils blanchâtres, nombreuses fleurs blanches. En Savoie entre St-Jean-de-Maurienne et Bramans, en régression, protection Rhône-Alpes, pas de protection dans les Hautes-Alpes.

Sauge d'Ethiopie - sentier des astragales

Sauge d'Ethiopie - sentier des astragales

Sauge d'Ethiopie- Aussois, Hte Maurienne
Sauge d'Ethiopie- Aussois, Hte Maurienne

Sauge d'Ethiopie- Aussois, Hte Maurienne

Monique

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 15:52

Les pentes de l’adret depuis Château-Queyras (1350 m) jusqu’à Abriès (1540 m) sont très ensoleillées tout au long de l’année et reçoivent très peu de pluie. A Ville-Vieille, le « sentier des Astragales » nous fait parcourir des pelouses sèches steppiques très intéressantes.

La star de ces pelouses, c’est la* magnifique Astragale queue-de-renard qui pousse en abondance tout le long du sentier : Astragalus alopecurus, famille des Fabacées (= Papilionacées). Protection Nationale.

*Il faudrait dire « un » Astragale…. Mais… je n’y arrive pas !

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Elle a changé plusieurs fois de nom : on l’a appelée Astragalus alopecuroides, nom que Linné avait appliqué à l’Astragale qui pousse dans la région de Narbonne. Ces deux plantes se ressemblent mais sont différentes. En 1968, Braun-Blanquet attribua à la plante des Alpes le nom d’Astragalus centralpinus. Elle a été appelée aussi A. maximus… Aujourd’hui il faut l’appeler Astragalus alopecurus Pallas 1800, Queue de renard des Alpes, Astragale Vulpin, Astragale queue de renard. Et Astragalus alopecuroides L. 1753 désigne la plante de la région de Narbonne, à inflorescences globuleuses, dents du calice un peu plus grandes que le tube.

Ville-Vieille, vue depuis le sentier des Astragales

Ville-Vieille, vue depuis le sentier des Astragales

Remarquez la couleur rousse de la forêt sur les pentes à l’arrière de Ville-Vieille. C’est un phénomène spectaculaire bien connu qui se produit de façon cyclique tous les 8-10 ans. La pullulation cyclique de la chenille de la Tordeuse grise du mélèze provoque la défoliation des mélèzes, la croissance des arbres est certes un peu ralentie, mais les aiguilles repoussent…

Au premier plan à droite, les Astragales…

Notre groupe sur le sentier des Astragales

Notre groupe sur le sentier des Astragales

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

C’est une grande plante (jusqu’à 1 m de haut), velue, blanchâtre. Les fleurs jaunes sont groupées en inflorescences ovoïdes.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Les inflorescences en boutons sont velues, toutes couvertes de poils, c’est tout doux !

Le sentier des Astragales – Queyras (1)
Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Les fleurs sont nombreuses, celles du bas s’ouvrent en premier, quand les fleurs du haut s’épanouissent, celles du bas sont fanées.

L’araignée, c’est l’Epeire feuille-de-chêne, Aculeipera ceropegia.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

La plante n’attire pas beaucoup les papillons. Nous avons remarqué qu’elle attirait surtout des Hyménoptères.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

C’est une Sauterelle (les antennes sont longues) et c’est un mâle ( les cerques à l’extrémité de l’abdomen), Tettigonia sp.

Le sentier des Astragales – Queyras (1)

Anoplodera sanguinolenta, un beau Longicorne (Cerambycidae)

En France, l’Astragale queue de renard est rare, elle est présente dans les Hautes-Alpes (Edouard Chas, 1994 : pas très rare, Gapençais, Queyras, Embrunais). Dans les Alpes-de-Haute-Provence la population est peut-être éteinte. En Corse, un seul site, Punta Alta sur la commune de Focicchia : la population est en forte diminution, 60 individus dans les années 1990, une dizaine seulement en 2015.

Elle est présente en Italie (Valtournenche et val de Cogne, à Epinel, juste après le tunnel de Lexert), en Bulgarie (Rhodopes-ouest d’après Conspectus 2012), en Turquie (au N-E d’après G. Pils), en ex-URSS…

C’est Peter Simon Pallas (1741-1811) qui l’a baptisée « A. alopecurus ». Entre 1768 et 1774, ce zoologiste et botaniste allemand a dirigé une expédition en Russie centrale et en Sibérie. C’est certainement durant cette expédition qu’il a collecté cette plante.

Monique

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 14:15

Etonnant ! Des milliers de têtards dans un petit lac du Chablais, sur la commune de Bellevaux !

Le lac de Pététoz est un lac naturel, situé en haut de la vallée du Brévon, cours d'eau qui alimente le lac de Vallon situé en contre-bas. Calé au pied des contreforts du Roc d'Enfer (2243m) à une altitude de 1430m, la superficie de ce petit lac est de moins de 5000m².

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Implanté dans un véritable cadre de verdure, il est ceinturé de trèfles d'eau (Menyanthes trifoliata) et sa surface est couverte de plantes aquatiques dont les longues lanières se déplacent au gré du vent.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Mais tout en pique-niquant au bord du lac, sur un terrain très humide, spongieux, proche d'une sphaigneraie, nos regards sont attirés par des petites bêtes jouant à apparaître et disparaître dans le sol vaseux, se contorsionnant, changeant de forme, se contractant, s'étirant…

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Il y avait longtemps que nous n'avions pas vu autant de sangsues, de toutes grosseurs.

Mais le plus surprenant, fut de voir s'approcher une large tache noire sur le lac : il s'agissait en fait de milliers de têtards, collés les uns contre les autres.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Cette colonie s'est approchée très près du bord, y est restée de longues minutes avant de repartir lentement plus au large. Nous nous sommes interrogés sur ce nombre impressionnant de têtards et cette façon de se déplacer en groupement compact, sans avoir hélas de réponse.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

La source du Brévon située un peu plus en aval complète admirablement les curiosités rencontrées lors de cette splendide randonnée.

Pierre et Catherine

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 16:44

Dimanche 26 juin, je suis allée visiter un jardin insolite !

Ce jardin est situé à l'entrée Ouest d'Évian, au bord du lac. Le but de ce magnifique endroit est de sensibiliser sur les zones humides. Il présente à travers une exposition et un itinéraire dans le parc, les différents écosystèmes liés à l'eau.

Pour visiter ce jardin, il faut emprunter un bateau qui fonctionne avec l'énergie solaire, et qui fait la navette vers le jardin depuis le ponton qui se trouve en face du casino d'Évian.

Le Pré curieux comprend une charmante maison de style colonial datant de 1870 autour de laquelle s'étend un parc boisé de 3,5 hectares.

Ce site constitue un lieu unique de découverte des zones humides. Les jardins de l'eau ont obtenu en 2005 le label "jardin remarquable".

La guide nous a présenté la faune et la flore des étangs, torrents, marais, prairies humide,…

Vraiment fabuleux ! Au charme de ce jardin, s'ajoute celui d'une mini-croisière sur le Lac Léman sur un bateau silencieux.

Sabrina

Quelques photos :

Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 18:19

Du grec leirion, « lis » et dendron, « arbre » : arbre qui a des fleurs comme des lis …ou comme des tulipes…tulipifera, « qui porte des tulipes » en latin.

Le genre Liriodendron comporte 2 espèces qui se ressemblent, L. tulipifera, le Tulipier de Virginie et L. chinense, le Tulipier de Chine, plus rarement cultivé, plus petit, feuilles plus profondément lobées …

Le Tulipier fait partie de la même famille que les Magnolias : la famille des Magnoliacées, famille considérée comme archaïque.

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Talloires (74)
Tulipier à Talloires (74)

Tulipier à Talloires (74)

Le Tulipier de Virginie est originaire de l’est de l’Amérique du nord, depuis l’est des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Il a été introduit en Europe, en Angleterre en 1662, puis en France en 1732 : le marquis de la Gallissonnière rapporta quelques graines qui furent semées au Trianon.

Aujourd’hui il est souvent planté, on le trouve un peu partout dans les parcs. Il y en a au moins deux à Doussard. A Faverges il y en a un dans le parc Simon Berger, un autre tout près de la poste et peut-être d’autres

Les feuilles sont curieuses : elles sont larges. Au sommet, elles sont tronquées, on dirait que le jardinier s’est amusé à couper le bout avec ses ciseaux. Le pétiole est très long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

En automne elles jaunissent, elles prennent une couleur or qui tourne au brun, elles se maintiennent jusqu’au début de novembre et tombent.

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines
Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

L’arbre ne fleurit pas quand il est jeune. Il fleurit à partir de 25 à 30 ans.

Les fleurs sont belles, grandes, jaune pâle, orange à la base des pétales. Elles comprennent 9 tépales : 3 sépales vert clair entourant 6 pétales.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le cône central couleur crème est entouré par un anneau d’étamines linéaires, charnues, dressées, de 5 cm de long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fleurs attirent les abeilles et autres insectes pollinisateurs

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fruits sont des cônes allongés de 6-8 cm de long. A maturité, ils libèrent de nombreuses graines ailées.

Les fruits persistent longtemps sur l’arbre, durant l’hiver.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le Tulipier est un arbre résistant, il est rarement parasité ou malade. Son bois se travaille aisément. Son écorce a des propriétés médicinales, c’est un succédané du quinquina.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Monique

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 22:10

Ce petit Sphinx est diurne et on le voit très souvent butiner le nectar, en vol stationnaire au-dessus des fleurs. Admirez la belle photo réalisée par notre ami Claude G. !

Trompe 3 cm, 75 battements/sec, 40 km/h - Photo : Claude G.

Trompe 3 cm, 75 battements/sec, 40 km/h - Photo : Claude G.

La femelle pond ses œufs isolément près des fleurs de Gaillet et autres Rubiacées (« Sphinx du caille-lait »), et occasionnellement sur les Valérianacées.

Œuf pondu sur Galium verum, marais de la Réserve du Bout-du-Lac, Doussard, 6 juin 2016

Œuf pondu sur Galium verum, marais de la Réserve du Bout-du-Lac, Doussard, 6 juin 2016

Sur un autre gaillet, nous avons photographié le même jour, une jeune chenille (13 mm).

Jeune chenille, marais de la Réserve du Bout-du-Lac, Doussard, 6 juin 2016

Jeune chenille, marais de la Réserve du Bout-du-Lac, Doussard, 6 juin 2016

La chenille adulte (45 mm) est verte, ponctuée de blanc, parcourue par deux bandes longitudinales, l’une blanche, l’autre jaune. La « corne » est bleue avec le bout jaune.

Bulgarie, 5 juillet 2014
Bulgarie, 5 juillet 2014

Bulgarie, 5 juillet 2014

 St Cézaire (06), 28 mai 2009

St Cézaire (06), 28 mai 2009

J’avais prélevé une chenille, sous le refuge de Rosairy, le 27 juillet 2006.

Chenille sur galium boreale - Rosairy, massif de la Tournette, Haute-Savoie - 27 juillet

Chenille sur galium boreale - Rosairy, massif de la Tournette, Haute-Savoie - 27 juillet

Le surlendemain, elle s’est chrysalidée et le papillon est né le 7 septembre.

Chrysalide et papillon - 7 septembre

Chrysalide et papillon - 7 septembre

Le Moro-Sphinx est un papillon migrateur qui vient du Maghreb et du sud de l’Europe. Il migre vers le nord où il produit une génération estivale. Certains effectuent une migration de retour vers le sud, d’autres tentent d’hiverner – avec succès par suite du réchauffement climatique, mais mortalité lors des hivers froids ! –

Nous l’avons photographié au marais de Ste Hélène-du-Lac (73), assez tard en saison, le 24 septembre 2015.

Marais de Ste Hélène-du-Lac, Savoie - 24 septembre 2015

Marais de Ste Hélène-du-Lac, Savoie - 24 septembre 2015

Et pour tout savoir sur ce papillon, lisez le numéro 86 de la Hulotte !

Claudie

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 21:02

Rien à voir avec les « vraies » asperges sauvages qu’on cueille dans le Midi (Asparagus acutifolius), très recherchées au début du printemps. Ces asperges sont excellentes, mais elles ne poussent pas en Savoie.

On cueille les jeunes pousses vertes, après la plante devient dure et piquante.

Nos aspergettes, nous devrions les appeler Ornithogales des Pyrénées.

Leur nom latin : Ornithogalum pyrenaicum L. 1753. Mais pour être à la mode, il faut s’habituer au nouveau nom donné dans Flora Gallica : Loncomelos pyrenaicum (L.) J. Holub subsp. pyrenaicum. Traditionnellement de la famille des Liliacées, elle fait partie aujourd’hui de la famille des Asparagacées…

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum
Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Si Linné a nommé la plante « des Pyrénées », c’est qu’elle a dû lui être envoyée de cette région. Mais elle pousse dans beaucoup d’autres coins de France. Chez nous en Haute-Savoie elle n’est pas rare.

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Quand l’Ornithogale est en fleurs, les feuilles basales sont desséchées. On voit une longue tige et au sommet une grappe de 30 à 50 fleurs. En début de floraison les fleurs du bas sont épanouies (6 tépales vert jaunâtre, 6 étamines), et au sommet de la grappe, des boutons vert clair qui ne tarderont pas à s’ouvrir.

On cueille l’Ornithogale avant la floraison. On prend l’épi de boutons floraux et un petit bout de tige. Après avoir fait blanchir la cueillette, on consomme les aspergettes en salade avec une vinaigrette ou une mayonnaise, en omelette ou en quiche…

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum
Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Dans les supermarchés, on trouve des bottes d’aspergettes avec une longue queue. Le prix : 2, 99 € (cette année en mai au magasin Grand Frais à Annecy).

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Mais c’est moins cher et plus sympathique de les cueillir soi-même lors d’une belle balade avec des amis !

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Monique

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