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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 18:46
les arbres remarquables, diaporama

Sabrina Millot présente un diaporama sur les arbres remarquables mardi 28 avril à 20 heures à la Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

Arbres remarquables

Je vous présenterai des arbres remarquables que j’ai découverts dans notre terroir savoyard et dans d’autres régions de France.

Des êtres vivants exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou encore leur légende. Ces arbres représentent un patrimoine naturel et culturel qui mérite d’être conservé.

Grandioses, étonnants et majestueux, ces arbres ne laissent pas indifférents et inspirent le respect !

Sabrina

Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

Prochains diaporamas cet automne :

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre - « Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Tous les mardis de mai et juin, réunions de détermination de plantes à 20 h au local du Groupe Nature.

http://www.groupenaturefaverges.over-blog.fr

les arbres remarquables, diaporama

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 13:22

C’est le plus grand de nos grèbes (envergure 75-90 cm), on le reconnaît facilement avec sa huppe noirâtre et double (cristatus : qui a une crête, une aigrette, une huppe).

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Le Grèbe huppé n’est pas à l’aise en vol, encore moins à terre.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Il est adapté à la vie aquatique avec un corps allongé en fuseau : il passe l’essentiel de son temps sur l’eau, à nager ou à plonger. Il peut plonger jusqu’à 20 m, mais le plus souvent il descend de 2 à 6 m. Il se nourrit de petits poissons, larves d’insectes, petits crustacés, mollusques.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Pour faciliter la propulsion, les pattes sont situées loin en arrière, « comme les hélices à la poupe d’un navire » P.Géroudet,

Le Grèbe fait partie des Podicipédidés –du latin Pes, Pedi =pied et Podex, Podici = derrière, à l’arrière.

Au bord du lac, à Annecy-le-Vieux, un panneau présente cet oiseau au fil des saisons.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

En hiver, novembre-décembre, les Grèbes huppés sont nombreux sur le lac d’Annecy : c’est la période des rassemblements hivernaux. De nombreux grèbes des régions nordiques

passent l’hiver dans notre région : on dit que le Grèbe est un migrateur partiel.

En hiver, le plumage internuptial est terne.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Au printemps dès février, il est métamorphosé, on le reconnaît à peine ! Il est alors très élégant dans son plumage nuptial. « La tête anguleuse du Grèbe huppé se transforme en une fleur étrange : la huppe s’est allongée de deux cornes et une collerette de plumes rousses et noires encadre les joues blanches » Paul Géroudet

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

Les couples se forment.

Ces grèbes sommeillent, la tête entre les ailes, le bec enfoui dans le duvet du cou.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

La parade nuptiale est spectaculaire. « Mâle et femelle se font face, tendent le cou, étalent en éventail leur collerette, redressent leur huppe et secouent la tête de gauche et de droite ». « Mâle et femelle se rapprochent l’un de l’autre en prenant d’abord l’attitude de menace, cou tendu et collerette effleurant l’eau…; mais au lieu de finir par une attaque, la provocation s’atténue et tous deux paradent face à face. Ce jeu, coupé de simulacres de toilette, peut se prolonger ou conduire à d’autres phases » P.Géroudet

Photos prises cette année, le 3 mars, à Annecy-le-Vieux.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) (1)

On ne peut distinguer le mâle de la femelle.

Malheureusement, les deux partenaires se sont séparés et nous n’avons pas vu la « danse du pingouin » : celle-ci est rarement observée et marque sans doute une intensité exceptionnelle de la parade. Les deux partenaires plongent, émergent ensemble et face à face, dressés à la verticale sur leur arrière-train, se présentent des algues, comme des offrandes.

Le Grèbe huppé est peu farouche, on peut le photographier assez facilement, par exemple à Annecy au Petit Port, depuis les pontons.

Claudie

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 21:18

Proposé par le Groupe Nature de Faverges

mardi 14 avril à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

Pendant notre séjour au Sénégal en décembre 2013, nous avons observé 289 espèces d’oiseaux. La plupart sont très beaux, parés de couleurs somptueuses- un régal pour les yeux !

Nous vous ferons découvrir le Parc National du Djoudj, au nord du Sénégal, classé en 1980 zone humide d’importance internationale par la Convention de Ramsar, inscrit en 1981 au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco. Ses zones humides situées dans le delta du fleuve Sénégal attirent trois millions d'oiseaux de novembre à fin avril. Nous irons en bateau jusqu’à la colonie de Pélicans blancs (7 000 couples) - un spectacle extraordinaire !

« Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack … » Diaporama de C et J-M Desjacquot, M. Magnouloux
« Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack … » Diaporama de C et J-M Desjacquot, M. Magnouloux

Nous visiterons aussi des zones sèches, la savane à acacias, la forêt très clairsemée de Dattiers du désert, des zones à baobabs… Nous rencontrerons un chacal, des singes, des phacochères, des varans, des grandes chauves-souris frugivores et aussi des papillons, des fleurs….

Vous ferez la connaissance de notre très sympathique guide ornithologique Abdou Lô, un homme amoureux de son pays. Il nous a parlé du Sénégal, où les ethnies se respectent et vivent en harmonie, Sénégal qui essaie d’être un exemple pour les autres pays d’Afrique.

« Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack … » Diaporama de C et J-M Desjacquot, M. Magnouloux

Un deuxième diaporama programmé le 15 décembre nous emmènera dans le sud, à Wassadou au bord du fleuve Gambie et dans la mangrove du delta du Sine Saloum.

Venez nombreux !

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Prochains diaporamas :

Mardi 28 avril – « Arbres remarquables », Sabrina Millot

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre - « Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Tous les mardis de mai et juin, réunions de détermination de plantes à 20 h au local du Groupe Nature.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 21:09

Au printemps 2013, lors d’une balade à Farette au-dessus de Conflans (Albertville, Savoie), nous photographions ces jeunes chenilles sur un cerisier Sainte-Lucie (Prunus mahaleb) en fleurs.

Ces chenilles sont jaune orangé avec sept bandes longitudinales noires, interrompues à chaque segment par un anneau jaune. Une pilosité assez longue, blanche, fine et duveteuse, une tête noire avec un dessin jaune en Y renversé sur la face (au dernier stade).

Ce sont les chenilles de la Bucéphale, Phalera bucephala, un papillon de nuit (famille des Notodontidae).

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Les chenilles, grégaires dans leur jeune âge, ont l’habitude de se disposer parallèlement en rangs serrés durant les prises de nourriture. Mais elles se dispersent à l’avant-dernier ou au dernier stade : avant de se nymphoser, elles s’éloignent alors bien souvent de l’arbre nourricier.

Juste à côté, sur le rameau, une ponte déjà éclose nous intrigue : des petits œufs ronds, blancs avec un point sommital noir : cela ressemble beaucoup à la ponte de la Bucéphale, mais les œufs sont déposés autour du rameau (ponte en bague), alors que les œufs de la bucéphale sont déposés généralement sur la face inférieure des feuilles …

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Pendant l’été, le 16 juillet 2013, nous trouvons une chenille de la même espèce, mais plus grosse, 6 cm de long, à Ste Hélène du Lac, en train de se nourrir sur une feuille d’Aulne. La chenille peut se rencontrer sur de nombreux arbres et arbustes à feuilles caduques (bouleau, noisetier, chêne, hêtre, tremble…).

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

J’emporte cette belle chenille pour en faire l’élevage. Placée dans un terrarium au fond duquel je dépose une couche de terre, la chenille mange encore quelques jours puis disparaît, s’enfonce dans la terre pour se nymphoser. Je ne la dérange pas, mais beaucoup plus tard, le 6 octobre, je dégage avec précaution la terre et je la photographie. J’ai lu – malheureusement trop tard – que la chrysalide passe par les couleurs de l’arc-en- ciel les premiers jours : verte et jaune, verte et orange, verte et rouge… avant d’être toute brune.

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Après la séance photo, je la recouvre de terre et place le terrarium à l’extérieur, mais à l’abri des intempéries : la chrysalide y passera tout l’hiver et le printemps.

Le 7 juin 2014 j’ai la surprise de voir un beau papillon dans le terrarium ! Un papillon de nuit d’aspect très curieux : par ses couleurs, son graphisme, sa forme (ailes enroulées autour du corps), le papillon ressemble à une écorce de bouleau ou même à un petit bout de rameau : camouflage efficace qui le fait passer inaperçu !

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)
 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Ailes antérieures gris pâle satiné avec des bandes transversales sombres et une grande tache apicale arrondie, jaune clair d’où le petit nom « Porte-écu jaune », « Lunule ».

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Ce papillon n’étale pas souvent ses ailes.

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Vue de face, la tête de ce papillon est étrange, massive et comme tournée vers le bas : tête de taureau ?? C’est ce que signifie son petit nom « Bucéphale »… C’était aussi le nom du fidèle destrier d’Alexandre le Grand.

 La Bucéphale, la Lunule, le Porte-écu jaune, Phalera bucephala (Linné 1758)

Le papillon vole de juin à août. Après l’accouplement, la femelle déposera ses œufs sous les feuilles de l’arbre-hôte, puis mourra ainsi que le mâle.

J’ai donc relâché le papillon en espérant qu’il trouve un partenaire pour perpétuer l’espèce.

Claudie

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:51
Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)
Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

Le 3 mars, en nous promenant le long du lac d’Annecy au Petit Port (Annecy-le-Vieux), nous avons eu la chance d’observer un Butor étoilé, Butaurus stellaris.

C’est un gros héron massif – envergure 120-130 cm- au plumage jaune et brun, rayé et pointillé de noir. La tête porte une calotte sombre, le bec a une forme de poignard.

Le Butor fait partie des Ardéidés, comme les Hérons, les Aigrettes.

Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

A travers les phragmites, nous le devinons à peine. Se sent-il observé ? Il s’aplatit au ras de l’eau pour se dissimuler. Il avance lentement, puis il s’envole à faible hauteur sur quelques mètres et finit par disparaître, tel un fantôme. Il est encore là pourtant, nous le cherchons, mais en vain !

Le Butor vit toujours caché, bien à l’abri dans les roseaux. Il s’y sent en sécurité, invisible de tous. Très souvent, lorsqu’il sent un danger, « il prend une attitude mimétique, cou et bec dressés vers le ciel, ce qui le rend semblable à un piquet usé ou à un faisceau de vieux roseaux secs. » Il peut rester ainsi plus d’une heure.

Notre région accueille en hiver des individus migrateurs - lac d’Annecy, étang de Crosagny (St Félix), lacs de la Cavettaz (Passy), lac du Bourget, delta de la Dranse, Etournel.). Le Butor niche en effet dans les grandes roselières peu dérangées.

Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

Nous étions contents de voir – bien que furtivement - cette espèce menacée, dont la population est en déclin.

Une question : savez-vous pourquoi on dit d’un grossier personnage, d’un personnage désagréable, impoli qu’il est un butor ? Notre Butor n’a rien de grossier !

Claudie

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 17:30

La nuit tombe… On s’équipe, vêtements chauds, bottes, lampes frontales, torches, troubleau (un filet pour attraper les bestioles dans l’eau) ….

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Yves enfile une combinaison imperméable.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Nous traversons le Creux du Loup, nous suivons Yves dans le bois de la Rippe qu’il connait par cœur… Nous passons à côté de plusieurs mares qui s’assèchent en été. Deux mares sont particulièrement intéressantes : elles sont sur une parcelle dont je suis propriétaire, notre grand-père de Saint-Julien l’avait achetée pour son bois de chauffage.

Yves et Luc vont dans l’eau à la pêche et nous montrent leurs récoltes dans des bocaux de verre.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

On ne voit pas grand-chose sur la photo, on devine Yves et Luc au milieu de la mare….

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Voici une Grenouille agile, Rana dalmatina : le talon dépasse le museau. Elle est fine, museau triangulaire plutôt pointu, gros tympan proche de l’oeil, dos brun pâle, ventre blanc uni.... . Le mâle en période de reproduction a des « gants de boxes », des pelotes, pour s’agripper à la femelle. Cette grenouille ne vit pas à plus de 1000 m d’altitude, tandis que la grenouille rousse monte assez haut en montagne.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Les pontes au bord de la mare sont des pontes de Grenouille rousse. La Grenouille agile pond plus au milieu et pas en surface.

Une Larve de Salamandre, Salamandra salamandra : les larves respirent avec des branchies. Il faut repérer les taches claires à la base de chaque patte, section de la queue de la salamandre ronde, queue plate pour le triton. Mais en mars, on ne peut pas confondre.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Le Triton palmé, Triturus helveticus (= Lissotriton helveticus), a les flancs et le dos brun olive taché de sombre.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

En période nuptiale les mâles ont les pattes arrière palmées….

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

…et des callosités nuptiales sur les pattes avant (pour bien s’accrocher à la femelle pendant l’accouplement).

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Voici le Triton alpestre, Triturus alpestris. Il aime les eaux fraîches, les mares forestières et les lacs de montagne. C’est un mâle, dos et flancs gris à bleuâtre, on devine le ventre orange.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Dans ces mares, il y a aussi des Tritons à crête italiens, Triturus carnifex, mais nous n’en avons pas vu.

On trouve des larves de moustiques, des gyrins, des dytiques, des petits crustacés : des Daphnies au corps transparent protégé par une carapace translucide, des antennes plumeuses utilisées pour la nage, un seul œil (en réalité 2 yeux réunis), 5 minuscules paires de pattes reliées au thorax ; des Cyclops (un seul œil cf le cyclope de la mythologie), genre de plus de 100 espèces, corps divisé en 2 parties, la partie antérieure de forme ovale comprend la tête, 5 segments thoraciques, et une 2e partie plus mince qui comprend le 6e segment thoracique, 4 segments abdominaux, 2 appendices caudaux. ….

Mais le clou de la soirée c’est une sorte de petite crevette qui nage sur le dos et qui est très rare : en France elle a été trouvée en Alsace…et à Viry, dans « mon » bois !!

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Eubranchipus grubii (Dybowski 1860) = Siphonophanes grubii = Branchipus hungaricus

Fairy Shrimp - Frühjahrsfeenkrebs KiemenfuB (= branchie-pied)

C’est tout petit, 25 mm de longueur (longueur maximale : 33 mm). La tête porte des yeux pédonculés et 2 paires d'antennes, le thorax 11 paires de pattes, des pattes aplaties (c’est un phyllopode : « qui a les pattes aplaties en forme de lames », de phyllo= feuille). Si j’ai bien compris, les pattes servent de branchies…

L'abdomen (…la queue) se termine par deux appendices (furcas) en forme de fourche. Nourriture : plancton, particules en suspension dans l'eau.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

A gauche, une femelle. Elle porte ses œufs dans une poche ovale. Ils vont tomber au fond de l'eau. Quand la mare s’asséchera, les œufs s’entoureront d’une carapace solide, ils attendront des conditions meilleures sous forme de cystes. A l’automne, il y a à nouveau de l’eau, mais pour arriver à maturité les cystes ont besoin d’une période de gel.

Merci à Roger qui nous a permis d’utiliser ses photos !

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

On termine la soirée en beauté dans le chalet sur pilotis d’Yves qui domine un étang qu’il a creusé.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Nous nous associons à la conclusion de Roger : « Magnifique soirée dans le mystère des bois et des mares, bien terminée auprès du feu de bois dans un chalet tout confort, en partageant la fondue. Merci à Yves pour sa science ainsi que pour sa réception, et à Luc, pour l'organisation de cette soirée qui restera dans nos mémoires. »

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Monique

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 20:26

Proposé par le Groupe Nature de Faverges

mardi 17 mars à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

En février 2013, nous avons eu le plaisir de découvrir en famille, quelques aspects de ce grand sous-continent, l’Inde. Pour appréhender en peu de temps ce pays mythique et immense, il convenait de faire des choix. Ils se sont tout d’abord portés sur deux grands parcs nationaux du nord, au pied de l’Himalaya. Le premier, le Parc de Corbett, nous a permis de voir à plusieurs reprises et de très près, le seigneur de ces lieux, le Tigre du Bengale.

 « Sur les traces de Shere Kahn... Voyage naturaliste en Inde » - Diaporama de Jacques Bordon

Bien entendu nombre d’autres oiseaux et mammifères ont été observés, soit lors de safaris en jeep soit à dos d’éléphant. Le second parc national, celui de Kaziranga, situé en Assam au nord-est, a livré de belles observations de grands vertébrés comme l’Eléphant d’Asie, le Rhinocéros unicorne, le Buffle d’eau et bien d’autres.

 « Sur les traces de Shere Kahn... Voyage naturaliste en Inde » - Diaporama de Jacques Bordon
 « Sur les traces de Shere Kahn... Voyage naturaliste en Inde » - Diaporama de Jacques Bordon

La découverte dans la nature de ces espèces rares et très menacées nous a comblés.

Cependant voyager en Inde sans s’affronter aux réalités démographiques et religieuses aurait été dommage. Aussi, avons-nous également visité New Dehli avec ses monuments, ses temples, son métro, ses quartiers commerçants, ses rues engorgées par une circulation dense et hétéroclite.

Ensuite, la visite du magnifique et célèbre Taj Mahal s’est imposée comme une évidence.

 « Sur les traces de Shere Kahn... Voyage naturaliste en Inde » - Diaporama de Jacques Bordon

Nous garderons de ce voyage des impressions très fortes et pour nous Gange et Brahmapoutre seront désormais bien davantage que des citations livresques.

Jacques Bordon

Venez nombreux !

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Prochains diaporamas :

Mardi 14 avril « Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack …1e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Mardi 28 avril – « Arbres remarquables », Sabrina Millot

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre - « Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 19:40
L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Le 3 mars, par une belle journée annonciatrice du printemps, nous sommes allés voir l’Hellébore vert à Naves-Parmelan. Nous avons d’ailleurs rencontré trois papillons : un papillon Citron et deux Petites Tortues de l’ortie qui se poursuivaient… En toile de fonds, le Parmelan.

En ce début du mois de mars, seules quelques fleurs sont épanouies, mais il y a de nombreux boutons.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.
L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Les fleurs de l’Hellébore vert sont peu nombreuses, vert jaunâtre, penchées, plus grandes et plus ouvertes que celle de l’Hellébore fétide.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Les fleurs sont composées de 5 sépales pétaloïdes. A la base des étamines, on aperçoit les pétales, très petits, en forme de cornets, les nectaires, qui sécrètent du nectar dont les insectes sont friands.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.
L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Sur cette photo, on a retourné les sépales pour mieux voir les cornets nectarifères.

Les grandes feuilles de la base n’ont pas encore poussé, on voit les feuilles de l’année passée qui sont en train de pourrir.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Dans notre région, l’Hellébore vert est beaucoup moins fréquent que l’Hellébore fétide.

On remarque la bordure rouge pourpre des sépales, c’est un signe pour les insectes que la fleur est déjà fécondée.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Voici des photos prises début juin au col des Aravis, la plante est plus développée.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

La fleur de gauche est en fruits, les follicules contiennent les graines. On voit à la base des follicules les nectaires (les pétales).

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Vous pouvez consulter le blog végétal de notre amie Foise du 22-4-2011.

Encore un peu de patience, le printemps va arriver…

Monique

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:19

Une Grue cendrée (Grus grus L. 1758- famille des Gruidés) hiverne tout près de chez nous, dans la plaine de Doussard-Lathuile. Roland Deluermoz l’a repérée le 20 janvier, il l’a revue 2 jours plus tard (internet « les chasseurs, sentinelles de la nature » 28-01-2015 - le Dauphiné 07-02-2015).  Un ornithologue de la LPO l’a notée le 24 janvier près des Vargiers, en compagnie de 9 hérons cendrés. Depuis, elle est observée régulièrement. Il est probable que cette Grue se trouve ici depuis plus longtemps.

 

1 Grue Doussard 01-02-2015 vers 12 h Claudie

                  Selma Lagerlöf : « Oiseau gris, vêtu de crépuscule, aux ailes ornées de longues plumes flottantes, une aigrette rouge sur la nuque » (en fait cette tache rouge, c’est de la peau nue, on ne la voit pas sur la photo) - 1e février, il neige

 

C’est étonnant de voir une Grue solitaire : en période de nidification les Grues vivent en couple. Le reste de l’année, elles vivent en grandes bandes qui réunissent parfois plusieurs milliers d’individus. La Grue cendrée est un oiseau sociable.

 

2 Grues cendrées Pologne

         Un couple de Grues. Pologne, 10 juillet  2013- Il est difficile de s’approcher des Grues, encore plus en période de nidification.

 

Pourquoi notre Grue est-elle seule et pourquoi hiverne-t-elle  dans notre région, loin des lieux habituels ?  Ne serait-elle pas mieux en Espagne, sous les chênes verts d’Estrémadure ?

Peut-être n’a-t-elle pas pu poursuivre le grand voyage avec ses compagnons parce qu’elle n’est pas en forme, malade, blessée ou simplement vieillissante ? Ou bien c’est un juvénile un peu rebelle qui a voulu n’en faire qu’à sa tête et qui s’est égaré ? Paul Géroudet : « La Grue solitaire est en général une égarée ou une handicapée ».

 

3 grue Doussard 04-02-2015 (12)

                             A l’arrière du corps, une touffe de plumes caractéristique des adultes,  la « queue de coq » - le 4 février, dans la neige.

 

Les Grues nichent dans le nord de l’Europe, en Scandinavie, en Pologne, dans les Pays Baltes, Russie, Sibérie… Après la nidification, elles se rassemblent  pour migrer vers le sud. Elles volent en triangle ou en chevrons, parfois elles se mettent à tournoyer en planant pour prendre de la hauteur grâce aux courants ascendants, puis elles reprennent leur vol en V, le cou tendu, les pattes s’alignant à l’horizontale. L’oiseau qui guide le groupe sera relayé par un autre.

 

4-grues-tableau-hotel-Pologne.JPG

                                                                     Tableau dans un hôtel de Pologne

 

Les Grues font des haltes pour se reposer et s’alimenter. Les lieux les plus fréquentés : le lac Hornborga dans le sud de la Suède, l’île de Rügen dans le nord de l’Allemagne, le lac du Der en Champagne (le 11 novembre 2014, 206 000 Grues : un record !), les Landes de Gascogne… Des Grues y passent l’hiver tandis que le gros de la troupe continue sa migration vers l’Espagne. Chaque année, elles s’arrêtent aux mêmes étapes.

 

5-Grues-lac-de-Der-panneau--1-.jpg

                                                                      Panneau, lac du Der

 

Les Grues  reprennent la route vers le nord pour gagner leurs zones de nidification de février à mars (le 15 février, 16 500 grues au lac du Der).

 

6-Grues-lac-de-Der-panneau-copie-1.jpg

                                                                          Panneau, lac du Der

 

Arrivées dans le sud de la Suède, c’est le moment des parades nuptiales, elles effectuent des danses spectaculaires.

« …Une Grue saute de ci, de là, les ailes déployées, pirouette sur place, ou bien court en battant des ailes, le corps horizontal et le cou replié, tantôt en ligne droite, tantôt en cercle… » Paul Géroudet

 

 « Les grands oiseaux aux longues pattes, aux fins cous déliés, aux petites têtes descendirent la pente comme en glissant et saisis d’un vertige mystérieux. Tout en glissant en avant, ils tournaient sur eux-mêmes, moitié volant, moitié dansant. Les ailes légèrement relevées, ils se mouvaient avec une rapidité incompréhensible. Leur danse avait quelque chose de singulier et d’étrange…  Il y avait de la sauvagerie dans cette danse … » - Selma Lagerlöf - La grande danse des grues à Kullaberg, 29 mars -(chapitre V « Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » 1906-1907)

 

Vous n’avez pas encore observé « notre » Grue ? Allez vite dans la plaine de Doussard, cherchez-la avec vos jumelles (indispensables !) du côté droit (direction Lathuile)…..

 

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                     La Grue doit consacrer beaucoup de temps à son alimentation. Ici elle se trouve près d’un tas de fumier, non loin de la salle polyvalente.

 

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   La neige a fondu. La Grue cherche sa nourriture à pas mesurés, elle broute des petites plantes, pique des bestioles, insectes, mollusques, vers de terre, parfois des petits vertébrés…

 

 

Espérons que notre Grue solitaire  ne se fera pas croquer par un renard, qu’elle ne tardera pas à repartir vers le nord  et qu’elle retrouvera ses congénères….

 

 

 

Monique

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 09:28

 proposé par le Groupe Nature de Faverges

mardi 24 février à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

 

Titre conf Buech 

 

 

Le Pays du Buech se situe dans le sud du département des Hautes-Alpes. Il est traversé du nord au sud par le Buech, cours d’eau formé par le Petit et le Grand Buech. C’est un lieu de passage en direction du sud, du Dauphiné et de Grenoble par le col de Lus-la-Croix-Haute, de l’Italie par Briançon et Gap.
C’est un pays de transition entre les Alpes du Nord et la Provence : le slogan de la région est d’ailleurs « Ici, la montagne est en Provence ». La température y est déjà plus douce, la végétation plus méditerranéenne, la nature prédomine. Le Buech est un véritable paradis pour les botanistes et les naturalistes.

Au cours de ce diaporama, Pierre Melin vous fera découvrir la flore très riche et particulière de cette région, beaucoup de plantes que l’on ne rencontre pas chez nous, en parcourant trois secteurs caractéristiques : une zone alluvionnaire des bords du Buech, une crête d’altitude aride et érodée, une prairie de fauche.

Pierre Melin

 

Dictamnus-albus-DD-Oxalid-Buech--8----Copie.JPG

Dictamnus albus, Fraxinelle

 

Adonis-estivalis-DD-Renoncul-Buech--7-.JPG

Adonis aestivalis, Adonis d'été

 

Linum suffruticosum DG Campanul Buech (1)

Linum suffruticosum, Lin ligneux


 

 

Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

 

Prochains diaporamas :

 

Mardi 17 mars  « Sur les traces de Shere Kahn, voyage naturaliste en Inde »,  Jacques Bordon

Mardi 14 avril  « Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack …1e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Mardi 28 avril – « Arbres remarquables », Sabrina Millot

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre  - «  Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

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