Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 09:16

Six jours inoubliables (du 11 au 16 juin) passés à Enveitg, petit village situé entre Font-Romeu et Andorre, dans le cadre d'un stage botanique organisé par l'association Pulsatille. Inoubliable par la météo, par l'hébergement, les repas, les paysages, la diversité des sites visités, mais surtout par le nombre de plantes et de fleurs rencontrées.

D'abord de nombreuses endémiques :

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

 

L'endressie des Pyrénées (Endressia pyrenaica) : peu spectaculaire, cette petite Apiacées rare ne se trouve que dans les Pyrénées Orientales et Occidentales. Ses feuilles sont plaquées au sol. Elle est classée Vulnérable sur la Liste rouge.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

La gentiane des Pyrénées (Gentiana pyrenaica) : cette petite gentiane est unique par sa couleur (bleu-violet) et la forme de sa corole (entonnoir à 10 lobes inégaux, les intermédiaires aussi grands que les principaux). Sa tige porte de nombreuses petites feuilles dures. Bien que présente seulement en Catalogne, elle ne fait l'objet d'aucune protection.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

L'orchis de Martrin-Donos (Anacamptis coriophora martrinii) : cette orchidée de couleur lie de vin est dédiée à Victor de Martrin-Donos (1800-1870), botaniste du Tarn. Elle se différencie de la sous-espèce coriophora par son très gros éperon. Elle fait l'objet d'une protection nationale.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

 

La benoite hispide (Geum hispidum) : cette rare benoite est très proche de la benoite urbaine qui elle est très courante. Elle est moins ramifiée, les fleurs moins ouvertes. Limitée aux Pyrénées orientales elle est classée Vulnérable.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

La renoncule des Pyrénées (Ranunculus pyrenaeus) : cette renoncule endémique des Pyrénées est difficilement différenciable de la renoncule de Kuepfer présente dans les hauts alpages alpins. Elle n'est pas protégée.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

La renoncule à feuilles de parnassie (Ranunculus parnassifolius subsp parnassifolius) : elle se différencie d'une sous-espèce présente dans les Alpes (heterocarpus) par des fleurs moins nombreuses et plus rosées.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)
QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

Le couscouil (Molopospermum peloponnesiacum) : cette grande Apiacée est la seule de son genre en France. Ses jeunes tiges sont récoltées, épluchées comme l'angélique et mangées crues en salade. Elle est protégée en PACA.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

 L'érodium à poils glanduleux (Erodium glandulosum) : 2 types de pétales pour cet étonnant Erodium. Les 2 du haut sont tachés de pourpre foncé. Il est endémique de la moitié Est des Pyrénées et est protégé en Occitanie.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

Le lis des Pyrénées (Lilium pyrenaicum) : je ne peux pas terminer cette première série de plantes des Pyrénées sans présenter cette plante-phare, avec ses fleurs jaunes aux étamines orangées et ses nombreuses feuilles étroites. C'est un peu l'équivalent de notre Lis martagon. Il est protégé dans 3 départements de la nouvelle région Occitanie.

  A suivre…                                                 

                                                                Pierre

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES VOYAGES
commenter cet article
11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 11:50

Lors de notre semaine dans le Péloponnèse, nous avons observé très souvent le petit mâle de Neoscona adianta, 4-5 mm.  

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Une femelle, plus grosse, sur le Chrysanthème à couronnes, Glebionis coronaria.

Remarquez le dessin dorsal blanc souligné de noir, en forme de feuille de chêne ou de lobes de fougère (cf Adiantum)

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

A Mistra, immobile sur une plante, la Pisaure admirable, Pisaura mirabilis (ou noviciae), prend un bain de soleil.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

 

Cette « Araignée-crabe » femelle, Thomisus onustus, attend ses proies sur les fleurs, dont elle adopte parfois la couleur.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Ce petit mâle de la même espèce est à l’affût sur un Anthemis : les 2 pattes antérieures plus longues, sont tenues écartées comme les pinces d’un crabe.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

En soulevant une grosse pierre, notre ami Maxime a découvert une très belle araignée : Eresus walkenaerius.

A côté d’elle, on peut voir les restes de ses proies.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous l’avons placée dans une boîte pour mieux l’observer : cette femelle mesure presque 40 mm !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Sur un autre site, se dissimulant dans les herbes, un mâle beaucoup plus petit et coloré, les pattes postérieures teintées de rouge : probablement Eresus kollari (anciennement E. niger)

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Cette espèce est appelée « Araignée coccinelle », car le mâle possède un abdomen rouge orné de 4 points noirs.

Eresus (walkenaerius ?) – mâle photographié à Rhodes en 2013 (pattes postérieures non teintées de rouge)

Eresus (walkenaerius ?) – mâle photographié à Rhodes en 2013 (pattes postérieures non teintées de rouge)

Au sud du Péloponnèse, Monemvassia est une petite ville fortifiée située au pied d’un rocher de 300 m de haut, sur une presqu’île. Un site exceptionnel !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous nous promenons dans le Kastro, la ville historique.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous nous promenons dans le Kastro, la ville historique. Sur les remparts, nous entendons et observons plusieurs Monticoles bleus (Merles bleus).

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous avons passé une semaine très intéressante dans le Sud du Péloponnèse et il y aurait beaucoup de choses à raconter !

 

                                                                     Claudie

Repost 0
Published by groupe nature - dans VOYAGES ARAIGNEES
commenter cet article
2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:58

En nous promenant dans le petit village de Viglos, nous avons rencontré le Lézard grec, Hellenolacerta graeca : dos non rayé, marqué de taches noires

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Et aussi ce lézard rayé de vert : c’est peut-être le Lézard de Tauride, Podarcis tauricus…

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Un gros escargot à coquille aplatie, portée presqu’à l’horizontale sur le dos de l’animal, dont le corps est parfois d’un beau bleu violet : c’est le « Mange-merde » ou « Peson », Zonites algirus, une espèce méditerranéenne de grande taille. Omnivore, il se délecte de déjections animales – d’où son nom vernaculaire -,  de la chair d’autres mollusques et de débris végétaux.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

La Piéride de Krüper, Pieris kruperi, fréquente les habitats arides à végétation maigre. Les papillons de printemps possèdent une grande aire verdâtre sous l’aile postérieure. On rencontre cette Piéride dans le Sud de la péninsule balkanique, Corfou et quelques îles de la mer Egée.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

La Mélitée égéenne, Melitaea ogygia, est difficile à distinguer de notre Mélitée des centaurées, Melitaea phoebe. Mais cette dernière n’est pas présente dans le Péloponnèse.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Le Marbré oriental, Euchloe ausonia, ressemble beaucoup au Marbré de Cramer, Euchloe crameri,  présent en France dans le Midi et sur le littoral atlantique. Mais il se trouve dans le S-E de l’Europe, de l’Italie à la Turquie.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Bien dissimulé dans la végétation, nous avons quand même repéré ce « Diablotin » ! En fait, c’est une jeune Empuse pennée, Empusa pennata – l’adulte est plus grand et possède des élytres.

Une étonnante créature, ce Diablotin !
Une étonnante créature, ce Diablotin !

Une étonnante créature, ce Diablotin !

Tête surmontée d’une sorte de cône, pattes avant ravisseuses, munies de fortes épines et repliées au repos. Abdomen toujours relevé.
Tête surmontée d’une sorte de cône, pattes avant ravisseuses, munies de fortes épines et repliées au repos. Abdomen toujours relevé.

Tête surmontée d’une sorte de cône, pattes avant ravisseuses, munies de fortes épines et repliées au repos. Abdomen toujours relevé.

                                                       Claudie

Repost 0
Published by groupe nature - dans VOYAGES REPTILES
commenter cet article
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 23:06

A Viglas nous avons noté plus de 70 espèces de plantes. En voici quelques-unes :

Le Trèfle orangé, Trifolium aurantiacum, ressemble à notre Trèfle champêtre, mais avec des inflorescences plus grosses et jaune orangé.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

On peut rencontrer l’Anthyllide à 4 feuilles, Tripodion tetraphyllum, en France, dans le Midi, en Corse. Fleurs petites, calice renflé en vessie.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Le Tétragonolobe pourpre s’appelle maintenant Lotus tetragonolobus. Les gousses à quatre ailes larges, ondulées, sont comestibles, la plante était cultivée autrefois.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

La Sauge trilobée, Salvia fruticosa = triloba, est une espèce orientale.  Les fleurs sont utilisées pour faire des infusions. Les feuilles ne sont pas toutes trilobées.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

La « Sauge de Jérusalem » est commune en Grèce, ses grandes fleurs jaunes sont très décoratives. Mais ce  n’est pas une sauge : Phlomis fruticosa. Cette plante de répartition est-méditerranéenne est souvent plantée dans le Midi, elle se naturalise parfois.

Ici, avec un Clairon, Trichodes sp
Ici, avec un Clairon, Trichodes sp

Ici, avec un Clairon, Trichodes sp

Il y a en Grèce 18 espèces d’Onosma, dont 11 espèces endémiques. Onosma frutescens, famille des Boraginacées. Fleurs jaune vif avec des touches d’orange, les étamines dépassent la corolle, poils simples. A Viglas, la plante était déjà fanée, les fleurs avaient viré au bleu marine.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Une autre Boraginacée, mais glabre (ou presque) : Cerinthe retorta a des bractées violettes, corolle jaune et violette.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Une Scabieuse, Lomelosia argentea, aux corolles périphériques très grandes, de mauve pâle à blanches. Quatorze espèces en Grèce, dont quatre endémiques. Famille des Caprifoliacées (« jadis » des Dipsacacées).

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

 

Une belle Saponaire rose, Saponaria calabrica

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Pour terminer voici une belle Campanule qui ornait les murs du village. Comme il y a en Grèce pas moins de 82 espèces (dont 42 endémiques) et que nous n’avons pas pu l’étudier de près, nous préférons ne pas la nommer…

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

                                Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans VOYAGES PLANTES
commenter cet article
28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 15:42

L’Euphorbe arborescente, Euphorbia dendroides L., est l’une des plantes caractéristiques de l’étage thermo-méditerranéen avec le Caroubier.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Elle pousse toujours à proximité de la mer sur des versants pierreux bien chauds.

Photo 2 – Au premier plan, la Sauge trilobée

Photo 2 – Au premier plan, la Sauge trilobée

Glandes jaunes en croissant, capsule lisse :

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Ramifications régulièrement dichotomiques :

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Elle aime la chaleur, mais c’est en hiver et au début du printemps qu’elle se porte le mieux.

On devine les fleurs jaunes de Calicotome villosa, l’une des plantes dominantes des collines du Péloponnèse au printemps.
On devine les fleurs jaunes de Calicotome villosa, l’une des plantes dominantes des collines du Péloponnèse au printemps.

On devine les fleurs jaunes de Calicotome villosa, l’une des plantes dominantes des collines du Péloponnèse au printemps.

Quelques pieds avaient même déjà complètement perdu leurs feuilles.

 

Quand les feuilles ont disparu, on voit bien les ramifications régulièrement dichotomiques.

Quand les feuilles ont disparu, on voit bien les ramifications régulièrement dichotomiques.

On peut admirer cette belle Euphorbe en France sur le littoral méditerranéen, dans le Var, les Alpes-Maritimes, la Corse…

Une autre grande Euphorbe typique des pays méditerranéens : Euphorbia charachias, grandes tiges ligneuses de 1 m de haut, nues à la base.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Glandes brun rougeâtre, cornes courtes et épaisses, capsule velue :

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Il existe de nombreuses variétés horticoles, on peut voir cette belle Euphorbe dans les plates-bandes chez nous à Faverges, en Haute-Savoie.

Les deux Euphorbes côte à côte

Les deux Euphorbes côte à côte

Le village semble plus ou moins abandonné. Mais l’église est en excellent état.  Au-dessus du mur, des Euphorbes arborescentes

Le village semble plus ou moins abandonné. Mais l’église est en excellent état. Au-dessus du mur, des Euphorbes arborescentes

                                                              Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans VOYAGES PLANTES
commenter cet article
20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 10:57

Commençons par un arbre imposant : le Caroubier, Ceratonia siliqua L., famille des Fabacées (sous-famille des Césalpinioïdées). C’est l’une des plantes caractéristiques de l’étage thermo-méditerranéen avec l’Euphorbe en arbre E. dendroides.

Le Caroubier aime la chaleur, il ne craint pas la sècheresse, il souffre lorsque la température tombe en-dessous de 5°C.

un vieux caroubier

un vieux caroubier

 

Les feuilles sont composées de folioles coriaces.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

Les fleurs, puis les fruits, sont placés directement sur le tronc et les branches : caractéristique des arbres « cauliflores », du latin caulis, tronc et flore, fleur. L’arbre de Judée et de nombreux arbres tropicaux sont « cauliflores » : p. ex. le cacaoyer, le jacquier, l’arbre boulet de canon etc.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

La floraison a lieu en automne. Elle est particulièrement abondante, les abeilles sont attirées en masse par l’odeur très forte, particulière, plutôt désagréable, des fleurs…

fleurs mâles,  photo prise en Turquie en novembre

fleurs mâles, photo prise en Turquie en novembre

L’arbre est « dioïque ». Il y a des arbres mâles et des arbres femelles.

fleurs mâles à gauche, étamines - et fleurs femelles à droite – photo prise en Turquie en novembre

fleurs mâles à gauche, étamines - et fleurs femelles à droite – photo prise en Turquie en novembre

Il faut que les pollinisateurs transportent le pollen sur les fleurs femelles !

Les fruits sont des gousses. Au printemps, ces gousses sont vertes, à maturité, en juillet, elles sont brun foncé. Elles ne s’ouvrent pas.

les gousses vertes en avril

les gousses vertes en avril

On appelle ces gousses « caroubes » ou encore « pains de St-Jean-Baptiste » (il se serait nourri de caroubes dans le désert, ainsi que de sauterelles et de miel…).

Les caroubes sont vendues sur les marchés.

caroubes, sur un marché en Turquie

caroubes, sur un marché en Turquie

Nous avons un ami suisse qui est très heureux quand il peut en acheter, nous n’avons pas essayé…

Les caroubes sont utilisées pour nourrir les bestiaux … pour faire des boissons fermentées, des sorbets, du chocolat pour diabétiques, comme additif (E410) ... La pulpe du fruit est bonne contre la toux et les diarrhées….

Au Portugal (nous étions en Algarve avec Pascal Jarige en mars), nous avons goûté une liqueur de caroubes, c’était bon !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

 

Mais nous n’avons pas testé le pain de caroube… La farine de caroube ne contient pas de gluten.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

Autrefois les graines servaient d’unité de mesure pour peser les épices, l'or et les pierres précieuses. Cet usage des graines du caroubier est à l'origine du mot « carat » : 1 carat = 200 mg = une graine.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

                                                                    Monique

Repost 0
Published by groupe nature - dans VOYAGES PLANTES
commenter cet article
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:43

 

Du 15 au 22 avril nous avons séjourné en Grèce, dans le sud du Péloponnèse, avec Pascal Jarige.

Le 17 avril, nous avons visité le Magne, l’une des trois péninsules, le « doigt » du milieu. C’est une région sauvage, aride et montagneuse.

Le matin, nous nous sommes promenés à dans un petit village abandonné, Viglas, très pittoresque avec ses hautes maisons en pierre. Très peu d’habitants y vivent toute l’année et pourtant une grande activité règne dans ce village…

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

En effet, nous y avons vu des centaines d’abeilles maçonnes, la Mégachiles des murailles, Megachile parietina, et leurs constructions étonnantes

La femelle de cette abeille maçonne est assez grande (1,5-2 cm), toute noire, les ailes enfumées avec de superbes reflets violets. Le mâle plus petit, a des ailes claires et un corps plus brun.

Megachile parietina, appelée autrefois Chalicodoma parietina

Megachile parietina, appelée autrefois Chalicodoma parietina

Cet insecte construit un nid fait d’argile et de sable agglutinés avec de la salive, sur des pierres ou contre les murs. Le nid ressemble à un amas de boue durcie, mais en réalité, il est fait de plusieurs cellules (jusqu’à 20) placées verticalement avec l’ouverture en haut.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Ces cellules ressemblent à de petites tours dont la surface extérieure est consolidée par de menus cailloux. Dès qu’une cellule est montée, l’abeille l’approvisionne en miel et en pollen, puis elle pond un œuf et clôt la chambrette avec de l’argile pour en bâtir une autre juste à côté. Lorsque toutes les cellules sont achevées, elle recouvre le tout d’une fine couche de mortier.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

A Viglas, ces petits nids d’argile collés sur les murs de pierre étaient regroupés en grand nombre !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Sur le chemin, nous avons observé ces nombreuses abeilles qui collectaient du sable, de l’argile, des graviers….

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

 

Puis nous les avons vues construire leurs petits nids d’argile : c’était passionnant !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Nous avons découvert des petites guêpes aux couleurs métalliques appelées « Guêpes dorées » et aussi « Guêpes-coucous » …. car elles parasitent les abeilles solitaires.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Chrysura varians pond dans les nids de la Mégachile des murailles : la larve aura son repas tout prêt, elle se nourrira de la larve victime !
 

A Viglas, plusieurs Chrysides allaient et venaient sur les constructions des abeilles et s’introduisaient dans les trous menant aux cellules

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (1) - Les abeilles maçonnes de Viglas, Megachila parietina

Une cuticule très épaisse protège ces parasites de l’aiguillon des Mégachiles et, en cas d’attaque, les guêpes –coucous se roulent en boule pour s’assurer une meilleure protection.

 

En France, le Chalicodome est en très grand danger. « The IUCN Red List of threatened species »  parle d’un déclin dramatique de cette espèce. Jadis l’espèce était répandue partout en France, aujourd’hui elle n’est présente que dans le sud. Mais elle est encore très répandue en Grèce.

                                                             Claudie

Repost 0
Published by groupe nature - dans INSECTES VOYAGES
commenter cet article
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 23:08

Bien avant les randonneurs et alpinistes, les premiers à s'aventurer en haute montagne ont été les chasseurs et les cristalliers. Ces derniers vendaient leur récolte aux joailliers de Genève ou de Milan. Dès 1637, on signale que "le cristal est parfaitement beau dans les glacières du Haut-Faucigny". Louis XIV possédait un "quartz fumé des glacières de Savoye".

Les hommes robustes de Chamonix prospectaient dans la vallée de la Mer de Glace, jusqu'au pied des Droites et des Courtes, riches en cristaux de quartz. Le plus célèbre de ces pionniers est Jacques Balmat (1762-1834), vainqueur du Mont-Blanc en 1786 avec le Dr M.G. Paccard. Au fil du temps, les cristaux sont devenus objets de curiosité, de souvenir, de collection.

J.Balmat

J.Balmat

Mais l'utilisation des cristaux est beaucoup plus ancienne puisque les hommes du paléolithique s'en servaient après taillage comme outils de découpe.

80 cristalliers sont aujourd'hui inscrits en tant que tels à la mairie de Chamonix. Ils profitent des chutes de rochers, des effondrements de pans de montagne, des mises à jour des flancs de glacier suite à la fonte, pour découvrir de nouveaux cristaux. Il faut se rappeler que la Mer de Glace atteignait le village des Bois au cours du petit âge glaciaire (dans les années 1850). Au cours des dernières années avec l'augmentation des températures, son épaisseur s'est réduite de 3.50m.

Quartz

Quartz

Le massif du Mont-Blanc offre en abondance des cristaux de quartz de couleur hyalin (transparent), fumé ou noir, mais aussi de fluorite verdâtre ou plus exceptionnellement rose à rouge vif.

Fluorite rouge

Fluorite rouge

Ces cristaux se sont formés il y a des millions d'années, à quelque 20kms de profondeur, sous l'effet d'une circulation d'eau à 450°, chargée de dioxyde de silicium, à très forte pression. La couleur plus ou moins fumé du quartz est due aux radiations d'uranium présent à très faible dose dans le granit. Les effets de la tectonique des plaques se chargent de faire remonter le tout : 1mm par an.

Fluorite violette - Dioptase
Fluorite violette - Dioptase

Fluorite violette - Dioptase

Pyrite - Quartz fumé
Pyrite - Quartz fumé

Pyrite - Quartz fumé

Gypse

Gypse

Tous ces cristaux (plus de 500) sont aujourd'hui exposés au Musée des cristaux de Chamonix créé en 2007.

Musée  des cristaux

Musée des cristaux

Un club de minéralogistes créé en 1996, comptant 200 membres bénévoles, se charge d'animer les visites et autres manifestations annuelles (bourse, journée internationale…). Ce musée s'enorgueillit par ailleurs d'accueillir des collections privées ou d'autres musées, comme par exemple en ce moment les magnifiques cristaux d'azurite provenant des mines de cuivre de Chessy (Rhône), prêtés par le musée des Confluences de Lyon.

Azurite
Azurite

Azurite

Azurite

Azurite

Dans le cadre d'une sortie du groupe Géologie d'AVF Annecy (Accueil des Villes Françaises), nous avons eu droit ce 18 mai 2017 à une visite guidée et commentée par un cristallier : très enrichissant !

(photos B. Guéneau et P. Melin)                                                                   Pierre

Repost 0
Published by groupe nature - dans DIVERS NATURE
commenter cet article
11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 12:31

Si vous empruntez le chemin de Compostelle qui remonte vers le Nord depuis l'église Saint-Aquilin de Frangy, vous ne tarderez pas à découvrir en cette période l'Ornithogale à fleurs penchées, au sommet d'un pré en pente, juste en-dessous du hameau de Collonges. C'est que cette plante vivace aime les sols calcaires, bien exposées. On ne peut pas la manquer, elle est présente ici en très grand nombre au milieu des Muscaris. J'ai pu la découvrir et l'admirer le 30 mars 2017. Et pourtant elle est ordinairement une habituée des champs cultivés, vergers.

Honorius nutans, Ornithogalum nutans, l'Ornithogale à fleurs penchées

Plusieurs personnes du Groupe Nature ont ainsi pu l'admirer à Marlens le 24 avril 2009 le long de la piste cyclable en direction de Faverges (voir Blog du 29 avril 2009).

Elle fait partie de la famille des Asparagacées et elle est la seule espèce du genre Honorius en France. Honorius nutans est originaire des pays helléniques. C'est une plante à bulbe de 30 à 40cm de haut qui présente un épi de 4 à 10 grandes fleurs blanches sur le devant, verdâtres à l'arrière, toutes tournées du même côté.

Honorius nutans, Ornithogalum nutans, l'Ornithogale à fleurs penchées

D'un blanc pur, avec ses 6 tépales, elle est appelée parfois "Etoile de Bethléem". Les bourgeons floraux sont dressés et les fleurs ouvertes sont légèrement pendantes (nutans veut dire "hocher de la tête"). Les feuilles sont molles, linéaires et dépassent la tige.

Honorius nutans, Ornithogalum nutans, l'Ornithogale à fleurs penchées
Honorius nutans, Ornithogalum nutans, l'Ornithogale à fleurs penchées

Dans son ouvrage "La flore rare ou menacée de Haute-Savoie", Denis Jordan considère cet Ornithogale comme étant vulnérable et menacé, notamment par les activités agricoles ou divers aménagements. Plusieurs groupements de cet Ornithogale sont signalés dans 8 communes du département, mais c'est bien sur la commune de Frangy que l'on peut encore les voir en nombre.

Honorius nutans, Ornithogalum nutans, l'Ornithogale à fleurs penchées

En France, on ne le trouve que dans les régions alpines étendues à la bordure de la côte méditerranéenne et dans quelques rares départements français. Honorius nutans est protégé en Alsace et en Rhône-Alpes par arrêté interministériel complétant la liste nationale des espèces végétales protégées.

Cette belle plante est très décorative et des cultivars sont proposés dans les jardineries. Son port est alors plus élancé et les tépales plus verdâtres.

                                                               Pierre

Repost 0
Published by groupe nature - dans PLANTES
commenter cet article
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 22:28

 

Proposé par le Groupe Nature de Faverges

Mardi 11 avril à 20 h

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)

Coccinelle à 7 points - Coccinella septempunctata

Coccinelle à 7 points - Coccinella septempunctata

Vous pensez connaître les coccinelles ?

Savez-vous qu'une cinquantaine d'espèces appartenant à cette famille vivent en Haute-Savoie et le triple en France ?

Coccinelle à 14 points, Calvia quatuordecimguttata  -   Coccinelle asiatique, Harmonia axyridis
Coccinelle à 14 points, Calvia quatuordecimguttata  -   Coccinelle asiatique, Harmonia axyridis

Coccinelle à 14 points, Calvia quatuordecimguttata - Coccinelle asiatique, Harmonia axyridis

Que ces insectes utiles au jardinier et redoutables prédateurs de pucerons, peuvent aussi être de paisibles mangeurs de champignons ou des herbivores redoutés ? Que la plus petite tient sur une tache de la plus grosse ?

Larve de Coccinelle asiatique

Larve de Coccinelle asiatique

Venez découvrir ce qu'est une coccinelle, comment les trouver, les reconnaître, et visiter avec nous le monde des coccinelles de Haute-Savoie, dans les bois, les prairies sèches, les marais ou les montagnes...

Bernard BAL

Mission Connaissance et Expertise, Asters

Entrée libre

 

Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet.

Prochain diaporama :

Mardi 25 avril : « En Ouzbékistan », Danielle Bessac (à Faverges, 20 h, Maison des Associations)

Repost 0
Published by groupe nature - dans INFOS INSECTES
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du groupe nature
  • Le blog du groupe nature
  • : passionnés de nature...
  • Contact

Rechercher

Catégories