Samedi 25 octobre 2014 6 25 /10 /Oct /2014 21:51

 

Nous sommes partis du 12 au 14 juillet avec la Groupe Nature en Tarentaise, au Mont Cenis.

 

Le Mont Cenis est connu de longue date pour sa richesse floristique exceptionnelle. Pendant ces trois jours, le temps n’a pas été très ensoleillé, mais nous avons pu découvrir des plantes très intéressantes.


   Le jour de notre arrivée, le temps est exécrable. Il pleut à verse. Nous mangeons notre pique-nique au gîte « le Toët » qui nous hébergera pendant ces trois jours. Il est  situé au bord du lac du Mont Cenis.

Quelle chance ! Le repas terminé, la pluie s’arrête et nous nous mettons en route.

 

Groupe-Mt-Cenis--2-.jpg

 

Du barrage du Mont Cenis, nous herborisons tout en montant au Fort Variselle (2006 m).

 

Dans une pelouse, la Silène sans tige (Silene acaulis) aux fleurs roses portées par un pédoncule de 3 cm, au calice tronqué à la base.

 

Silene-acaulis-ssp.jpg

 

L’Oeillet œil-de-paon (Dianthus pavonius) fréquent en Maurienne.

 

Dianthus-pavonius.jpg

 

L’Alysson des montagnes (Alyssum montanum) aux pétales jaune vif légèrement échancrés.

 

Alyssum-montanum--3-.jpg

 

Au coeur d’une marguerite, une Tenthrède (Tenthredo notha) a capturé une petite mouche.

 

DI-Tenthredo-notha-Tenthrede-Mont-Cenis---3-.JPG

 

La chenille très velue du Bombyx du chêne (Lasiocampa quercus) vit sur de nombreuses plantes : la Myrtille commune, la Myrtille des marais, la Ronce, la Callune vulgaire …et plus rarement sur le Chêne. Nous l’avons observée à deux reprises.

 

LAS-Lasiocampa-quercus-Bombyx-du-chene-chenille-Mt-Cenis.JPG

 

Le Ptérophore du tussilage (Platyptilia gonodactyla -ou calodactyla ?-) est beige taché de brun. Les Ptérophores ont des ailes en lobes étroits et plumeux (aile antérieure à 2 lames, aile postérieure à 3 ou 4 lames fortement frangées).

 

PTE-Platyptilia-gonodactyla-ou-calodactyla-PF-Pterophore-d.JPG

 

Dans une mégaphorbiaie, le Saule de Lagger (Salix laggeri) : on le reconnaît à ses rameaux de deux ans gris-tomenteux, non striés sous l’écorce et à ses stipules très petites.

 

Salix-laggeri-Mt-Cenis---5-.jpg

 

Les éperons nectarifères de l’Ancolie alpine, (Aquilegia alpina) sont troués : le bourdon les perce pour accéder au nectar plus facilement !

 

Ancolies.jpg

 

Le Saule glauque (Salix glaucosericea) aux feuilles lancéolées velues-soyeuses surtout dessous.

 

Salix-glaucosericea.jpg

 

Dans des blocs rocheux, la Sabline à grandes fleurs (Arenaria grandiflora), une plante rare, connue en Savoie  uniquement du secteur du Mt Cenis. Fleurs à longs pétales blancs, feuilles aristées (terminées par une pointe).

 

Arenaria-grandiflora--7-.jpg

 

La Véronique d’Allioni, (Veronica allionii) : tige couchée, feuilles nombreuses et coriaces,inflorescence compacte.

 

Veronica-allionnii.jpg

 

Plus loin, la Scrophulaire du Jura, Scrophularia canina ssp juratensis, caractérisée par des glandes stipitées.

 

Scrophularia-juratensis-Mont-Cenis--2-.jpg

 

Nous distinguons le Sisymbre d’Autriche (Sisymbrium austriacum)  de la Fausse roquette à feuilles de cresson (Erucastrum nasturtiifolium), ici côte à côte.

 

Sisymbrium-austriacum.jpg

                                                                                Sisymbrium austriacum

 

Erucastrum-nasturtiifolium-.jpg

 

Erucastrum-nasturtiifolium---3-.jpg

                                                                    Erucastrum nasturtiifolium

 

Une marmotte s’enfuit à notre approche.

 

marmotte---Copie.JPG

 

L’Orangé des alpages, (Crocota tinctaria), papillon orange pâle aux ailes frangées, très commun.

 

GEO-Crocota-tinctaria-Safranee-des-alpages-Combe-Clery-Mt.JPG

 

Nous approchons du Fort Variselle. Au Mont Cenis de nombreux forts jalonnent la frontière, témoins d’un passé militaire : forts italiens, français, sardes (Ronce, Pattacreuse, Variselle, Malamot…) Bâtis en hauteur, ils bénéficient de beaux points de vue et sont le but de randonnées.

Une Niverolle alpine (Montifringilla nivalis) a construit son nid dans le mur.

 

Niverolle---Copie.JPG

 

La Niverolle ou « Pinson des neiges » habite les montagnes de 2000 à 3100 m. Sédentaire, elle passe l’hiver, souvent près des restaurants d’altitude. Elle ne descend en plaine, qu’exceptionnellement lors d’hivers rigoureux. En dehors de la saison de nidification, elle vit en petits groupes.

 

Mais une bonne averse se prépare. La descente sera rapide !

Au gîte, nous apprécierons le poêle bien chaud pour faire sécher vêtements et chaussures, et un bon repas de diots et polente..

 

                                                                                                             (à suivre…)

 

                                                                                                                                   Claudie 

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Vendredi 17 octobre 2014 5 17 /10 /Oct /2014 10:10

Une exposition sur « Ces Plantes qui nous régalent » : Pierre M. nous donne des recettes à base de plantes sauvages, pour préparer apéritifs, liqueurs, vins et sirops.

 

expo-Pierre.jpg

 

Robert Ch. nous initie au vaste monde des Insectes : 80% des animaux qui peuplent la terre font partie de la classe des insectes. Plus d’un million d’espèces sont connues….mais il en reste au moins autant à découvrir !

 

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Il nous présente quelques petites bêtes dans des terrariums.  Cette exposition sera complétée l’année prochaine.

 

MAN-Mantis-religiosa-devore-un-papillon---7----Copie.JPG

                                                                  Mante religieuse dévorant une Piéride.

 

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                                                           Nids en mortier de Guêpe maçonne, Chalicodoma (parietina?)

Insectes-expo-Robert-2014--12-.JPG

                                     Nids de Guêpes papetières (ébauches) trouvés dans un nichoir.

 

Comme ces dernières années, nous avons montré les principales plantes invasives de notre région qu’il faut savoir reconnaître :

la Renouée du Japon prolifère surtout le long des rivières, très difficile à éradiquer, c’est un véritable fléau qu’il faut combattre

 

Renouees-Chaise.jpg

 

l’Impatience de l’Himalaya, une jolie plante mellifère qui forme des peuplements denses ce qui réduit la biodiversité locale

Impatiens---3-.jpg

 

le Buddleja, ses fleurs attirent les papillons, mais il se propage rapidement et porte préjudice à la flore locale

 

Buddleia.jpg

 

le Solidage ou Verge d’or,  par ses racines souterraines il colonise des espaces naturels humides intéressants, la Réserve du Bout du lac par exemple

 

Solidago-gigantea-montgirod.jpg

 

l’Onagre aux grandes fleurs jaunes pousse le long des routes, il ne pose pas de très gros problèmes

 

Oenothera-biennis-9.9.06.JPG.jpg

 

la Berce du Caucase  avait commencé à envahir le marais de Giez côté Doussard, mais elle a été stoppée.

 

l’Ambroisie  ne pose pas encore de problèmes dans la région de Faverges mais elle peut se répandre rapidement et elle provoque de graves allergies. Il faut donc savoir la reconnaître et l’arracher dès son apparition ! Cette année nous avons présenté 7 grands panneaux sur cette plante, prêtés par l’ARS (Agence Régionale de la Santé- cité administrative) que nous remercions.

 

Ambroisie-panneaux-ARS-expo-2014--1-.jpg

 

Ambroisie-copie-1.jpg

                                                          Ambroisie dans un massif de fleurs à Frontenex

 

 

 

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Cette année encore, Odile D. avec l’aide de Fifine, nous a préparé un succulent repas…t nous étions 34 à le partager !

 

repas-expo-2014--9-.jpg

 

Le lundi nous avons accueilli 12 classes (écoles de Viuz et  Cassin).

 

Le nombre des visiteurs a été moins élevé (330 personnes) que ces 2 dernières années. Les causes : un temps trop beau pour aller s’enfermer dans une expo…. Peu de champignons dans les forêts…des manifestations dans les environs… et surtout le vide-grenier de Tokspo qui nous a amené de nombreux visiteurs ces deux dernières années a eu lieu le week-end précédent !

 

 

 

Un grand merci à tous ceux qui ont contribué au succès de cette exposition !

 

                                                                                                                            Monique et Claudie

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Jeudi 9 octobre 2014 4 09 /10 /Oct /2014 13:05

Cet automne 2014 n’augurait rien de bon : les pluies abondantes de cet été avaient provoqué des « poussées » exceptionnellement précoces en juillet et août (belles récoltes de bolets), mais ces dernières semaines,  les conditions climatiques  défavorables  (…pour les champignons, mais ce fut un mois de septembre très agréable !) faisaient craindre le pire. Pourtant, à force d’arpenter les forêts, nous avons pu montrer quand même 255 espèces aux visiteurs.

 

Champignons-panier--2-.jpg

 

Beaucoup de Chanterelles mais peu de Bolets et d’Amanites…

 

Cantharellus-cibarius-Le-Cernix--2-.jpg

                                                    Cantharellus cibarius, Girolle, Chanterelle

Gomphus-clavatus-le-Cretoux-st-Jo--3-.jpg

                                                      Gomphus clavatus, Chanterelle violette, Oreille d'âne

 

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                                                          Coprinus comatus, Coprin chevelu

 

La star des expositions, l’Amanite phalloïde, trouvée en un seul exemplaire par Jean-Marc au Roc de Chère le jeudi, était méconnaissable le dimanche.

 

Amanita-phalloides.jpg

 

Un grand merci aux déterminateurs qui sont venus nous aider : Henri Robert (Maurienne), Roger Fillion (Bellegarde), Pierre Roux (Rumilly), Odette Lussiana (Ugine).

 

expo-vue-d-ensemble.jpg

 

Pour la première fois, nous avons présenté 8 panneaux didactiques prêtés par la FMBDS (Fédération Mycologique et Botanique Dauphiné Savoie, le Groupe Nature est affilié à cette fédération) :

Le règne fongique - les champignons étaient jadis considérés comme des végétaux inférieurs non chlorophylliens, aujourd’hui ils sont érigés  en règne autonome. Tout en ressemblant aux plantes les champignons seraient plus proches …des animaux !

Les 4 divisions du règne fongique : les Ascomycètes, les Basidiomycètes et 2 groupes de champignons primitifs. Les Myxomycètes, rangés dans le règne des Protistes et les Mildious   placés dans le règne des Chromistes aux côtés des algues brunes sont des « faux champignons »

Comment se reproduit un champignon ? le mycélium, les ronds de sorcières…

Les rôles des champignons dans la nature : les saprophytes décomposent la matière organique morte, le bois mort, les feuilles mortes etc. Ils jouent un rôle important de nettoyeurs ! Les parasites  s’attaquent à la matière organique vivante. Les symbiotes forment une association à bénéfices réciproques : les lichens (symbiose entre un champignon et une algue)- les mycorhizes (symbiose entre une plante et le mycélium d’un champignon, les bénéfices réciproques sont considérables)

L’identification des champignons

La morphologie des champignons

Quelques champignons mortels : 3 à 20 jours après l’ingestion, syndrome cortinarien (Cortinaire orellanus), 2 à 3 jours après l’ingestion, syndrome myopathique (Tricholome équestre considéré  jusqu’à il y a quelques années comme un excellent comestible !!!), 12 h après l’ingestion, syndrome phalloïdien (Amanite phalloïde, Galère marginée…  champignons MORTELS : destruction du foie)

 

Panneaux-myco--6-.jpg

 

Quelques champignons toxiques

 

Panneaux-myco-copie-1.jpg

 

 A l’entrée, les magnifiques champignons sculptés avec talent par notre ami Noël Baschenis font l’admiration de tous.

 

champis-en-bois-Noel-Baschenis-2014--5-.jpg

 

champis-en-bois-Noel-Baschenis-2014--3-.jpg

 

Christophe nous présente des fossiles trouvés dans la région Rhône Alpes.

 

Fossiles.jpg

 

Geologie-expo-2014--4-.jpg

 

Sabrina nous apprend à reconnaître les baies et fruits sauvages, certains comestibles, mais beaucoup toxiques. Sur les fiches qu’elle a faites elle nous donne des recettes.

 

Baies.jpg

 

Baies--2-.jpg

 

Elle nous montre les bienfaits de certaines plantes comme le Souci, l’Ortie…

 

souci.jpg

 

Le magnifique panneau, réalisé par Paulette Ch., représente l’Eglantier et la Belladone :

On fait de bonnes confitures avec les fruits de l’Eglantier, les cynorrhodons (ou « gratte- cul » !), c’est beaucoup de travail !

 

eglantier.jpg

 

Les baies noires de la Belladonne contiennent un poison mortel, mais jadis, les Italiennes élégantes utilisaient une préparation à base de jus de Belladonne pour dilater les pupilles, ce qui leur donnait un regard attirant (belle donna, belle dame).

Paulette a eu la bonne idée de s'inspirer de dessins de Christophe Hennequin publiés dans la Garance voyageuse.

 

Belladonne.jpg

 

                                                                                                       Monique et Claudie (à suivre...)

 

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Vendredi 3 octobre 2014 5 03 /10 /Oct /2014 06:21

L’exposition d’automne de Faverges est terminée !exposition-septembre-2014.jpg

Ce week-end c’est au tour d’Ugine

Venez nombreux voir notre exposition !

Champignons, baies, plantes….seront à l’honneur !

 

Sabrina

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Samedi 27 septembre 2014 6 27 /09 /Sep /2014 22:37

Lorsque nous sommes arrivés à Sampeyre en fin d’après-midi, nous avons commencé à herboriser avec nos amis botanistes, tout près de l’hôtel Torinetto, le long du torrent Varaita.

 

Nous avons reconnu la Râpette couchée, Asperugo procumbens à ses fruits plats et garnis de poils raides et crochus. Les fleurs bleues sont très petites et discrètes. La plante accroche -c’est une Boraginacée !- les tiges et les feuilles sont hérissée d’aiguillons.

 

1-Asperugo-procumbens---2-.jpg

 

   L’Astragale pois chiche, Astragalus cicer : calice et gousses velus, 8 à 15 paires de folioles  

 

Astragalus-cicer-2.jpg

 Et un peu plus loin, l’Astragale réglisse, Astragalus  glycyphyllos, lui ressemble un peu, mais le calice est glabre et il y a seulement 4-6 paires de folioles.

 

Astragalus-glycyphyllos-Sampeyre--2-.jpg

  L’Onopordon fausse-acanthe ou Pet d’âne, Onopordum  acanthium, une grande plante à tiges ailées épineuses, vert blanchâtre, très cotonneuses.  

 

Onopordon acanthium bord du torrent Sampeyre jour 0 -


Une belle population de Chardon penché, Carduus nutans 

 

Carduus-nutans.jpg

La Julienne des Dames, Hesperis matronalis : une Brassicacée aux fleurs lilas ou blanches.

 

Hesperis-matronalis-Brenod.jpg

  Une Zygène aux taches rouges allongées, la Zygène de la gesse, Zygaena romeo : mais la détermination certaine passe par l’étude des genitalia…

 

Zygaena-romeo-Sampeyre-RF--2-.jpg                                                                              (photo Roger Fillion)

 

La Coquille d’or, Adela degeerella  Nous observons une femelle : le mâle a des antennes encore beaucoup plus longues !

 

Adela-degeerella-Coquille-d-or--femelle--antennes---courtes.JPG

  Un accouplement de petits papillons noirs à taches blanches : le Sphinx du pissenlit, Amata phegea (= Synthomis phegea)  Malgré son nom, ce n’est pas un Sphinx, mais une Ecaille  (Arctiidae).

L’abdomen noir est orné de deux anneaux jaunes caractéristiques. C’est une espèce méridionale.

 

ARC-Amata-cf-phegea-Sphinx-du-pissenlit.-26-juin-Sampeyre.JPG

Le Cercope intermédiaire, Cercopis intermedia (pattes noires, mais rouges à la base) : il prend la fuite par un brusque saut suivi d’un long vol.

 

HOM-Cercopis-intermedia-Sampeyre--4----Copie.JPG

  Le Doryphore, Leptinotarsa decemlineata, originaire d’Amérique du nord : d’habitude on le trouve sur les plants de pomme de terre, mais ici il n’est même pas sur une plante de la famille des Solanacées !

 

COL-Leptinotarsa-decemlineata-Doryphore-Sampeyre--2----Copi.JPG

  Un ravissant petit charançon revêtu de squamules bleu-vert, le Charançon de l’ortie, Phyllobius urticae.

 

Philobius-urtica-RF.jpg                                                                           (photo Roger Fillion)

 

Le Géranium à tige noueuse, Geranium nodosum -

 

Geranium-nodosum--3-.jpg

  Au bord de la rivière Varaita, 12 km en aval de Sampeyre, notre ami Roger F. a photographié la belle Fougère autruche, Matteuccia struthiopteris (du grec « struthion »  autruche  et « pteris » fougère, car les grandes frondes (jusqu’à 1 m de long, parfois plus) évoquent des plumes d’autruche.

 

Mateuccia-struthiopteris6.jpg

 

Mateuccia-struthiopteris1.jpg

                                                                     Photos Roger Fillion


Le nom de genre honore Carlo Matteucci (1811-1868), physicien et homme politique italien.

Au centre, des frondes fertiles et tout autour des frondes stériles.

En France, cette plante est très rare : elle jouit d’une Protection Nationale.

Elle a été découverte en 1991 dans les Vosges. Elle est naturalisée en Lorraine et dans le Bas-Rhin.

On la rencontre plus facilement dans l’est et le nord de l’Europe.

 

   Tous les soirs, au bord du torrent et sur le parking de l’hôtel, nous avons observé avec beaucoup d’intérêt les ballets aériens lumineux des Lucioles, Luciola italica (ou Luciola lusitanica), petit coléoptère au thorax jaune orangé et aux élytres bruns appartenant aux Lampiridae .

 

 

 

post-4822-1181590389.jpg                                                                          Photo : Internet

 

  Chez les lucioles, mâles et femelles sont ailés, mais les femelles ne volent pas.

Les mâles émettent en vol un signal lumineux assez puissant sous forme d’éclairs répétitifs.

Ces flashes lumineux ont lieu les nuits de printemps et d'été.

Leurs gros yeux noirs très sensibles à la lumière repèrent la lumière émise par les femelles et permettent ainsi aux couples de se trouver pour assurer la reproduction.

Les lucioles émettent cette lumière verte par les derniers segments abdominaux. Cette lueur est produite grâce à un mélange de deux substances sécrétées, la luciférine et la luciférase.

Œufs et larves sont également luminescents.

 

On rencontre des lucioles dans le Midi, les Alpes maritimes, la Corse.

 

  Bien sûr, ne pas confondre avec le Lampyre appelé « Ver luisant », Lampyris noctiluca !

Pour cette espèce, les femelles sont aptères et ressemblent à une larve. Pour attirer les mâles,  elles produisent une lumière verdâtre.

 

Quelle chance d’avoir observé ce phénomène de plus en plus rare de nos jours, par suite de la pollution lumineuse, de l’emploi de pesticides !

  

                                                                                                                          Claudie

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