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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:19

Une Grue cendrée (Grus grus L. 1758- famille des Gruidés) hiverne tout près de chez nous, dans la plaine de Doussard-Lathuile. Roland Deluermoz l’a repérée le 20 janvier, il l’a revue 2 jours plus tard (internet « les chasseurs, sentinelles de la nature » 28-01-2015 - le Dauphiné 07-02-2015).  Un ornithologue de la LPO l’a notée le 24 janvier près des Vargiers, en compagnie de 9 hérons cendrés. Depuis, elle est observée régulièrement. Il est probable que cette Grue se trouve ici depuis plus longtemps.

 

1 Grue Doussard 01-02-2015 vers 12 h Claudie

                  Selma Lagerlöf : « Oiseau gris, vêtu de crépuscule, aux ailes ornées de longues plumes flottantes, une aigrette rouge sur la nuque » (en fait cette tache rouge, c’est de la peau nue, on ne la voit pas sur la photo) - 1e février, il neige

 

C’est étonnant de voir une Grue solitaire : en période de nidification les Grues vivent en couple. Le reste de l’année, elles vivent en grandes bandes qui réunissent parfois plusieurs milliers d’individus. La Grue cendrée est un oiseau sociable.

 

2 Grues cendrées Pologne

         Un couple de Grues. Pologne, 10 juillet  2013- Il est difficile de s’approcher des Grues, encore plus en période de nidification.

 

Pourquoi notre Grue est-elle seule et pourquoi hiverne-t-elle  dans notre région, loin des lieux habituels ?  Ne serait-elle pas mieux en Espagne, sous les chênes verts d’Estrémadure ?

Peut-être n’a-t-elle pas pu poursuivre le grand voyage avec ses compagnons parce qu’elle n’est pas en forme, malade, blessée ou simplement vieillissante ? Ou bien c’est un juvénile un peu rebelle qui a voulu n’en faire qu’à sa tête et qui s’est égaré ? Paul Géroudet : « La Grue solitaire est en général une égarée ou une handicapée ».

 

3 grue Doussard 04-02-2015 (12)

                             A l’arrière du corps, une touffe de plumes caractéristique des adultes,  la « queue de coq » - le 4 février, dans la neige.

 

Les Grues nichent dans le nord de l’Europe, en Scandinavie, en Pologne, dans les Pays Baltes, Russie, Sibérie… Après la nidification, elles se rassemblent  pour migrer vers le sud. Elles volent en triangle ou en chevrons, parfois elles se mettent à tournoyer en planant pour prendre de la hauteur grâce aux courants ascendants, puis elles reprennent leur vol en V, le cou tendu, les pattes s’alignant à l’horizontale. L’oiseau qui guide le groupe sera relayé par un autre.

 

4-grues-tableau-hotel-Pologne.JPG

                                                                     Tableau dans un hôtel de Pologne

 

Les Grues font des haltes pour se reposer et s’alimenter. Les lieux les plus fréquentés : le lac Hornborga dans le sud de la Suède, l’île de Rügen dans le nord de l’Allemagne, le lac du Der en Champagne (le 11 novembre 2014, 206 000 Grues : un record !), les Landes de Gascogne… Des Grues y passent l’hiver tandis que le gros de la troupe continue sa migration vers l’Espagne. Chaque année, elles s’arrêtent aux mêmes étapes.

 

5-Grues-lac-de-Der-panneau--1-.jpg

                                                                      Panneau, lac du Der

 

Les Grues  reprennent la route vers le nord pour gagner leurs zones de nidification de février à mars (le 15 février, 16 500 grues au lac du Der).

 

6-Grues-lac-de-Der-panneau-copie-1.jpg

                                                                          Panneau, lac du Der

 

Arrivées dans le sud de la Suède, c’est le moment des parades nuptiales, elles effectuent des danses spectaculaires.

« …Une Grue saute de ci, de là, les ailes déployées, pirouette sur place, ou bien court en battant des ailes, le corps horizontal et le cou replié, tantôt en ligne droite, tantôt en cercle… » Paul Géroudet

 

 « Les grands oiseaux aux longues pattes, aux fins cous déliés, aux petites têtes descendirent la pente comme en glissant et saisis d’un vertige mystérieux. Tout en glissant en avant, ils tournaient sur eux-mêmes, moitié volant, moitié dansant. Les ailes légèrement relevées, ils se mouvaient avec une rapidité incompréhensible. Leur danse avait quelque chose de singulier et d’étrange…  Il y avait de la sauvagerie dans cette danse … » - Selma Lagerlöf - La grande danse des grues à Kullaberg, 29 mars -(chapitre V « Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » 1906-1907)

 

Vous n’avez pas encore observé « notre » Grue ? Allez vite dans la plaine de Doussard, cherchez-la avec vos jumelles (indispensables !) du côté droit (direction Lathuile)…..

 

7--15-2-7-salle-polyv-Doussard-13-h-30--6--copie-1.jpg

                     La Grue doit consacrer beaucoup de temps à son alimentation. Ici elle se trouve près d’un tas de fumier, non loin de la salle polyvalente.

 

8-grue-Doussard-15-2-2015-14-h-10--2-.jpg

 

   La neige a fondu. La Grue cherche sa nourriture à pas mesurés, elle broute des petites plantes, pique des bestioles, insectes, mollusques, vers de terre, parfois des petits vertébrés…

 

 

Espérons que notre Grue solitaire  ne se fera pas croquer par un renard, qu’elle ne tardera pas à repartir vers le nord  et qu’elle retrouvera ses congénères….

 

 

 

Monique

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 09:28

 proposé par le Groupe Nature de Faverges

mardi 24 février à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

 

Titre conf Buech 

 

 

Le Pays du Buech se situe dans le sud du département des Hautes-Alpes. Il est traversé du nord au sud par le Buech, cours d’eau formé par le Petit et le Grand Buech. C’est un lieu de passage en direction du sud, du Dauphiné et de Grenoble par le col de Lus-la-Croix-Haute, de l’Italie par Briançon et Gap.
C’est un pays de transition entre les Alpes du Nord et la Provence : le slogan de la région est d’ailleurs « Ici, la montagne est en Provence ». La température y est déjà plus douce, la végétation plus méditerranéenne, la nature prédomine. Le Buech est un véritable paradis pour les botanistes et les naturalistes.

Au cours de ce diaporama, Pierre Melin vous fera découvrir la flore très riche et particulière de cette région, beaucoup de plantes que l’on ne rencontre pas chez nous, en parcourant trois secteurs caractéristiques : une zone alluvionnaire des bords du Buech, une crête d’altitude aride et érodée, une prairie de fauche.

Pierre Melin

 

Dictamnus-albus-DD-Oxalid-Buech--8----Copie.JPG

Dictamnus albus, Fraxinelle

 

Adonis-estivalis-DD-Renoncul-Buech--7-.JPG

Adonis aestivalis, Adonis d'été

 

Linum suffruticosum DG Campanul Buech (1)

Linum suffruticosum, Lin ligneux


 

 

Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

 

Prochains diaporamas :

 

Mardi 17 mars  « Sur les traces de Shere Kahn, voyage naturaliste en Inde »,  Jacques Bordon

Mardi 14 avril  « Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack …1e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Mardi 28 avril – « Arbres remarquables », Sabrina Millot

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre  - «  Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:51

Lors d’une sortie à Glaize, au-dessus de Faverges, le 17 septembre, nous trouvons une chenille de Robert-le-Diable sur un Saule marsault. Nous la ramenons pour l’élever.

 

NY-Polygonia-C-album-chenille-Glaize-Salix---4-.JPG

 

C’est une belle chenille noire et fauve avec des « épines » et une tache dorsale blanche.

Elle se tient souvent arquée : par sa couleur et sa forme, elle ressemble à une fiente d’oiseau !

 

NY-Polygonia-C-album-chenille-Glaize-Salix---6-.JPG

 

Le Robert-le-Diable fait partie des Vanesses, sa chenille est « épineuse ».

J’installe cette chenille dans un terrarium et la nourris avec des rameaux de Saule. Tout va très vite !

Le 21 septembre, ellese suspend, tête en bas, à une feuille et le lendemain, elle est transformée en chrysalide.

 

Polygonia-C-album-chrysalide-Marlens-elevage.JPG

 

La chrysalide et ses 6 taches à éclat métallique

 

Polygonia-C-album-chrysalide-Marlens-elevage--8----Copie.JPG

 

Le papillon est né le 9 octobre !

Un beau papillon aux ailes découpées, échancrées, orange tachées de noir.

 

NY-Polygonia-C-album-Robert-le-diable-emergence-9-octobre-.jpg

 

Mais les ailes fermées, le Robert-le-Diable ressemble à une feuille morte, camouflage parfait pour éviter d’être au menu d’un prédateur.

 

NY-Polygonia-C-album-Robert-le-diable-emergence-9-copie-1.JPG

En y regardant de plus près, on voit une minuscule tache blanche en forme de « C », ce qui explique son nom latin, Polygonia « c-album » et son nom vulgaire « C blanc », « Gamma ».

 

NY-Polygonia-C-album-Robert-le-diable-emergence-9-octobre-.JPG

 

Le Robert-le-Diable passera l’hiver sur une branche, un tronc d’arbre, parfaitement dissimulé.

Il se reproduira au printemps. La femelle pondra ses œufs isolément sur le Saule, l’Ortie, le Noisetier…

 

Dès le mois de mars, le Robert-le-Diable se nourrit sur les chatons de Saules, puis il suce la sève qui s’écoule sur les troncs d’Erables ou d’Aulnes. En été, il butine le nectar sur les Cirses, l’Eupatoire. En automne, il se délecte du jus des fruits blets tombés au sol.  

  

                                                                                                            Claudie

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 18:27

 

Pour le plaisir des yeux

Voici quelques photos de fruits et de légumes sculptés comme en Thaïlande par la femme de mon boucher. C’était pour les fêtes de Noël.

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--2-.jpgCe sont de véritables petits chefs d’œuvres, malheureusement éphémères.

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--3-.jpg

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--5-.jpg

 

Légumes déco femme du boucher Noël 2014 (1)

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--6-.jpg

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--4-.jpg

                                                        Bravo et merci à Sophie !

 

                                                                                                       Monique

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:58

Le 28 septembre, Fernande P. n’est pas venue voir notre exposition les mains vides : elle nous a apporté une belle tarte aux pommes,  2 fruits que nous ne connaissions pas, des « gengerines », et un pot de confiture de gengerine pour goûter….

 

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pasteque-a-confiture-gingerine--Fernande-Pontet-expo-2014.jpg

 Ces fruits, ce sont des pastèques un peu spéciales…

Fernande a eu les graines du Portugal. Elle les cultive depuis plusieurs années dans son jardin, une liane rampante se développe qui produit des fleurs jaune pâle mâles ou femelles. Cette année, les fruits sont restés petits, mais lorsque les conditions sont favorables, ils peuvent peser 5 à 6 kg. On les récolte fin septembre-début octobre avant les gelées. La peau est épaisse, verte, la chair blanche est ferme et contient beaucoup de pépins. Ces fruits sont immangeables crus, mais  ils donnent une excellente confiture très appréciée au Portugal.

 

gengerine-2014--1-.jpg

 

gengerine 2014 (3)

 Les fruits peuvent se garder quelques semaines, ils ne s’abîment pas.

Pour faire la confiture, on enlève la peau – un bon couteau est nécessaire, c’est dur ! On enlève les nombreux pépins, on coupe la chair en dés…

On met la chair avec du sucre dans une marmite.  Pour parfumer, on ajoute de l’orange, du citron, de la pomme, de la vanille, de la cannelle ou du gingembre selon l’envie…

Et on laisse macérer 24 h.

On fait cuire longtemps, le mieux, c’est de faire cuire la confiture en 2 fois.

 

Sur internet, nous avons appris que la « gengerine » est connue dans le Midi de la France. Elle porte plusieurs noms, suivant les régions : Gingerine, Gigerine, Pastèque à confiture, Barbarine, Méréville (dans la région de Carpentras), Citre (dans la région d’Apt), Gila (en Espagne)…

Elle est originaire d’Afrique, les fruits sauvages sont amers.

Son nom scientifique : Citrullus lanatus var. citroides, famille des Cucurbitacées.

 

gengerine 2014 (2)

 

Nous avons goûté la confiture un mardi soir, à une séance de détermination : c’était très bon.

Merci Fernande de nous avoir fait découvrir la gengerine !

 

 

Monique

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 10:47

proposé par le Groupe Nature de Faverges

mardi 20 janvier  à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

 

      « Aventure et volcans en Ethiopie, Erta ale, Dallol, une autre planète… »

 

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      En ETHIOPIE après 2 jours de 4x4 non stop, nous aborderons le désert du DANAKIL vers le N-Est à moins 130 mètres d'altitude et plus de 40° de température. Là nous irons sur un volcan endormi, le DALLOL, avec ses mares d'acides, ses dépôts de soufre pour un décor à couper le souffle. Puis nous irons voir les forçats du sel. Enfin ce sera le clou du voyage : nous nous approcherons  à 10 mètres du bord du volcan en activité ERTA ALE, 120 mètres de diamètre, magma à 1250°, témoin de la formation du Grand RIFT africain : stupéfiant spectacle qui remet l'homme à sa vraie place….

Jacques Carpentier

 

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Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

 

Prochains diaporamas :

 

Mardi 24 février « La flore du Buech (sud des Hautes-Alpes) », Pierre Melin

Mardi 17 mars  « Sur les traces de Shere Kahn, voyage naturaliste en Inde »,  Jacques Bordon

Mardi 14 avril  « Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack …1e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Mardi 28 avril – « Arbres remarquables », Sabrina Millot

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre  - «  Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 19:43

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Janvier : Très pluvieux la 1ère quinzaine ; douceur exceptionnelle (depuis le 20/12) 12°5 le 10. Température moyenne mensuelle +2°,3 –records depuis 2003 –(2007 et 2008)

Ensoleillement déficitaire malgré 3 jours (non successifs) de « grand beau ».

 

Février : Plutôt bien arrosé : 183 mm en 14 jours et en plus un soleil peu généreux ; douceur malgré tout (1° mini -2°,5)

 

Mars : Très ensoleillé et de plus en plus doux : 21° le 18. Dix sept jours consécutifs sans précipitations (5 au 21). Temps variable jusqu’en fin de mois.

 

Avril : Pluvieux en début et fin de mois, forte bise et froid la dernière décade. Assez beau et chaud du 7 au 17 (20°,5 le 11)

 

Mai : Temps contrasté, variable. Un peu de chaleur la 2ème et 3ème semaine (26° le 21)

 

Juin : Beau et chaud (30° le 9) ; peu arrosé, « sec » (22 mm d’eau du 1er au 28)

 

Juillet : Très (trop) pluvieux sauf la 3ème semaine ; cumul du mois : 265 mm, 19 jours avec pluie.

 

Août : Assez ensoleillé, mais frais (on est loin de la canicule !...)

 

Septembre : Forte baisse des températures ; peu arrosé, 42 mm mensuel ; soleil modéré

 

Octobre : Beau au début et en fin de mois, encore un peu de douceur.

 

Novembre : Dans l’ensemble gris à couvert ou pluvieux (150 mm) malgré quelques jours de beau (tout début et 3ème décade)

 

Décembre : Brouillard la 1ère semaine, suivi d’un temps variable et d’un refroidissement,chutes de neige le 27 et 28 

 

                                                          Observations et relevés :  Noël B.

 

 

 

 

      Gouttes pluie

                                                                     Un mois de juillet très pluvieux !

 

Bourache-et-rosee---Copie.JPG

 

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Cantharellus-cibarius-Le-Cernix--6-.JPG

                                                               De belles récoltes de chanterelles !

 

arc en ciel Marlens 7-10

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 22:25

......

Hortensia / Hydrangea cf macrophylla / famille des Hydrangéacées.: ce que je prenais pour des fleurs, ce sont en fait des bractées. (C'est un terme botanique qui désigne les feuilles juste sous l'inflorescence d'une fleur qui ressemblent à s'y méprendre aux fleurs, elles en prennent non seulement l'aspect, mais aussi la couleur. Les toutes petites fleurs sont enchâssées dans les bractées. Pourquoi ce masque ? Simplement pour mieux attirer l'insecte qui les pollinisera ! Fleurs roses ou bleues selon  l’acidité de la terre. Originaire d’Asie (Chine, Japon).

 

 

Menthon-orangerie-chateau--7-3-2014.jpg

 

Dans l’Orangerie, il y a  des citronniers. C’est là que les 22 magnifiques paons passent la nuit.

 

Paon Menthon 19-11-14 (9)

Paon Menthon 19-11-14 (8)

Il y a aussi des oies, des poules… Les petits des oies s'appellent des oisons. Le jars, c’est le mâle de l’oie, parfois il nous fait peur.

 

 Nous avons vu aussi :

Fougères mâles, Dryopteris filix-mas.

Arabette tourette, plante sèche en fruits/Arabis turrita /Brassicacées

Egopode podagraire, Herbe aux goutteux, Podagraire /Aegopodium podagraria / famille des Apiacées. Ce printemps, cette plante a été la base de mon alimentation avec l’ail des ours et les orties.

Anémone du Japon, fleurs roses au début de l’automne.

Campanules à feuilles rondes / Campanula rotundifolia.

Herbe de la pampa / Cortaderia selloana = C. argentea = Gynerium argenteum / Poacées. Originaire d’Amérique du sud, plante dédiée au botaniste allemand Friedrich Sellow qui étudia la flore du Brésil. Espèce invasive dans les régions méditerranéennes depuis les années 1990.

Viorne lantane / Viburnum lantana / Adoxacées

Magnifique Acanthe (Acanthus spinosus ). La feuille d’acanthe orne les chapiteaux corinthiens des temples grecs.

Acanthus-spinosus-Menthon--19-nov-14.jpg

Sur le mur :

Cymbalaire des murs, Ruine-de-Rome  / Cymbalaria muralis (ex-Linaria cymbalaria)/ Famille des Plantaginacées (ex Scrophulariacées). Originaire du sud de l’Europe, naturalisée dans presque toute l’Europe. Après fructification, le pédoncule se courbe et dépose les graines dans une fente du mur.

Orpin blanc / Sedum album / famille des Crassulacées

Asplenium trichomanes, la Capillaire, une petite fougère qui pousse dans les murs, comme le Polypode commun (Polypodium vulgare L.),  parfois appelé réglisse des bois ou réglisse sauvage. En effet, son rhizome a été utilisé à des fins médicinales, mais aussi gastronomiques.

La mousse soyeuse, Homalothecium sericeum.

 

Sur le parking:

Le sapin d'Andalousie ou sapin d'Espagne, Abies pinsapo : espèce découverte en 1838 par le botaniste suisse Edmond Boissier, aire restreinte au sud de l’Espagne, Sierra Bermeja, Sierra de las Nieves, entre 1000 et 1800 m d’altitude.

 

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Abies-pinsapo-Menthon--19-11-14--2-.jpg

Des sapins, des épicéas, des tilleuls, des noyers, des platanes….

 

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                                                       Platanes et Dents de Lanfon


Et la renouée du Japon !!!! eh ou, elle est partout ! Il va falloir l’enlever assez vite.

Bien entendu il y avait d’autres arbres, arbustes, plantes…je n’ai pas tout noté, il y en a tellement !

 

Je suis contente de travailler au château, c’est vraiment un très bel endroit et Mr et Mme de Menthon sont des gens charmants.

 

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 Madame de Menthon était contente. Pour nous remercier elle nous a permis de cueillir des noix.

Et elle nous a offert des nids d’oiseaux pour nos expositions.

Nous avons passé un bon après-midi, avec le beau temps. C’est toujours sympa ces rencontres !

 

Menthon-soir-chateau-19-11-14--8-.jpg

 

Sabrina

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 22:01

 

Menthon-chateau-et-Dents-de-Lanfon-9-mars-2014.jpg

 

 

  Je travaille au château de Menthon.

Madame de Menthon m’a demandé le nom des arbres de sa propriété. Comme je n’ai pas assez de connaissances, j’ai demandé aux amis de venir m’aider. Le 19 novembre, nous étions 8 du Groupe Nature.

 

chateau-de-Menthon-Gr-Nat-19-11-14--1-.jpg

 Houx / Ilex aquifolium /Aquifoliacées. Espèce dioïque. Fruits purgatifs. Les feuilles ne tombent qu’au cours de la 3e année. Les feuilles des branches supérieures des arbres âgés n’ont presque plus de dents. Symbolise la persistance de la vie végétale en hiver.

Prunus cerasifera ‘pissardii’, feuilles pourpres / Rosacées. Le jardinier français du shah de Perse, Pissard, envoya cette variété à un pépiniériste de Sceaux en 1880.

Hêtre, Fayard / Fagus sylvatica / Fagacées


Un grand Hêtre pourpre – teneur en anthocyanidine très élevée, elle masque la teinte verte de la chlorophylle

 

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Erable negundo/Acer negundo/Sapindacées- Cette espèce originaire d’Amérique du Nord au feuillage souvent panaché peut être envahissante.

 

Acer-negundo-Erable-negundo-Menton-chateau.jpg


Lilas /Syringa vulgaris /Oléacées. Nombreuses espèces et cultivars…  Originaire de Perse…

Sureau noir /Sambucus nigra /Adoxacées.

Marronnier à fleurs blanches / Aesculus hippocastanum/ Sapindacées (avant : Hippocastanacées). Originaire  du nord de la Grèce, de l’Albanie. Charles de L’Ecluse reçoit des graines de Constantinople en 1576.

Marronnier à fleurs roses

Cèdre du Liban / Cedrus libani / Pinacées - Port tabulaire, à l’âge adulte branche étalées, écorce grise se fissurant, en écailles gris foncé- Aiguilles vertes, parfois glauques, 2 à 3 cm de long, groupées sur les rameaux courts. Célèbre depuis l’Antiquité. A beaucoup régressé au Liban, encore de beaux peuplements en Turquie (Taurus) et en Syrie. Les 2  cèdres plantés par Jussieu en 1734 sont encore visibles, au Jardin des Plantes à Paris, et à Noisy-le-Roi au bord de la route de Versailles.

Cèdre de l'Atlas / Cedrus atlantica / Pinacées - Houppier conique, branches obliques, écorce gris clair se fissurant en écailles grises- Aiguilles vertes ou bleutées, 2 à 2.5 cm de long, groupées sur les rameaux courts. Découvert en 1826 au Maroc. (Il y a aussi le Cèdre de l’Himalaya / Cedrus deodora / Pinacées- Port pyramidal avec cime courbe, branches horizontales à extrémités pendantes, écorce grise avec crêtes  gris sombre- Aiguilles vertes 3 à 5 cm de long  groupées en faisceaux sur les rameaux courts.)

Glycine de Chine / Wisteria sinensis/ Fabacées. Les branches tournent autour des supports dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ou Glycine du Japon, Wisteria floribunda ?? Les branches s’enroulent dans le sens des aiguilles d’une montre. Grappes plus longues et plus étroites.

Acacia ou plutôt Robinier faux-acacia / Robinia pseudacacia /Fabacées. Linné a dédié cette espèce à Jean Robin, jardinier du roi Henri IV. C’est lui qui introduisit cet arbre nord-américain en France en 1601.

Cotoneaster sp. / Rosacées.

Un magnifique Araucaria  (imbricata ?) : Le genre Araucaria est l'un des trois (ou 2 ??) genres de la famille des Araucariacées. Le genre doit son nom à la région d'Araucanie au Chili dont sont originaires deux espèce du genre. Ce sont des arbres voisins des pins aux feuilles en aiguilles ou en écailles triangulaires leur donnant un aspect tout à fait particulier, un aspect très raide. Autrefois très populaire comme arbre ornemental dans les jardins publics ou particuliers en Europe, il est tombé un peu en désuétude au cours de ces dernières années.

 

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Araucaria-Menton-chateau--3-.jpg                                                                  Araucaria


Fraxinus excelsior /Frêne / Oléacées -  En fruits.

 

Plantes ornementales devant le château :

Hémérocalle fauve de la famille des Liliacées, aujourd’hui des Xanthorrhoeacées.

Marylène d’Alex  m’avait appris que les fleurs se mangent. Ah Marylène, nous avions visité son jardin de fleurs comestibles ! Malheureusement elle est décédée aujourd’hui.

Les Hémérocalles sont  consommées couramment depuis des millénaires dans certains pays d'Asie. Les fleurs, épanouies ou en boutons ont une saveur très spécifique et leur forme conique est intéressante : crues elles peuvent être farcies avec de la crème fouettée ou de la crème glacée ou servir de décoration pour un plat ou un dessert. Cuites, elles sont utilisées comme légume à la façon des haricots verts.

 

                                                                             Sabrina (à suivre)

 


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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 15:56

Après son licenciement économique, Rudy s’est lancé dans le lombricompostage : valorisation des déchets organiques,  réduction du volume des poubelles,  production d’un engrais 100% naturel, tout cela sans odeurs. Souvenez-vous, il a exposé son lombricomposteur Can-O-Worms à notre expo 2011 et nous a expliqué son fonctionnement avec beaucoup de passion  (voir le bulletin annuel 2012 p 43-44).

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Endives Chicons (4)

 

 Maintenant il produit des « chicons ». Les « chicons » ou « chicorée Wittlof », c’est ce que nous appelons « endives », Rudy est originaire du nord, c’est un Ch’ti ! Il travaille dans un tunnel de 90 m de long situé au-dessus des Fontaines à Ugine (qui a servi d’abri anti-aérien pendant la guerre) : son grand-père était mineur de fond, travailler dans le noir à la lampe frontale  ne gêne pas Rudy !

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Ugine (1) - Copie

 

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14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Ugine (3)

La température y est assez constante : 13° quand dehors il fait -20°, 15/20° quand il fait +30°.

 

La culture des endives (Cichirium intybus var. foliosum) se fait en 2 temps.

Production des racines : on sème les graines en avril-mai en plein champ. En octobre on coupe la plus grande partie des feuilles (il faut veiller à ne pas abîmer le bourgeon), on arrache les racines, on les conserve au froid quelque temps.

Le forçage : les racines sont repiquées côte à côte à l’obscurité, le bourgeon terminal de la racine va croître, une rosette de feuilles blanches, bien tendres et pas amères, pousse : les endives !

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Ugine (5)

  Les endives des supermarchés, prêtes en 21 jours,  ne poussent pas dans la terre, elles sont nourries par de l’eau  et 17 produits chimiques. Pour pouvoir en vendre toute l’année, les racines sont stockées à -1° et forcées au fur et à mesure des besoins.

Rudy achète les racines (7 big bags de 2m2, soit 7 fois 4 000 racines), il fait le forçage à la saison des endives, entre mi-novembre et fin mars. Il produit des endives pleine terre : les racines sont mises dans du terreau, elles sont arrosées avec de l’eau de pluie, 30 à 40 jours sont nécessaires pour produire les endives prêtes à la vente. Elles n’ont pas le même aspect que celles de la grande distribution produites hors sol, elles ne sont pas calibrées mais elles sont beaucoup plus naturelles, le goût est meilleur, il n’y a pas d’amertume, à la base il n’y a pas la partie dure à enlever.

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Endives Chicons (2)

Après la récolte, les racines sont broyées, les vers les transformeront en compost que Rudy utilisera l’année prochaine.

 

Rudy cultive des champignons de Paris (Agaricus bisporus).

 

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14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton champignons de Paris (1)

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton champignons de Paris (2)

Il achète le mycélium (produit en laboratoire : spores dans des boites de Pétri, avec des grains de blé ou d’orge – on place ces grains couverts de mycélium avec d’autres grains, le mycélium les envahit…)


Il met dans chaque bac 1 kg de graines ensemencées sur  une couche de fumier de cheval pasteurisé, (3 couches) et au-dessus, de la terre de gobetage (craie + tourbe). Les champignons poussent en 5-6 jours.

 

Les Pleurotes (Pleurotus ostreatus, lames décurrentes, pied excentré, en touffes) sont cultivés (nous avons tendance à dire « une » pleurote, mais le mot est masculin !) sur des blocs de bois de  peuplier broyé inoculé de mycélium couverts de plastique noir dans lequel des trous ont été percés.

 

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14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Pleurotes (2)

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Pleurotes (1)

 

Indispensable : 6 heures de lumière par jour. Les tout petits champignons deviennent grands en 3 jours. Dans de bonnes conditions, un bloc peut produire entre 15 et 25 kg en 2 mois, la première poussée est abondante, puis il y en a de moins en moins. Rudy récolte les pleurotes avant complète maturité, avant la libération des spores en masse (l’inhalation de ces spores peut provoquer de graves allergies).

 

Rudy fait des essais pour la culture du Shiitaké (= Lentin du chêne, Champignon parfumé - Lentinula edodes, famille des Marasmiacées) sur des blocs de bois de chêne broyé.

 

14-12-8 Tunnel Rudy Lauberton Shii Take

Problème : la culture du Shiitaké n’est pas compatible avec celle des Pleurotes (taux de CO2 différent). Le Shiitaké est cultivé depuis très longtemps en Chine et au Japon où il a une réputation de champignon aux multiples vertus : élixir de vie,  c’est un remède de longévité, il renforce le système immunitaire de l’organisme,  fait baisser le taux de cholestérol,  a une action préventive contre la grippe, il est antiviral, il serait efficace pour lutter contre le cancer et en plus il aurait des propriétés aphrodisiaques ! On le vend sous forme de gélules, mais un plat de champignons c’est meilleur !

 

De grands restaurants apprécient les produits de Rudy,  les Tresoms à Annecy, Marc Veyrat à Manigod, la Châtelle à Ugine, le Gay Séjour à Seythenex….

 

Rudy nous donne des recettes : endives au jambon, endives braisées au jus d’orange caramélisé, velouté d’endives, tourte aux endives… En entrée ou à l’apéritif, on garnit des feuilles  d’une farce, la feuille sert de cuillère : fromage blanc avec ail, persil, ciboulette, ou saumon mouliné, crème, persil, jus de citron…. (le site internet de Rudy, ferme lombricole, renvoie à des adresses). Les endives, c’est bon et ça ne « gave » pas ! Pour les lendemains de fête, rien de mieux qu’une salade d’endives.

 

Une recette de pleurotes : faire revenir une échalote émincée dans du beurre, ajouter une bonne cuillère à soupe de crème épaisse, ajouter les champignons, ne jamais faire bouillir, en fin de cuisson on ajoute un peu de moutarde ou du vin blanc, on laisse à feu doux encore une dizaine de minutes. Les pieds des pleurotes sont durs, il faut les couper en petits morceaux ou les hacher, on peut ajouter les pieds hachés à un plat d’endives..

 

Rudy aime son travail, sa production est soucieuse de la nature, elle la respecte. C’est avec intérêt et plaisir que nous avons écouté ses explications. Merci Rudy !

 

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Vous pouvez acheter ses produits  à Ugine, le mercredi matin au marché place des Fontaines, le samedi matin au chef-lieu, à Faverges, le vendredi soir au marché des producteurs….

Contact : lauberton.rudy@orange.fr  - Tél 06 75 24 62 31

 

Monique 

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