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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 18:18

C’était dans les Pyrénées, lors de la session de la Société Botanique de France en Andorre. Nous logions à Meritxell à l’hôtel l’Ermita en-dessous du sanctuaire Notre Dame de Meritxell, sainte patronne protectrice d’Andorre.

Hotel

Hotel

Ermitage
Ermitage

Ermitage

Le 19 juillet 2010 un peu avant 8 h du matin je fais un petit tour tout près de l’hôtel : je vois une sorte de large ruban gris qui grouille et avance lentement : des milliers de larves transparentes, à petite tête noir brillant, sont rassemblées, il y en a dessus, dessous. D’où viennent-elles, où vont-elles ? Ce « ruban » traverse une allée  couverte de dalles de pierre, on dirait qu’elles sont sorties de la terre de la plate-bande, d’après mes souvenirs la longueur  ne dépassait pas  2 m…

Une « procession mystère » : Sciara militaris

Je n’avais jamais vu ni même entendu parler de ce curieux phénomène. J’ai fait quelques photos, malheureusement pas très bonnes et pas de très près, et nous sommes partis en excursion pour la journée. Nous avons fait un grand tour : vallon de Montaup, col d’Arènes, Ferrols, Llors. Voici quelques plantes photographiées ce jour-là.

Campanula jaubertiana andorrana, la Campanule de Jaubert

Campanula jaubertiana andorrana, la Campanule de Jaubert

Ranunculus parnassifolius, la Renoncule à feuilles de Parnassie

Ranunculus parnassifolius, la Renoncule à feuilles de Parnassie

Xatardia scabra, le Persil d’Isard

Xatardia scabra, le Persil d’Isard

A notre retour le soir, je n’ai pas revu les larves.  Où étaient-elles passées ?

Cette observation m’a beaucoup intriguée, j’ai nommé les photos « procession mystère ». J’en ai parlé un peu autour de moi, mais personne n’a pu me donner des renseignements.

En 2012, Claudie a enfin trouvé par hasard des indications sur ce phénomène en regardant le site d’Alain Ramel, un site qu’il faut aller consulter si vous vous intéressez un peu aux insectes : « petit cours illustré d’entomologie » (vous tapez « aramel » et éventuellement un nom d’insecte : vous n’arriverez peut-être pas tout de suite sur l’insecte que vous cherchez, mais c’est très intéressant !). On y voit des photos de notre « procession » et même un petit film tourné dans les Pyrénées, en Ariège.

Une « procession mystère » : Sciara militaris

Ce sont les larves d’une petite mouche noire que l’entomologiste polonais Maximilian Sila Nowicki (1826-1890) a nommée Sciara militaris (ou Lycoria militaris). Nowicki a observé ce phénomène dans les monts Tatras.

Les larves, on peut les appeler « vers militaires ». J’ai pensé à une procession, mais c’est vrai que ça peut faire penser aussi à un défilé militaire… Les Allemands appellent la larve Heerwurm et la petite mouche noire Soldatische Trauermücke….

On classe Sciara militaris dans les Diptères- Nématocères (« antennes en forme de fil »)- 1700 espèces connues, peut-être 20 000 dans le monde, 600 espèces connues en Europe…

Les larves vivent dans la litière des forêts de montagne, elles se nourrissent de débris végétaux, de champignons. Dans certaines circonstances encore inexpliquées, les larves se rassemblent et forment une colonne - de 20 cm à plus de 5 m et même 10 m, pour aller où ?... pour se nymphoser dans un lieu favorable ?

C’est un phénomène assez rare, je suis contente d’avoir vu ce spectacle, même si j’ai quelques regrets : j’aurais dû faire plus de photos, j’aurais dû mieux observer ce phénomène, prendre des notes…

Et vous, avez-vous eu la chance de voir cette procession ? Avez-vous des renseignements complémentaires ? Si oui, dites-le moi !

Jadis, en Europe Centrale, quand on observait ces processions, on pensait qu’elles annonçaient un malheur, une catastrophe, voire une guerre….  Mêmes croyances lorsqu’en hiver des « invasions »  de Bombycilla garrulus (Jaseur boréal, Jaseur de Bohême) arrivaient chez nous : ces beaux oiseaux annonçaient la peste ou la guerre. De nos jours, les amoureux de la nature font des kilomètres pour aller les observer !

Monique

         

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 13:13

Fin octobre, une habitante de Faverges  a eu la surprise  de voir un drôle d'oiseau dans son jardin : de la taille d’un faisan, mais plus sombre, et avec un bec jaune de grande dimension. Il bougeait sans cesse. Elle a pris une photo qui n’est pas très nette mais qui permet de voir la bête extraordinaire…

Un drôle d’oiseau à Faverges

Elle nous a envoyé cette photo : un hybride entre un faisan et un aigle ??? ( !) Un oiseau venu d’ailleurs ? Ne sachant pas quelle réponse lui donner, nous avons fait suivre la photo à des ornithologues…

Confirmation, c’est bien un faisan :

« Je n'ai jamais vu un oiseau pareil. S'agit-il d'un migrateur en escale, en provenance de la région de Tchernobyl ??
Plus sérieusement, cet oiseau a bien l'allure, la forme, la corpulence et les pattes d'un faisan. Pour le bec, il s'agit probablement d'une aberration, peut-être due aux divers croisements dont font l'objet les oiseaux de volière… »

Une autre réponse nous a donné la clé du mystère :

« Il s'agit selon toute vraisemblance d'un faisan de Colchide immature de type obscur (forme mélanique) équipé d'un système antipicorage, ceci étant dans les élevages destiné à ce qu'ils ne s'infligent pas de blessures entre eux. Les chasseurs qui viennent de le lâcher n'ont pas même pris la précaution de le lui retirer. Il est vrai que le destinant à une mort prématurée ils ne s’embarrassent pas de principes... »

Eh oui, c’est bien un faisan, mais il porte un faux bec ! Il en existe plusieurs modèles, de différentes tailles, en plastique, en métal …

Quant au faisan « obscur » ce serait le résultat d’une hybridation avec un faisan du Japon ou une mutation …

 

                                               Monique

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 12:56

Une espèce thermophile, plutôt méridionale, commune dans le sud de la France, mais beaucoup plus rare dans notre région. Nous l’avons photographiée le 3 septembre 2015 en Savoie, à Pontcharra sur Breda, sur une souche de peuplier.

Pholiota « aegerita », du grec aigeiros qui désigne le peuplier noir.
Pholiota « aegerita », du grec aigeiros qui désigne le peuplier noir.

Pholiota « aegerita », du grec aigeiros qui désigne le peuplier noir.

Chapeau hémisphérique 3-10 cm de diamètre, ochracé pâle, le centre un peu plus foncé.

Chapeau sec, glabre et lisse.

 

La Pholiote du peuplier, Agrocybe aegerita

Pied long, cylindrique, blanchâtre portant un anneau membraneux blanc, vite poudré de brun par les spores

 

Lames serrées, blanchâtres puis brun ocre à brun tabac.

La Pholiote du peuplier, Agrocybe aegerita
La Pholiote du peuplier, Agrocybe aegerita

Cette Pholiote pousse en touffes sur les souches, les troncs de certains feuillus - surtout peupliers, saules et platanes - du printemps à la fin de l’automne et même en hiver si le temps est doux et humide. Une même souche peut ainsi donner plusieurs récoltes par an.

C’est en effet un excellent comestible apprécié et cultivé depuis l’Antiquité. (Pline et Dioscoride en parlent dans leurs récits).

Mais il ne faut pas confondre la Pholiote du peuplier avec la Pholiote destructrice, Hemipholiota populnea (= Pholiota destruens), appelée elle aussi Pholiote du peuplier.

Photo le 19 août 2010, Arenthon près de Bonneville.

Chapeau épais, blanc-jaunâtre à brunâtre, recouvert de grosses mèches irrégulières blanchâtres puis brunâtres
Chapeau épais, blanc-jaunâtre à brunâtre, recouvert de grosses mèches irrégulières blanchâtres puis brunâtres

Chapeau épais, blanc-jaunâtre à brunâtre, recouvert de grosses mèches irrégulières blanchâtres puis brunâtres

Ce champignon pousse en touffes sur les troncs abattus de peupliers, bouleaux, saules, plus rarement sur un arbre vivant. De saveur très amère, il et inconsommable.

La Pholiote du peuplier, Agrocybe aegerita

Les risques de confusion avec des espèces toxiques sont très faibles. En effet, les autres pholiotes qui poussent sur le bois ont des aspects très différents.

 

                                              Claudie

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:56

Proposé par le Groupe Nature de Faverges

Mardi 8 novembre à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)

Entrée libre

« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni
« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni

Armor du breton et gallois arvor,  pays de la mer, est devenu Armor dans les langues celtiques modernes.

« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni
« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni

Cette mer devant les terres bat au rythme des marées et tempêtes. Elle façonne inlassablement la côte, déchirant la roche, escaladant les falaises, aplanissant la plage, transportant la vie venue d’ailleurs et, malgré sa force indomptable, elle donne la vie.

« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni
« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni

Avec ce diaporama, nous allons suivre la mer sur la côte pour entrer dans ses conservatoires naturels, en nous limitant à ses falaises, ses plages de sable fin, ses vasières, ses plages de galets et ses caps taillés par les tempêtes.

« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni
« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni
« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni
« Dans les côtes d’Armor » - Diaporama de Maurice Pantaloni

Maurice Pantaloni

Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

Prochain diaporama :

 

Mardi 13 décembre : « Printemps fleuri à l’île d’Eubée (Grèce) », Odette Lussiana

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 22:00

Sabrina a exposé des baies,  des arbustes et des arbres et son bel herbier de feuilles d’arbres.

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)

Cette année, nous n’avons pas montré les plantes invasives. Nous avons présenté des insectes et un champignon venus d’ailleurs qui causent de gros dégâts chez nous.

La Pyrale du buis (Cydalima perspectalis), un petit papillon dont la chenille a causé cet été de gros dégâts en Haute-Savoie et surtout en Savoie. Originaire d’Asie, arrivée en Europe en 2007, elle progresse…Blog 17-10-2015

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)

La Galle du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus), bien présente en Savoie, est causée par un insecte hyménoptère originaire de Chine. Blog 4-6-2013 et 17-4-2016

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)

De nombreux frênes sont affaiblis par la Chalarose, une maladie émergente provoquée par un champignon parasite venu d’Asie. Arrivée en Pologne en 1990, en France en 2008, la maladie continue de se répandre…

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)

Les feuilles des marronniers se dessèchent dès le mois de juillet : la Mineuse du Marronnier (Cameraria ohridella) ne vient pas d’Asie. Découverte en 1984 dans les Balkans, elle est arrivée en France en 2000 …

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)

11 h 30 - Tout le monde a bien travaillé, l’exposition est en place, les invités au vin d’honneur arrivent. Une belle table préparée par Fifine et Emile les attend.

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)

En l’absence de notre président retenu par des obligations professionnelles, c’est Robert qui fait le discours.

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)

Puis c’est un excellent repas préparé par Odile. Félicitations à la cuisinière !

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)

Le lundi, nous avons accueilli quelques classes des écoles de Viuz et Cassin. Les enfants ont été intéressés par le thème des légumes.

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (2)

 

Une belle exposition qui aurait mérité plus de visiteurs !

Claudie et Monique

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 21:08

En ce mois de septembre, après une période de chaleur exceptionnellement longue, les champignons se font rares ! Certaines sociétés annulent leur expo. Nous, nous décidons de maintenir la nôtre, mais nous nous empressons de faire des fiches illustrées de photos des principaux champignons comestibles, toxiques et mortels … .pour avoir quelque chose à montrer !

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)

Mais surprise ! Grâce aux amis  qui ont récolté du côté des Saisies, de Thônes et ailleurs nous avons pu montrer plus de 160 espèces différentes, c’est bien moins que les années précédentes, mais pour une année « sans champignons » ce n’est pas si mal !

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)

Un grand merci aux cueilleurs et aux  fidèles déterminateurs, Henri descendu de sa montagne (Albiez-le-Vieux, Maurienne) pour nous aider, Odette la présidente de la société voisine et amie d’Ugine, Pierre de Sales en Albanais….

 

A l’entrée, les magnifiques champignons sculptés de Noël accueillent les visiteurs.

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)

Quelques nouveaux champignons en bois, ainsi qu’un escargot : c’est l’œuvre très réussie d’Emile qui a suivi les conseils avisés de Noël, le « maître ».

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)

Le tableau d’Anna – des champignons humoristiques de Roland Sabatier au point de croix : un beau travail de précision et de patience !

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)

Dans le coin géologie, Christophe expose « la forêt à Ugine il y a 300 millions d’années » : Ugine se situait alors proche de l’Equateur, au pied d’une imposante chaîne de montagnes (sommets de plus de 6 000 m) !

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)

Un conglomérat trouvé à Bange (au-dessus d’Ugine en direction d’Héry) : avec ce conglomérat on fabriquait des  meules pour broyer céréales et divers fruits…

De belles vitrines de fossiles, des coraux, des ripple marks de Cerin dans l’Ain….

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)

 

 

Cette année, une exposition sur les « fruits et légumes ».

 

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)

Sur les grilles, des posters prêtés par l’Association pour la connaissance de la flore du Jura et quelques documents que nous avons ajoutés. Sur les tables, des fruits et des légumes en provenance de nos jardins. Il y avait même  un chouchou (=chayotte), un « légume-fruit » exotique cultivé à Morestel.

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)
L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)

« Ravageurs » et auxiliaires au jardin

L’Exposition d’automne du Groupe Nature de Faverges 24-25-26 septembre 2016 (1)
Courtilière, Piéride du chou, Balanin des noisettes…

Courtilière, Piéride du chou, Balanin des noisettes…

Coccinelle, Chrysope, Hérisson, Coronelle lisse…

Coccinelle, Chrysope, Hérisson, Coronelle lisse…

                                                           (à suivre...)

 

                                           Monique et Claudie

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 17:13

Voici le vulcain rouge

Qui vole comme un oiseau ;

Son aile noire et splendide

Porte un grand ruban ponceau.

Gérard de Nerval

Vous avez certainement déjà rencontré cette Vanesse très colorée, commune en France.

Dessus coloré, revers des ailes postérieures brun foncé orné de marbrures chatoyantes.
Dessus coloré, revers des ailes postérieures brun foncé orné de marbrures chatoyantes.

Dessus coloré, revers des ailes postérieures brun foncé orné de marbrures chatoyantes.

En automne, le Vulcain est attiré par les fruits mûrs, les fleurs du Lierre, la sève coulant des blessures des arbres.

Un grand migrateur, le Vulcain, l’Amiral, Vanessa atalanta
Un grand migrateur, le Vulcain, l’Amiral, Vanessa atalanta

Le Vulcain est un papillon migrateur. On l’appelle d’ailleurs « Amiral », Vanessa « atalanta » (dans la mythologie, Atalanta est une chasseresse qui courait vite.)

Le Vulcain aime butiner le Buddleia. - Sur l'aile postérieure, on peut voir le chiffre 18 ou 180.
Le Vulcain aime butiner le Buddleia. - Sur l'aile postérieure, on peut voir le chiffre 18 ou 180.

Le Vulcain aime butiner le Buddleia. - Sur l'aile postérieure, on peut voir le chiffre 18 ou 180.

Les 1ers migrants arrivent dès la fin avril, suivis de forts contingents en mai et en juin. L’espèce donne d’ordinaire deux générations, la seconde souvent très prolifique.

En automne, les adultes de cette dernière vague d’émergences regagnent souvent les contrées plus méridionales.

Un grand migrateur, le Vulcain, l’Amiral, Vanessa atalanta

« Ces déplacements dilués dans le temps et entrepris souvent par des individus isolés, ne se remarquent guère. Mais parfois des flux importants sont observés. » Tristan Lafranchis

Il semble que ce soit le cas cet automne.

Voici quelques observations relevées sur le site <haute-savoie.lpo.fr>

29 septembre 2016

Talloires, chalets de l’Aulp : environ 100 Vulcains, passage continu de migrateurs à 1 ou 2 m au-dessus du sol, sur tout l’épaulement entre 1400 à 1800 m.- P. Lafontaine

Verchaix, chapelle de Jacquicourt : 170 Vulcains en 1 heure –C. Médan

30 septembre 2016

Verchaix, Véruy : 50 Vulcains en 10 minutes – C. Médan

La Chapelle-d’Abondance, col de Resse : 408 Vulcains en 1 heure, de 12h30 à 13h 30, sur un front de 30 mètres – auteur non diffusé

Brizon : 50 Vulcains entre le plateau et la Pointe d’Andey – M-A. Bianco

3 octobre 2016

Samoëns, la Berte : 80 Vulcains – M-A.Bianco

7 octobre 2016

Annecy-le-Vieux, Lachat : 50 Vulcains en 15 mn, passage quasi continu entre 12 h45 et 13 h – C.Eminet

Dans le Midi, le sud de l’Europe, les Vulcains restent actifs toute l’année.

Plus au nord - en Grande Bretagne par exemple- avec le réchauffement climatique, les observations hivernales sont de plus en plus fréquentes.

Des chercheurs de l’Université de Berne étudient le comportement migratoire du Vulcain : direction de vol, distances parcourues, vitesse de vol).

Cette année, du 29 au 30 septembre, 7000 Vulcains ont été marqués (taches colorées au feutre sur l’aile) alors qu’ils franchissaient deux cols des Alpes Suisses, en route vers leurs sites d’hivernage dans la région méditerranéenne.

Alors si vous rencontrez un Vulcain marqué, photographiez le et envoyez votre observation à <haute-savoie.lpo.fr>

Marquage au feutre

Marquage au feutre

Lors de vos randonnées, soyez attentifs : vous verrez probablement des Vulcains en migration, reconnaissables à leur vol rectiligne en direction du sud, se succédant à quelques mètres de distance !

Claudie

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 22:18

Au cours d'un séjour sur la côte vendéenne fin juillet, je suis allé me promener juste au sud de Notre-Dame de Monts, là où la longue côte rectiligne est bordée par un cordon dunaire. Celui-ci sépare le Marais Breton de l'océan. Le sable minéral et coquillier contient une part non négligeable de minéraux volcaniques apportés du Massif Central par la Loire, puis repartis sur les plages par les courants côtiers.

En m'éloignant du bord de l'eau, je traverse la berme (plage proprement dite) pour atteindre des zones fragiles et menacées. D'abord la dune mobile ou dune blanche, bourrelet de sable accumulé par la mer et le vent. Elle est plus ou moins stabilisée grâce à l'intervention de l'homme, notamment par des pieux (ganivelles) et des plantations d'oyats (Ammophila arenaria) qui fixe le sable avec ses interminables rhizomes ramifiés.

Oyat (Ammophila arenaria)

Oyat (Ammophila arenaria)

Le caquillier maritime ou roquette de mer (Cakile maritima), l'euphorbe maritime (Euphorbia maritima), l'immortelle des sables (Helichrysum staechas) trouvent aussi leur place au sommet de cette dune blanche.

Cakile maritima - Euphorbia paralias
Cakile maritima - Euphorbia paralias

Cakile maritima - Euphorbia paralias

A l'arrière de cette dune, le sable se couvre de plantes basses : c'est la dune grise où se développent des plantes adaptées au vent salé, à la sécheresse, au sol sablonneux. J'y vois entre autres le pavot cornu ou pavot jaune des sables (Glaucium flavum), le lagure ovale ou queue de lièvre (Lagurus ovatus), le panicaut maritime ou chardon bleu (Eryngium maritimum), la centaurée aux bractées épineuses (Centaurea aspera)…

Glaucium flavum - Lagurus ovatus
Glaucium flavum - Lagurus ovatus

Glaucium flavum - Lagurus ovatus

Eryngium maritimum - Centaurea aspera
Eryngium maritimum - Centaurea aspera

Eryngium maritimum - Centaurea aspera

Ici et là je découvre quelques petites dépressions d'eau douce autour desquelles fleurissent les onagres (Oenothera sp) et où gambadent les lapins de garenne.

Onagres et Lapin de garenne
Onagres et Lapin de garenne

Onagres et Lapin de garenne

Je retrouve quelques plantes de la dune blanche comme l'immortelle des sables, puis la bugrane rampante (Ononis repens), la giroflée maritime (Matthiola sinuata), la vipérine commune (Echium vulgare), le silène maritime (Silene maritima), un œillet (Dianthus sp), le liseron soldanelle (Calystegia solldanella), la roquette de mer, une achillée…

Helichrysum stoechas - Ononis repens
Helichrysum stoechas - Ononis repens

Helichrysum stoechas - Ononis repens

Matthiola sinuata

Matthiola sinuata

Il faut souvent chercher ces plantes dans de vastes espaces couverts de poacées. J'ai vu de nombreuses tiges, parfois très "piquantes" comme le chardon à petits capitules (Carduus tenuifolius), chargées de dizaines de petits escargots blancs. Aucun oiseau en vue au cours de ce début de matinée. J'aurais dû aller plus à l'intérieur des terres, dans les zones de marais. Je me contente d'un beau papillon (Nymphalides – la Mégère).

Escargots - Mégère (Lasiommata megera)
Escargots - Mégère (Lasiommata megera)

Escargots - Mégère (Lasiommata megera)

Enfin, j'arrive à l'arrière de cette dune grise où s'étend la dune boisée, plantée essentiellement par semis de pins maritimes et de cyprès de Lambert. S'y développent aussi les troènes et les chênes verts. Dans ces sous-bois clairs, j'ai vu le dompte-venin de chez nous (Vincetoxicum hirundinaria), le lagure ovale qui semble se plaire partout où il y a des sols sablonneux et une orchidée desséchée (pyramidale semble-t-il). En sortant de cette bande boisée, le tamaris (Tamarix gallica), originaire de Méditerranée occidentale, s'est bien installé sur cette partie de côte océane.

Cyprès -Tamaris
Cyprès -Tamaris

Cyprès -Tamaris

J'ai noté les gros efforts faits par les autorités concernant la protection de ces milieux fragiles, en incitant les promeneurs à respecter les sols, la végétation, par de nombreux panneaux d'information et de sensibilisation, par un balisage très clair et bien présent.

Sur les plages de Vendée

Pierre

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 22:12

· Quelques champignons d’automne

· Fruits et légumes

· Arbres, arbustes, baies et fruits sauvages, la Pyrale du buis, la Chalarose du frêne…

· Un peu de géologie

· Diaporamas, observations à la loupe binoculaire

· Etc.

Samedi 24 Septembre, 14h-18h

Dimanche 25 Septembre, 9h-18h

Lundi 26 Septembre réservé aux scolaires

Salle Polyvalente de Faverges

Entrée libre

Chèvrefeuille à balai et Sorbier des oiseleurs
Chèvrefeuille à balai et Sorbier des oiseleurs

Chèvrefeuille à balai et Sorbier des oiseleurs

Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) et sa chenille
Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) et sa chenille

Pyrale du buis (Cydalima perspectalis) et sa chenille

Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus)
Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus)

Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) et Lactaire à odeur de noix de coco (Lactarius glyciosmus)

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 11:33

Juste à l'Est de Noirmoutier (Vendée), s'étend le Marais Breton au centre duquel est implanté le village de Bouin. Avant la réalisation des levées de terre, puis des digues, Bouin était une ile régulièrement soumise aux tempêtes et autres raz-de-marée.

Visite d'une nurserie d'huitres

L'activité sur ce marais a longtemps été tournée vers la production de sel, avant d'être aujourd'hui essentiellement ostréicole. Entre le Port des Champs et le Port du Bec, une zone gagnée sur la mer (polder) et protégée par une digue est alimentée en eau de mer par un canal (étier). Cette eau y entre à marée haute et en ressort à marée basse, par des écluses, au niveau de la sortie du Port du Bec.

Visite d'une nurserie d'huitres

Ce port de pêche reste très actif encore aujourd'hui et surprend avec ses ponts de bois, d'un autre âge semble-t-il.

Visite d'une nurserie d'huitres

Sur ce site poldérisé, sont implantées 20 entreprises qui font "grandir" les huitres avant de les emmener en mer pour qu'elles prennent leur taille normale : ce sont les nurseries d'huitres. Les nurseurs se fournissent en essaims auprès d'écloseurs (5 en France). La production française annuelle est de 4 à 500 millions d'essaims (1 million d'huitres par essaim).

Les micro-huitres (2-3mm) sont placées en couche régulière dans des tamis qui sont plongés pendant 2 à 3 mois dans des bacs où circule en continu de l'eau de mer.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

L'exploitant surveille leur croissance régulière en s'assurant qu'elles sentent bien l'eau de mer et qu'elles ont une belle dentelle (transparence du pourtour de la coquille). Les huitres malades ou mortes sont rejetées.

Visite d'une nurserie d'huitres

Le PH de l'eau de mer est surveillé ainsi que la température 17-18°. On y ajoute des diatomées provenant d'eau de mer pompée dans le sol et riche en phytoplancton. Ces micro-algues se développent en 3 jours dans 3 bassins différents avant d'être ajoutées à l'eau de mer qui circulent dans les bassins et traversent les tamis.

Les bébés huitres grandissent été comme hiver, mais un peu moins vite en hiver. Quand elles atteignent 1.5cm de diamètre, les huitres sont mises en poches à mailles adaptées à leur taille (4, 9 ou 14mm).

Visite d'une nurserie d'huitres

Les poches sont posées en mer sur des tables (700 tables / ha) et sont retournées régulièrement : au moins 1 fois par mois.

Visite d'une nurserie d'huitres
Visite d'une nurserie d'huitres

Il faut 2 à 3 ans pour "faire une huitre".

La visite s'est terminée par une dégustation d'huitres et un verre de l'incontournable Muscadet.

Pierre

Published by groupe nature - dans VOYAGES DIVERS NATURE
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