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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 19:06

La protection des eaux du bassin d'Arcachon fait l'objet de toutes les attentions. La commune de la Teste-de-Buch, voisine de celle d'Arcachon, a notamment mis en œuvre un programme d'aménagements visant à limiter l'apport d'eau douce polluée et la multiplication des plantes envahissantes.

Les endiguements réalisés dans les années 70 pour gagner du terrain ont appauvri près de 40ha de prés salées, autrefois ouverts sur la mer et favoriser le développement d'espèces exotiques envahissantes, comme la bacchante (Baccharis halimifolia) ou encore la jussie (Ludwigia grandiflora et peploïdes).

Jussie, Ludwigia sp

Jussie, Ludwigia sp

Les déchets et polluants issus des zones urbaines, transportés par les fossés d'écoulement (les crastes), sont piégés dans 2 bassins de lagunage, ramassés, puis évacués. Le premier bassin pour la décantation et l'élimination des matières en suspension, le second pour la filtration et l'oxygénation de l'eau. Les plantes présentes dans ces bassins sont notamment les massettes (Typha latifolia et angustifolia), l'iris des marais (Iris pseudachorus), le jonc des tonneliers (Scirpus Schoenoplectus lacustris), les nénuphars (Nymphaea alba, tetragona),…

Lagunage aux abords du bassin d'Arcachon

L'eau de meilleure qualité est ensuite dirigée vers les marais d'eau douce, ce qui participe encore à son épuration, avant de se déverser dans le bassin d'Arcachon par l'intermédiaire d'installations hydrauliques automatisées en fonction des marées.

Lagunage aux abords du bassin d'Arcachon

La flore et la faune sont très riches dans et autour de ces marais qui offre le matin des paysages aux lumières exceptionnelles. On peut y rencontrer les salicornes (Salicornia europaea), les sarcocornes (Sarcocornia perennis et fruticosa), l'aster maritime (Tripolium pannonicum), l'obione (Halimione portulacoïdes)… Les oiseaux sont partout, au bord et dans l'eau, sur les berges, dans les arbres (cigognes, aigrettes, mouettes, hérons…).

Lagunage aux abords du bassin d'Arcachon
Lagunage aux abords du bassin d'Arcachon

Quelle belle promenade matinale, dans un environnement fantastique, proches des cabanes d'ostréiculteurs, loin des plages bondées de touristes.                          

                                                                        Pierre    

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 20:06

En août 1923, l'ingénieur Louis le Marié est à la recherche de pétrole sur les hauteurs d'Arcachon. Il creuse un forage jusqu'à 472m de profondeur et d'un coup une eau soufrée à 25° jaillit à 8m de hauteur, à raison de 70 000 litres à l'heure. La source des Abatilles est née.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

Nous avons visité cette exploitation cet été à l'occasion d'un séjour à Arcachon. Visite guidée très intéressante qui nous a permis de connaitre l'histoire de cette entreprise qui connait un développement spectaculaire ces dernières années.

En janvier 1924 les travaux de captage sont terminés. Les analyses de l'eau en avril 1925 montrent que cette eau figure dans la liste très restreinte des eaux françaises faiblement minéralisées, sans nitrate, neutre pour l'organisme. Aucun traitement n'est nécessaire avant l'embouteillage. Eloignée des zones de cultures intensives, protégée par une succession de couches d'argile, de sable, de calcaire, l'eau captée à 472m provient d'une nappe souterraine originaire du Massif Central.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

Les bienfaits de cette eau sont très vite connus et exploités. Un établissement thermal voit le jour en 1928. Les curistes du monde entier affluent, participant à la renommée et au développement de la station balnéaire d'Arcachon.

La guerre 39-45, les changements de propriétaires, les mauvais choix de stratégies de développement font que l'exploitation du site (eau et établissement thermal) périclite, puis connait quelques reprises plus ou moins réussies de 1950 à 2013.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

Le renouveau vient du rachat de l'établissement par un négociant-producteur bordelais qui a modernisé l'outil industriel, revu le design des produits et développé des partenariats dans les domaines du sport, du bien-être et de la gastronomie. La production actuelle est de 12 à 18 000 bouteilles/heure, selon les besoins.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

La visite de l'usine d'embouteillage a passionné les visiteurs, de la formation de la bouteille à partir d'une éprouvette plastic à l'emballage, en passant par le remplissage, le bouchage et l'étiquetage…

Hélas vous ne trouverez pas cette eau dans les commerces près de chez vous : elle est actuellement commercialisée seulement à la source elle-même, dans les bons restaurants et les grandes surfaces du Sud-Ouest. Mais elle fait de plus en plus parler d'elle, l'exploitation a même été citée cet été parmi les entreprises les plus performantes de l'année.

L'eau des Abatilles : une eau qui monte !

                                                                  Pierre

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 22:30

Difficile de se limiter dans ce dernier article. Certaines sont protégées, d'autres non, mais ce sont aussi un peu mes coups de cœur.

Le géranium des prés (Geranium pratense) : ce n'est pas une plante rare, présente dans la moitié de la France, elle peut atteindre 80cm avec ses grandes fleurs bleu purpurin. Mais je ne l'avais jamais vue.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

La paronie à feuilles de serpolet (Paronychia kapela subsp serpillifolia) : plante gazonnante des Pyrénées et de la moitié Sud des Alpes. Ce sont ses grandes bractées qui forment ces coussins argentés. Elle n'est pas protégée.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

La primevère à larges feuilles (Primula latifolia) : cette belle primevère violet pourpre, à fleurs odorantes et feuilles visqueuses, est présente dans les Pyrénées orientales et les Alpes. Elle n'est pas protégée.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

Le silène de Suède (Silene suecica= Viscaria alpina) : ce magnifique silène présente des fleurs serrées en tête avec des pétales roses échancrés. Il est présent dans les Pyrénées et les Alpes et est protégé en Rhône-Alpes.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

 

La primevère à feuilles entières (Primula integrifolia) : cette petite primevère rose affecte les lieux humides d'altitude où elle forme des colonies gazonnantes. Présente dans la chaine des Pyrénées, elle n'est pas protégée.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

L'androsace de Haller (Androsace halleri) : cette petite plante aux fleurs rose vif se rencontre principalement dans les pelouses et les rochers des Pyrénées et en Auvergne où elle est protégée

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

 

La saxifrage rude (Saxifraga aspera) : ce sont surtout les feuilles de cette saxifrage qui attirent l'attention avec leur forme en arêtes de poisson. Présente dans les Pyrénées et les Alpes, elle n'est pas protégée.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

L'arnoséris naine (Arnoseris minima) : cette Astéracée jaune pâle se caractérise surtout par sa tige qui s'épaissit vers le haut. Elle est protégée en Aquitaine et Haute Normandie.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

L'orpin rose ou odorant (Rhodiola rosea) :   très utilisé en pharmacopée pour ses bienfaits sur la santé, cette plante aux fleurs verdâtres ou rougeâtres est présente dans les Pyrénées, les Alpes et aussi en Alsace où elle est protégée.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

La lathrée clandestine (Lathrea clandestina) : elle n'est pas rare puisque présente dans la moitié Est de la France. Mais elle plait avec ses grandes fleurs violet pourpre dressées en touffe. Elle est protégée en Basse Normandie et en Ile de France.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

La cardamine à feuilles de radis (Cardamine raphanifolia) : cette plante des Pyrénées et du Roussillon présente des fleurs roses, des feuilles basales à 3-5 lobes, le dernier plus large. Elle reste rare dans ces régions et est protégée en Midi-Pyrénées.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (fin)

 

J'aurais pu vous en présenter beaucoup d'autres tant la diversité des plantes pyrénéennes est grande, comme par exemple la berce des Pyrénées (Heracleum pyrenaicum), le buplèvre à feuilles rondes (Bupleurum rotundifolium), le géranium divariqué (Geranium divaricatum), le thym nervé (Thymus nervosus), l'orpin d'Angleterre (Sedum anglicum), la jonquille à fleurs pâles (Narcissus palliflorus), ou encore la leuzée conifère (Rhaponticum coniferum), l'euphorbe d'Irlande (Euphorbia hiberna)…  mais il faut savoir se raisonner !

                Pierre

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 10:48

Encore une dizaine de plantes rares ou endémiques du département des Pyrénées Orientales ou plus généralement de la chaine pyrénéenne. La majorité de ces plantes se trouvent sur sols siliceux.

 

Le Muflier mou (Antirrhinum molle) : c'est dans les gorges de Pi en Espagne que survit ce muflier, accroché dans les rochers, échappant pour l'instant à d'importants travaux de requalification du torrent. A souche ligneuse, les tiges sont couchées, les rameaux ascendants. Il n'est pas protégé.                    

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

La Saxifrage faux-géranium (Saxifraga geranioïdes) : c'est en montant à l'étang de Font Negra au-dessus du Pas de la Casa (Andorre) que l'on a pu admirer cette saxifrage aux feuilles vert clair, aux fleurs blanches dont les pétales sont 2 fois plus longs que le calice. Elle est endémique des Pyrénées orientales.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

La Saxifrage aquatique (Saxifraga aquatica) : comme son nom l'indique, on trouve cette saxifrage sur les bords de sources et de ruisseaux d'altitude pyrénéens. C'est une plante vivace, gazonnante, à fleurs blanches en panicule terminal

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

La Ramondie des Pyrénées 'Ramonda myconi) : cette plante rare et endémique des Pyrénées est la seule représentante de son genre et de sa famille (Gesnériacées) en France. Elle ne fait pourtant l'objet d'aucune protection. Les feuilles sont velues, crénelées. La corolle violette est à gorge orangée.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

La Cardamine amère (Cardamine amara subsp pyrenaea) : autre plante endémique des montagnes pyrénéennes, cette cardamine diffère du type par ses feuilles beaucoup plus divisées : 9-13 folioles au lieu de 5-9. On la trouve près des sources ou des lieux humides.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

 

Le Chardon fausse-carline (Carduus carlinoïdes) : le capitule de cette Astéracée présente un ensemble dense de fleurs rose purpurine. Les feuilles sont très découpées, très piquantes.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

La Violette de Lapeyrouse (Viola diversifolia) : très menacée, cette pensée des rocailles est présente seulement dans la moitié Est de la chaine pyrénéenne. Ses stipules étroites sont disposées en éventail. Elle est classée quasi-menacée sur la Liste rouge.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

Le Gaillet des Pyrénées (Galium pyrenaicum) : il forme des touffes très serrées avec ses feuilles verticillées par 6. Ses fleurs aux pétales blancs jaunissent à la dessiccation.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

Le Persil d'isard (Xatardia scabra) : endémique de Cerdagne. C'est une Apiacée qui donne des fleurs en ombelle à 12-35 rayons inégaux, jaune verdâtre, que nous n'avons pas vues (trop tôt). . Elle figure sur la Liste rouge des espèces menacées en France.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

L'Achillée à feuilles de camomille (Achillea chamaemelifolia)  (seulement dans les PO). Les fleurs blanches de cette Astéracée forment un capitule un peu lâche. Elle aussi figure sur la Liste rouge des espèces menacées.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

La Vesce des Pyrénées (Vicia pyrenaica) : sur sols calcaires. Plus courante dans les Pyrénées, elle ne se trouve que sur un site aux environs de Gap, pour les Alpes. Elle est donc protégée dans les Hautes-Alpes.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (2)

           àsuivre…                                                                                                                                                                                                                                      Pierre

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 09:16

Six jours inoubliables (du 11 au 16 juin) passés à Enveitg, petit village situé entre Font-Romeu et Andorre, dans le cadre d'un stage botanique organisé par l'association Pulsatille. Inoubliable par la météo, par l'hébergement, les repas, les paysages, la diversité des sites visités, mais surtout par le nombre de plantes et de fleurs rencontrées.

D'abord de nombreuses endémiques :

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

 

L'endressie des Pyrénées (Endressia pyrenaica) : peu spectaculaire, cette petite Apiacées rare ne se trouve que dans les Pyrénées Orientales et Occidentales. Ses feuilles sont plaquées au sol. Elle est classée Vulnérable sur la Liste rouge.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

La gentiane des Pyrénées (Gentiana pyrenaica) : cette petite gentiane est unique par sa couleur (bleu-violet) et la forme de sa corole (entonnoir à 10 lobes inégaux, les intermédiaires aussi grands que les principaux). Sa tige porte de nombreuses petites feuilles dures. Bien que présente seulement en Catalogne, elle ne fait l'objet d'aucune protection.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

L'orchis de Martrin-Donos (Anacamptis coriophora martrinii) : cette orchidée de couleur lie de vin est dédiée à Victor de Martrin-Donos (1800-1870), botaniste du Tarn. Elle se différencie de la sous-espèce coriophora par son très gros éperon. Elle fait l'objet d'une protection nationale.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

 

La benoite hispide (Geum hispidum) : cette rare benoite est très proche de la benoite urbaine qui elle est très courante. Elle est moins ramifiée, les fleurs moins ouvertes. Limitée aux Pyrénées orientales elle est classée Vulnérable.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

La renoncule des Pyrénées (Ranunculus pyrenaeus) : cette renoncule endémique des Pyrénées est difficilement différenciable de la renoncule de Kuepfer présente dans les hauts alpages alpins. Elle n'est pas protégée.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

La renoncule à feuilles de parnassie (Ranunculus parnassifolius subsp parnassifolius) : elle se différencie d'une sous-espèce présente dans les Alpes (heterocarpus) par des fleurs moins nombreuses et plus rosées.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)
QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

Le couscouil (Molopospermum peloponnesiacum) : cette grande Apiacée est la seule de son genre en France. Ses jeunes tiges sont récoltées, épluchées comme l'angélique et mangées crues en salade. Elle est protégée en PACA.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

 L'érodium à poils glanduleux (Erodium glandulosum) : 2 types de pétales pour cet étonnant Erodium. Les 2 du haut sont tachés de pourpre foncé. Il est endémique de la moitié Est des Pyrénées et est protégé en Occitanie.

QUELQUES PLANTES ENDEMIQUES OU RARES DES PYRENEES ORIENTALES (1)

Le lis des Pyrénées (Lilium pyrenaicum) : je ne peux pas terminer cette première série de plantes des Pyrénées sans présenter cette plante-phare, avec ses fleurs jaunes aux étamines orangées et ses nombreuses feuilles étroites. C'est un peu l'équivalent de notre Lis martagon. Il est protégé dans 3 départements de la nouvelle région Occitanie.

  A suivre…                                                 

                                                                Pierre

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 11:50

Lors de notre semaine dans le Péloponnèse, nous avons observé très souvent le petit mâle de Neoscona adianta, 4-5 mm.  

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Une femelle, plus grosse, sur le Chrysanthème à couronnes, Glebionis coronaria.

Remarquez le dessin dorsal blanc souligné de noir, en forme de feuille de chêne ou de lobes de fougère (cf Adiantum)

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

A Mistra, immobile sur une plante, la Pisaure admirable, Pisaura mirabilis (ou noviciae), prend un bain de soleil.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

 

Cette « Araignée-crabe » femelle, Thomisus onustus, attend ses proies sur les fleurs, dont elle adopte parfois la couleur.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Ce petit mâle de la même espèce est à l’affût sur un Anthemis : les 2 pattes antérieures plus longues, sont tenues écartées comme les pinces d’un crabe.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

En soulevant une grosse pierre, notre ami Maxime a découvert une très belle araignée : Eresus walkenaerius.

A côté d’elle, on peut voir les restes de ses proies.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous l’avons placée dans une boîte pour mieux l’observer : cette femelle mesure presque 40 mm !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Sur un autre site, se dissimulant dans les herbes, un mâle beaucoup plus petit et coloré, les pattes postérieures teintées de rouge : probablement Eresus kollari (anciennement E. niger)

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Cette espèce est appelée « Araignée coccinelle », car le mâle possède un abdomen rouge orné de 4 points noirs.

Eresus (walkenaerius ?) – mâle photographié à Rhodes en 2013 (pattes postérieures non teintées de rouge)

Eresus (walkenaerius ?) – mâle photographié à Rhodes en 2013 (pattes postérieures non teintées de rouge)

Au sud du Péloponnèse, Monemvassia est une petite ville fortifiée située au pied d’un rocher de 300 m de haut, sur une presqu’île. Un site exceptionnel !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous nous promenons dans le Kastro, la ville historique.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous nous promenons dans le Kastro, la ville historique. Sur les remparts, nous entendons et observons plusieurs Monticoles bleus (Merles bleus).

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (6) – Quelques petites bêtes (suite)…

Nous avons passé une semaine très intéressante dans le Sud du Péloponnèse et il y aurait beaucoup de choses à raconter !

 

                                                                     Claudie

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:58

En nous promenant dans le petit village de Viglos, nous avons rencontré le Lézard grec, Hellenolacerta graeca : dos non rayé, marqué de taches noires

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Et aussi ce lézard rayé de vert : c’est peut-être le Lézard de Tauride, Podarcis tauricus…

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Un gros escargot à coquille aplatie, portée presqu’à l’horizontale sur le dos de l’animal, dont le corps est parfois d’un beau bleu violet : c’est le « Mange-merde » ou « Peson », Zonites algirus, une espèce méditerranéenne de grande taille. Omnivore, il se délecte de déjections animales – d’où son nom vernaculaire -,  de la chair d’autres mollusques et de débris végétaux.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

La Piéride de Krüper, Pieris kruperi, fréquente les habitats arides à végétation maigre. Les papillons de printemps possèdent une grande aire verdâtre sous l’aile postérieure. On rencontre cette Piéride dans le Sud de la péninsule balkanique, Corfou et quelques îles de la mer Egée.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

La Mélitée égéenne, Melitaea ogygia, est difficile à distinguer de notre Mélitée des centaurées, Melitaea phoebe. Mais cette dernière n’est pas présente dans le Péloponnèse.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Le Marbré oriental, Euchloe ausonia, ressemble beaucoup au Marbré de Cramer, Euchloe crameri,  présent en France dans le Midi et sur le littoral atlantique. Mais il se trouve dans le S-E de l’Europe, de l’Italie à la Turquie.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) - Quelques petites bêtes …

Bien dissimulé dans la végétation, nous avons quand même repéré ce « Diablotin » ! En fait, c’est une jeune Empuse pennée, Empusa pennata – l’adulte est plus grand et possède des élytres.

Une étonnante créature, ce Diablotin !
Une étonnante créature, ce Diablotin !

Une étonnante créature, ce Diablotin !

Tête surmontée d’une sorte de cône, pattes avant ravisseuses, munies de fortes épines et repliées au repos. Abdomen toujours relevé.
Tête surmontée d’une sorte de cône, pattes avant ravisseuses, munies de fortes épines et repliées au repos. Abdomen toujours relevé.

Tête surmontée d’une sorte de cône, pattes avant ravisseuses, munies de fortes épines et repliées au repos. Abdomen toujours relevé.

                                                       Claudie

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 23:06

A Viglas nous avons noté plus de 70 espèces de plantes. En voici quelques-unes :

Le Trèfle orangé, Trifolium aurantiacum, ressemble à notre Trèfle champêtre, mais avec des inflorescences plus grosses et jaune orangé.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

On peut rencontrer l’Anthyllide à 4 feuilles, Tripodion tetraphyllum, en France, dans le Midi, en Corse. Fleurs petites, calice renflé en vessie.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Le Tétragonolobe pourpre s’appelle maintenant Lotus tetragonolobus. Les gousses à quatre ailes larges, ondulées, sont comestibles, la plante était cultivée autrefois.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

La Sauge trilobée, Salvia fruticosa = triloba, est une espèce orientale.  Les fleurs sont utilisées pour faire des infusions. Les feuilles ne sont pas toutes trilobées.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

La « Sauge de Jérusalem » est commune en Grèce, ses grandes fleurs jaunes sont très décoratives. Mais ce  n’est pas une sauge : Phlomis fruticosa. Cette plante de répartition est-méditerranéenne est souvent plantée dans le Midi, elle se naturalise parfois.

Ici, avec un Clairon, Trichodes sp
Ici, avec un Clairon, Trichodes sp

Ici, avec un Clairon, Trichodes sp

Il y a en Grèce 18 espèces d’Onosma, dont 11 espèces endémiques. Onosma frutescens, famille des Boraginacées. Fleurs jaune vif avec des touches d’orange, les étamines dépassent la corolle, poils simples. A Viglas, la plante était déjà fanée, les fleurs avaient viré au bleu marine.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Une autre Boraginacée, mais glabre (ou presque) : Cerinthe retorta a des bractées violettes, corolle jaune et violette.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Une Scabieuse, Lomelosia argentea, aux corolles périphériques très grandes, de mauve pâle à blanches. Quatorze espèces en Grèce, dont quatre endémiques. Famille des Caprifoliacées (« jadis » des Dipsacacées).

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

 

Une belle Saponaire rose, Saponaria calabrica

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

Pour terminer voici une belle Campanule qui ornait les murs du village. Comme il y a en Grèce pas moins de 82 espèces (dont 42 endémiques) et que nous n’avons pas pu l’étudier de près, nous préférons ne pas la nommer…

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (4) – Encore quelques plantes vues à Viglas

                                Monique

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 15:42

L’Euphorbe arborescente, Euphorbia dendroides L., est l’une des plantes caractéristiques de l’étage thermo-méditerranéen avec le Caroubier.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Elle pousse toujours à proximité de la mer sur des versants pierreux bien chauds.

Photo 2 – Au premier plan, la Sauge trilobée

Photo 2 – Au premier plan, la Sauge trilobée

Glandes jaunes en croissant, capsule lisse :

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Ramifications régulièrement dichotomiques :

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Elle aime la chaleur, mais c’est en hiver et au début du printemps qu’elle se porte le mieux.

On devine les fleurs jaunes de Calicotome villosa, l’une des plantes dominantes des collines du Péloponnèse au printemps.
On devine les fleurs jaunes de Calicotome villosa, l’une des plantes dominantes des collines du Péloponnèse au printemps.

On devine les fleurs jaunes de Calicotome villosa, l’une des plantes dominantes des collines du Péloponnèse au printemps.

Quelques pieds avaient même déjà complètement perdu leurs feuilles.

 

Quand les feuilles ont disparu, on voit bien les ramifications régulièrement dichotomiques.

Quand les feuilles ont disparu, on voit bien les ramifications régulièrement dichotomiques.

On peut admirer cette belle Euphorbe en France sur le littoral méditerranéen, dans le Var, les Alpes-Maritimes, la Corse…

Une autre grande Euphorbe typique des pays méditerranéens : Euphorbia charachias, grandes tiges ligneuses de 1 m de haut, nues à la base.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Glandes brun rougeâtre, cornes courtes et épaisses, capsule velue :

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (3) - Quelques plantes vues à Viglas : l’Euphorbe arborescente et l’Euphorbe charachias

Il existe de nombreuses variétés horticoles, on peut voir cette belle Euphorbe dans les plates-bandes chez nous à Faverges, en Haute-Savoie.

Les deux Euphorbes côte à côte

Les deux Euphorbes côte à côte

Le village semble plus ou moins abandonné. Mais l’église est en excellent état.  Au-dessus du mur, des Euphorbes arborescentes

Le village semble plus ou moins abandonné. Mais l’église est en excellent état. Au-dessus du mur, des Euphorbes arborescentes

                                                              Monique

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 10:57

Commençons par un arbre imposant : le Caroubier, Ceratonia siliqua L., famille des Fabacées (sous-famille des Césalpinioïdées). C’est l’une des plantes caractéristiques de l’étage thermo-méditerranéen avec l’Euphorbe en arbre E. dendroides.

Le Caroubier aime la chaleur, il ne craint pas la sècheresse, il souffre lorsque la température tombe en-dessous de 5°C.

un vieux caroubier

un vieux caroubier

 

Les feuilles sont composées de folioles coriaces.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

Les fleurs, puis les fruits, sont placés directement sur le tronc et les branches : caractéristique des arbres « cauliflores », du latin caulis, tronc et flore, fleur. L’arbre de Judée et de nombreux arbres tropicaux sont « cauliflores » : p. ex. le cacaoyer, le jacquier, l’arbre boulet de canon etc.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

La floraison a lieu en automne. Elle est particulièrement abondante, les abeilles sont attirées en masse par l’odeur très forte, particulière, plutôt désagréable, des fleurs…

fleurs mâles,  photo prise en Turquie en novembre

fleurs mâles, photo prise en Turquie en novembre

L’arbre est « dioïque ». Il y a des arbres mâles et des arbres femelles.

fleurs mâles à gauche, étamines - et fleurs femelles à droite – photo prise en Turquie en novembre

fleurs mâles à gauche, étamines - et fleurs femelles à droite – photo prise en Turquie en novembre

Il faut que les pollinisateurs transportent le pollen sur les fleurs femelles !

Les fruits sont des gousses. Au printemps, ces gousses sont vertes, à maturité, en juillet, elles sont brun foncé. Elles ne s’ouvrent pas.

les gousses vertes en avril

les gousses vertes en avril

On appelle ces gousses « caroubes » ou encore « pains de St-Jean-Baptiste » (il se serait nourri de caroubes dans le désert, ainsi que de sauterelles et de miel…).

Les caroubes sont vendues sur les marchés.

caroubes, sur un marché en Turquie

caroubes, sur un marché en Turquie

Nous avons un ami suisse qui est très heureux quand il peut en acheter, nous n’avons pas essayé…

Les caroubes sont utilisées pour nourrir les bestiaux … pour faire des boissons fermentées, des sorbets, du chocolat pour diabétiques, comme additif (E410) ... La pulpe du fruit est bonne contre la toux et les diarrhées….

Au Portugal (nous étions en Algarve avec Pascal Jarige en mars), nous avons goûté une liqueur de caroubes, c’était bon !

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier
Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

 

Mais nous n’avons pas testé le pain de caroube… La farine de caroube ne contient pas de gluten.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

Autrefois les graines servaient d’unité de mesure pour peser les épices, l'or et les pierres précieuses. Cet usage des graines du caroubier est à l'origine du mot « carat » : 1 carat = 200 mg = une graine.

Dans le Péloponnèse avec Pascal Jarige (2) - Quelques plantes vues à Viglas : le caroubier

                                                                    Monique

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