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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 14:15

Etonnant ! Des milliers de têtards dans un petit lac du Chablais, sur la commune de Bellevaux !

Le lac de Pététoz est un lac naturel, situé en haut de la vallée du Brévon, cours d'eau qui alimente le lac de Vallon situé en contre-bas. Calé au pied des contreforts du Roc d'Enfer (2243m) à une altitude de 1430m, la superficie de ce petit lac est de moins de 5000m².

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Implanté dans un véritable cadre de verdure, il est ceinturé de trèfles d'eau (Menyanthes trifoliata) et sa surface est couverte de plantes aquatiques dont les longues lanières se déplacent au gré du vent.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Mais tout en pique-niquant au bord du lac, sur un terrain très humide, spongieux, proche d'une sphaigneraie, nos regards sont attirés par des petites bêtes jouant à apparaître et disparaître dans le sol vaseux, se contorsionnant, changeant de forme, se contractant, s'étirant…

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Il y avait longtemps que nous n'avions pas vu autant de sangsues, de toutes grosseurs.

Mais le plus surprenant, fut de voir s'approcher une large tache noire sur le lac : il s'agissait en fait de milliers de têtards, collés les uns contre les autres.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

Cette colonie s'est approchée très près du bord, y est restée de longues minutes avant de repartir lentement plus au large. Nous nous sommes interrogés sur ce nombre impressionnant de têtards et cette façon de se déplacer en groupement compact, sans avoir hélas de réponse.

Pendant les vacances, les têtards partent…. en colonie !

La source du Brévon située un peu plus en aval complète admirablement les curiosités rencontrées lors de cette splendide randonnée.

Pierre et Catherine

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 16:44

Dimanche 26 juin, je suis allée visiter un jardin insolite !

Ce jardin est situé à l'entrée Ouest d'Évian, au bord du lac. Le but de ce magnifique endroit est de sensibiliser sur les zones humides. Il présente à travers une exposition et un itinéraire dans le parc, les différents écosystèmes liés à l'eau.

Pour visiter ce jardin, il faut emprunter un bateau qui fonctionne avec l'énergie solaire, et qui fait la navette vers le jardin depuis le ponton qui se trouve en face du casino d'Évian.

Le Pré curieux comprend une charmante maison de style colonial datant de 1870 autour de laquelle s'étend un parc boisé de 3,5 hectares.

Ce site constitue un lieu unique de découverte des zones humides. Les jardins de l'eau ont obtenu en 2005 le label "jardin remarquable".

La guide nous a présenté la faune et la flore des étangs, torrents, marais, prairies humide,…

Vraiment fabuleux ! Au charme de ce jardin, s'ajoute celui d'une mini-croisière sur le Lac Léman sur un bateau silencieux.

Sabrina

Quelques photos :

Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
Jardin Pré curieux à Évian
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 18:19

Du grec leirion, « lis » et dendron, « arbre » : arbre qui a des fleurs comme des lis …ou comme des tulipes…tulipifera, « qui porte des tulipes » en latin.

Le genre Liriodendron comporte 2 espèces qui se ressemblent, L. tulipifera, le Tulipier de Virginie et L. chinense, le Tulipier de Chine, plus rarement cultivé, plus petit, feuilles plus profondément lobées …

Le Tulipier fait partie de la même famille que les Magnolias : la famille des Magnoliacées, famille considérée comme archaïque.

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Doussard (74)

Tulipier à Talloires (74)
Tulipier à Talloires (74)

Tulipier à Talloires (74)

Le Tulipier de Virginie est originaire de l’est de l’Amérique du nord, depuis l’est des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mexique. Il a été introduit en Europe, en Angleterre en 1662, puis en France en 1732 : le marquis de la Gallissonnière rapporta quelques graines qui furent semées au Trianon.

Aujourd’hui il est souvent planté, on le trouve un peu partout dans les parcs. Il y en a au moins deux à Doussard. A Faverges il y en a un dans le parc Simon Berger, un autre tout près de la poste et peut-être d’autres

Les feuilles sont curieuses : elles sont larges. Au sommet, elles sont tronquées, on dirait que le jardinier s’est amusé à couper le bout avec ses ciseaux. Le pétiole est très long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

En automne elles jaunissent, elles prennent une couleur or qui tourne au brun, elles se maintiennent jusqu’au début de novembre et tombent.

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines
Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

Feuilles du Tulipier en automne -avec quelques graines

L’arbre ne fleurit pas quand il est jeune. Il fleurit à partir de 25 à 30 ans.

Les fleurs sont belles, grandes, jaune pâle, orange à la base des pétales. Elles comprennent 9 tépales : 3 sépales vert clair entourant 6 pétales.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le cône central couleur crème est entouré par un anneau d’étamines linéaires, charnues, dressées, de 5 cm de long.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fleurs attirent les abeilles et autres insectes pollinisateurs

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Les fruits sont des cônes allongés de 6-8 cm de long. A maturité, ils libèrent de nombreuses graines ailées.

Les fruits persistent longtemps sur l’arbre, durant l’hiver.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L
Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Le Tulipier est un arbre résistant, il est rarement parasité ou malade. Son bois se travaille aisément. Son écorce a des propriétés médicinales, c’est un succédané du quinquina.

Le Tulipier de Virginie, Liriodendron tulipifera L

Monique

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 22:10

Ce petit Sphinx est diurne et on le voit très souvent butiner le nectar, en vol stationnaire au-dessus des fleurs. Admirez la belle photo réalisée par notre ami Claude G. !

Trompe 3 cm, 75 battements/sec, 40 km/h - Photo : Claude G.

Trompe 3 cm, 75 battements/sec, 40 km/h - Photo : Claude G.

La femelle pond ses œufs isolément près des fleurs de Gaillet et autres Rubiacées (« Sphinx du caille-lait »), et occasionnellement sur les Valérianacées.

Œuf pondu sur Galium verum, marais de la Réserve du Bout-du-Lac, Doussard, 6 juin 2016

Œuf pondu sur Galium verum, marais de la Réserve du Bout-du-Lac, Doussard, 6 juin 2016

Sur un autre gaillet, nous avons photographié le même jour, une jeune chenille (13 mm).

Jeune chenille, marais de la Réserve du Bout-du-Lac, Doussard, 6 juin 2016

Jeune chenille, marais de la Réserve du Bout-du-Lac, Doussard, 6 juin 2016

La chenille adulte (45 mm) est verte, ponctuée de blanc, parcourue par deux bandes longitudinales, l’une blanche, l’autre jaune. La « corne » est bleue avec le bout jaune.

Bulgarie, 5 juillet 2014
Bulgarie, 5 juillet 2014

Bulgarie, 5 juillet 2014

 St Cézaire (06), 28 mai 2009

St Cézaire (06), 28 mai 2009

J’avais prélevé une chenille, sous le refuge de Rosairy, le 27 juillet 2006.

Chenille sur galium boreale - Rosairy, massif de la Tournette, Haute-Savoie - 27 juillet

Chenille sur galium boreale - Rosairy, massif de la Tournette, Haute-Savoie - 27 juillet

Le surlendemain, elle s’est chrysalidée et le papillon est né le 7 septembre.

Chrysalide et papillon - 7 septembre

Chrysalide et papillon - 7 septembre

Le Moro-Sphinx est un papillon migrateur qui vient du Maghreb et du sud de l’Europe. Il migre vers le nord où il produit une génération estivale. Certains effectuent une migration de retour vers le sud, d’autres tentent d’hiverner – avec succès par suite du réchauffement climatique, mais mortalité lors des hivers froids ! –

Nous l’avons photographié au marais de Ste Hélène-du-Lac (73), assez tard en saison, le 24 septembre 2015.

Marais de Ste Hélène-du-Lac, Savoie - 24 septembre 2015

Marais de Ste Hélène-du-Lac, Savoie - 24 septembre 2015

Et pour tout savoir sur ce papillon, lisez le numéro 86 de la Hulotte !

Claudie

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 21:02

Rien à voir avec les « vraies » asperges sauvages qu’on cueille dans le Midi (Asparagus acutifolius), très recherchées au début du printemps. Ces asperges sont excellentes, mais elles ne poussent pas en Savoie.

On cueille les jeunes pousses vertes, après la plante devient dure et piquante.

Nos aspergettes, nous devrions les appeler Ornithogales des Pyrénées.

Leur nom latin : Ornithogalum pyrenaicum L. 1753. Mais pour être à la mode, il faut s’habituer au nouveau nom donné dans Flora Gallica : Loncomelos pyrenaicum (L.) J. Holub subsp. pyrenaicum. Traditionnellement de la famille des Liliacées, elle fait partie aujourd’hui de la famille des Asparagacées…

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum
Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Si Linné a nommé la plante « des Pyrénées », c’est qu’elle a dû lui être envoyée de cette région. Mais elle pousse dans beaucoup d’autres coins de France. Chez nous en Haute-Savoie elle n’est pas rare.

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Quand l’Ornithogale est en fleurs, les feuilles basales sont desséchées. On voit une longue tige et au sommet une grappe de 30 à 50 fleurs. En début de floraison les fleurs du bas sont épanouies (6 tépales vert jaunâtre, 6 étamines), et au sommet de la grappe, des boutons vert clair qui ne tarderont pas à s’ouvrir.

On cueille l’Ornithogale avant la floraison. On prend l’épi de boutons floraux et un petit bout de tige. Après avoir fait blanchir la cueillette, on consomme les aspergettes en salade avec une vinaigrette ou une mayonnaise, en omelette ou en quiche…

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum
Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Dans les supermarchés, on trouve des bottes d’aspergettes avec une longue queue. Le prix : 2, 99 € (cette année en mai au magasin Grand Frais à Annecy).

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Mais c’est moins cher et plus sympathique de les cueillir soi-même lors d’une belle balade avec des amis !

Les aspergettes, Ornithogalum pyrenaicum

Monique

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 11:19

Nous avons déjà évoqué le Hanneton dans un précédent article (cf l’article du 7 mai 2010).

C'est un mâle : antennes à 7 lamelles
C'est un mâle : antennes à 7 lamelles

C'est un mâle : antennes à 7 lamelles

Cette année, nous avons observé les premiers hannetons dès le 3 mai à Giez.

Les jours précédents, en travaillant au jardin, j’ai vu quelques hannetons prêts à sortir de terre (à seulement 2-3 cm sous la surface).

Il y a des « années à hannetons » tous les 3 ans.

En effet la vie larvaire souterraine du hanneton dure 3 ans. Les larves (les vers blancs) âgées empêchent les larves jeunes de se développer en les attaquant à coup de mandibules (cannibalisme). Il y a donc dans une région donnée, des larves de même âge (cf Alain Ramel).

L’adulte, le hanneton, ne vit pas longtemps, juste quelques semaines en mai (en allemand, Maikäfer), le temps de défolier des arbres, de s’accoupler et de pondre. Et un nouveau cycle recommence !

Hannetons au parc Simon Berger, Faverges (74)

Hannetons au parc Simon Berger, Faverges (74)

Cette photo a été prise début mai dans le Parc Simon Berger, dans le centre de Faverges : sur un spot encastré dans le sol, un nombre incroyable de hannetons !

Peut-être une centaine, ou même beaucoup plus !

Le soir, les hannetons s’étaient rassemblés dans l’arbre au-dessus pour grignoter les feuilles. Attirés par la lumière, ils se sont posés sur le spot et sont morts. Parfois on ne trouve que les élytres : les oiseaux sont friands de hannetons, mais ils laissent de côté les élytres, trop durs.

Le Hanneton commun, Melolontha melolontha : un insecte en régression ?

Et dire que les hannetons sont en régression dans certaines régions ! Chez nous, ce n’est pas le cas, en mai il y en a plein les trottoirs ! Et ils causent des dégâts dans nos jardins, les vers blancs rongent les racines des framboisiers, des légumes…

Claudie

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 16:55
Eschscholzias dans un jardin - feuilles -
Eschscholzias dans un jardin - feuilles -

Eschscholzias dans un jardin - feuilles -

~~Eschscholzia, voici un mot bien difficile à écrire sans fautes ! Sur la flore de Fournier (1946), c’était Eschscholtzia, Flora Gallica (2014) a supprimé le t…

C’est plus simple de l’appeler « Pavot de Californie » : la plante est en effet originaire du S-O des Etats-Unis. En mars 2015, notre amie Françoise a vu des champs de California Poppy à perte de vue dans la Réserve d’Antelope Valley.

Et c’est bien un Pavot, famille des Papavéracées, comme le coquelicot. Mais la capsule ne ressemble pas à celle du coquelicot, elle est très longue (5 à 10 cm).

La capsule est très longue.
La capsule est très longue.

La capsule est très longue.

~~Dans la nature les pétales sont de couleur orange, mais les variétés cultivées peuvent être jaune pâle, blanc crème …

Eschscholzia ou Pavot de Californie

~~Cette plante annuelle se ressème spontanément. Parfois les graines quittent le jardin, elles vont dans la nature et peuvent même devenir envahissantes.

Sabrina devant un talus couvert d'Eschscholzias, en Tarentaise

Sabrina devant un talus couvert d'Eschscholzias, en Tarentaise

~~Cette plante a été décrite en 1820 par l’écrivain Adalbert von Chamisso.

Louis Charles Adélaïde de Chamissot de Boncourt est né en France au château de Boncourt (Champagne) en 1781. Il émigre en Allemagne avec sa famille en 1790 pour fuir la Révolution. A 20 ans, il adopte le prénom Adalbert, il choisit d’écrire en allemand tout en gardant sa nationalité française. « Ma patrie : je suis français en Allemagne et allemand en France, catholique chez les protestants, protestant chez les catholiques, philosophe chez les gens religieux et cagot chez les gens sans préjugés ; homme du monde chez les savants, et pédant dans le monde, jacobin chez les aristocrates, et chez les démocrates un noble, un homme de l’Ancien Régime, etc. Je ne suis nulle part de mise, je suis partout étranger. »

Son œuvre la plus célèbre, c’est « La merveilleuse histoire de Peter Schlemihl » (1814), l'histoire d'un homme qui a vendu son ombre et qui court le monde pour la retrouver.

Mais Chamisso est aussi naturaliste-botaniste. Il participe de 1815 à 1818 à un voyage scientifique autour du monde (île des Pâques, Californie, Hawaï, archipel des Marshall…) sur le vaisseau russe Rurik, commandé par le capitaine russe Otto von Kotzebue. Une île du détroit de Behring porte son nom : l’île de Chamisso.

Au retour, en 1820, il dédie le Pavot de Californie à un compagnon de voyage, le médecin-botaniste estonien Johann-Friedrich Eschscholtz (…pourquoi le t a-t-il été supprimé ??). Les Indiens utilisaient cette plante contre les maux de tête, de dents et comme somnifère. Le botaniste Chamisso a décrit aussi Myrica californica et d’autres plantes et arbres du Mexique en collaboration avec Diederich Franz Leonhard von Schlechtendal.

~~ Monique

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 23:08

~~« Mouche cantharide » et pourtant, ce n’est ni une mouche, ni un Cantharidé ! C’est un Coléoptère qui appartient à la famille des Méloidés.

Nous avons eu la chance de rencontrer ce magnifique insecte au printemps, mi-mai 2015 en Tarentaise, près de la Côte d’Aime. Il n’est pas très commun.

15-20 mm de long, corps allongé d’un beau vert brillant. Elytres luisants, petit thorax, le bout de l’abdomen dépasse en arrière les élytres.

                                         La Cantharide officinale, Lytta vesicatoria

~~L’adulte dévore les feuilles du troëne, du lilas, du frêne.

La femelle pond près des nids des abeilles solitaires car les larves se nourrissent des œufs, des réserves de pollen et de nectar de ces abeilles.

~~ Lytta vesicatoria dégage une odeur forte désagréable - odeur de souris - pour décourager les prédateurs.

Elle a aussi une arme de défense redoutable : elle sécrète par ses téguments un produit vésicant, la cantharidine, connue depuis l'Antiquité pour ses puissantes propriétés aphrodisiaques. Les Grecs la connaissaient et les Romains s'en servaient pendant leurs orgies.

La cantharidine est encore employée aujourd’hui en pharmacopée comme emplâtre vésicant pour soigner de nombreuses affections.

Au XIXe siècle, la récolte des cantharides officinales était assez répandue et rémunératrice.

~~Cet insecte est tellement beau que l'on peut avoir envie de le toucher. Mais attention ! Ce poison violent provoque des brûlures sur la peau. La cantharidine est également dangereuse pour les yeux.

Répartition : Europe méridionale et centrale, Asie, Afrique tempérée, Amérique (introduite).

Claudie

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 19:12

~~Diaporama proposé par le Groupe Nature de Faverges

Mardi 26 avril, à 20 h

Maison des Association (au-dessus de l’Office de Tourisme)

Entrée libre

Plage de Media Luna - Gynandriris
Plage de Media Luna - Gynandriris

Plage de Media Luna - Gynandriris

~~Nous étions 5 du Groupe Nature de Faverges à participer à la session botanique organisée par Pascal Jarige en Andalousie orientale.

Cistanche - Eponge de Malte
Cistanche - Eponge de Malte

Cistanche - Eponge de Malte

~~Les paysages arides de la région d’Almeria (la région la plus aride d’Europe) ont été choisis dans les années 60 pour tourner des westerns bien connus. Mais en mars une flore très riche, originale et intéressante, s’y développe.

Lavatère- Ophrys tenthrède
Lavatère- Ophrys tenthrède

Lavatère- Ophrys tenthrède

~~Pierre Melin vous propose de découvrir les paysages et la flore de cette région du sud de l'Espagne.

Moulin de Geneveses - Ophrys miroir
Moulin de Geneveses - Ophrys miroir

Moulin de Geneveses - Ophrys miroir

~~Claudie Desjacquot vous présentera quelques photos de la faune rencontrée.

~~Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

~~En mai et juin, séances de détermination de plantes (et de champignons) tous les mardis à 20 h au local-

En septembre et octobre, séances de détermination de champignons et de plantes.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 18:49

Depuis plusieurs années de nombreux châtaigniers souffrent d'attaques d'un nouveau parasite, le Cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus).

Le cynips est repéré pour la première fois en Ardèche au printemps 2010.

Les adultes pondent dans les bourgeons pendant la saison de végétation.

Les larves séjournent dans les bourgeons et passent l’hiver sans que le parasite puisse être détecté. Au printemps suivant, les larves se développent et, sous l'effet des toxines qu'elles secrètent, se forment des galles plus ou moins rouges à la place de la pousse normale.

Les plants infestés, au lieu de porter des feuilles et des fruits, ne donnent qu’une pousse très courte avec quelques feuilles déformées par les galles.

À terme, cela provoque une perte de vigueur et la mortalité de rameaux (chute de la production fruitière pouvant atteindre 60 à 80 %) et mène dans le pire des cas à la mort des arbres.

Un prédateur de ce parasite existe, c'est le Torymus sinensis est un petit hyménoptère de la famille des Torymidacées, originaire de Chine.

Une lutte biologique contre le Cynips est donc menée par les arboriculteurs et les apiculteurs notamment, car le châtaignier est l'arbre le plus mellifère de notre région, et des lâchers de Torymus sont donc effectués.

Les apiculteurs professionnels de Rhône-Alpes regroupés au sein de l’Association pour le Développement de l’Apiculture en Rhône-Alpes (A.D.A.R.A) ont mis au point un protocole de comptage des Torymus présents dans les différents secteurs de notre région, afin d’optimiser les lâchers de Torymus, qui sont très onéreux (230 € par lâcher), dans les secteurs qui en sont dépourvus.

En effet, notre auxiliaire, le Torymus pond en été dans les galles, et ses larves y passent l'hiver avant leur éclosion printanière.

Pour effectuer ce comptage, il convient donc dans un premier temps de récolter sur les châtaigniers en hiver les galles dans lesquelles peuvent se trouver les larves de Torymus.

Avec Odette et Patrice, nous sommes allés cueillir des galles sur les châtaigniers. Patrice avait participé à une réunion sur le sujet avec l’A.D.A.R.A. Il avait accepté d’aller cueillir des galles pour voir si des larves de Torymus s’étaient installées.

Nous voici partis cueillir.

Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier

La première photo montre la boîte d'éclosion. C'est un classeur en carton dans lequel les galles récoltées sur Châtaignier ont été déposées. Ce classeur est hermétiquement clos, et on y a pratiqué 2 ouvertures sur lesquelles sont ajustés 2 récipients transparents. Attirés par la lumière, les Torymus éclos y vont.

On recueille les insectes, un passage au frigo pour les engourdir avant de les poser sur une feuille blanche pour les compter.

Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier

On distingue bien les Torymus femelles avec leur oviscapte ou ovipositeur au bout de leur abdomen.

Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier
Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier

Le résultat d'un comptage d'éclosion de Torymus dans le secteur de Césarches entre Albertville et Ugine, en Savoie :

Lutte biologique contre le Cynips du châtaignier

Sabrina

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