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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:51
Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)
Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

Le 3 mars, en nous promenant le long du lac d’Annecy au Petit Port (Annecy-le-Vieux), nous avons eu la chance d’observer un Butor étoilé, Butaurus stellaris.

C’est un gros héron massif – envergure 120-130 cm- au plumage jaune et brun, rayé et pointillé de noir. La tête porte une calotte sombre, le bec a une forme de poignard.

Le Butor fait partie des Ardéidés, comme les Hérons, les Aigrettes.

Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

A travers les phragmites, nous le devinons à peine. Se sent-il observé ? Il s’aplatit au ras de l’eau pour se dissimuler. Il avance lentement, puis il s’envole à faible hauteur sur quelques mètres et finit par disparaître, tel un fantôme. Il est encore là pourtant, nous le cherchons, mais en vain !

Le Butor vit toujours caché, bien à l’abri dans les roseaux. Il s’y sent en sécurité, invisible de tous. Très souvent, lorsqu’il sent un danger, « il prend une attitude mimétique, cou et bec dressés vers le ciel, ce qui le rend semblable à un piquet usé ou à un faisceau de vieux roseaux secs. » Il peut rester ainsi plus d’une heure.

Notre région accueille en hiver des individus migrateurs - lac d’Annecy, étang de Crosagny (St Félix), lacs de la Cavettaz (Passy), lac du Bourget, delta de la Dranse, Etournel.). Le Butor niche en effet dans les grandes roselières peu dérangées.

Le Butor étoilé, le Grand Butor- Butaurus stellaris (Linné 1758)

Nous étions contents de voir – bien que furtivement - cette espèce menacée, dont la population est en déclin.

Une question : savez-vous pourquoi on dit d’un grossier personnage, d’un personnage désagréable, impoli qu’il est un butor ? Notre Butor n’a rien de grossier !

Claudie

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 17:30

La nuit tombe… On s’équipe, vêtements chauds, bottes, lampes frontales, torches, troubleau (un filet pour attraper les bestioles dans l’eau) ….

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Yves enfile une combinaison imperméable.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Nous traversons le Creux du Loup, nous suivons Yves dans le bois de la Rippe qu’il connait par cœur… Nous passons à côté de plusieurs mares qui s’assèchent en été. Deux mares sont particulièrement intéressantes : elles sont sur une parcelle dont je suis propriétaire, notre grand-père de Saint-Julien l’avait achetée pour son bois de chauffage.

Yves et Luc vont dans l’eau à la pêche et nous montrent leurs récoltes dans des bocaux de verre.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

On ne voit pas grand-chose sur la photo, on devine Yves et Luc au milieu de la mare….

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Voici une Grenouille agile, Rana dalmatina : le talon dépasse le museau. Elle est fine, museau triangulaire plutôt pointu, gros tympan proche de l’oeil, dos brun pâle, ventre blanc uni.... . Le mâle en période de reproduction a des « gants de boxes », des pelotes, pour s’agripper à la femelle. Cette grenouille ne vit pas à plus de 1000 m d’altitude, tandis que la grenouille rousse monte assez haut en montagne.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Les pontes au bord de la mare sont des pontes de Grenouille rousse. La Grenouille agile pond plus au milieu et pas en surface.

Une Larve de Salamandre, Salamandra salamandra : les larves respirent avec des branchies. Il faut repérer les taches claires à la base de chaque patte, section de la queue de la salamandre ronde, queue plate pour le triton. Mais en mars, on ne peut pas confondre.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Le Triton palmé, Triturus helveticus (= Lissotriton helveticus), a les flancs et le dos brun olive taché de sombre.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

En période nuptiale les mâles ont les pattes arrière palmées….

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

…et des callosités nuptiales sur les pattes avant (pour bien s’accrocher à la femelle pendant l’accouplement).

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Voici le Triton alpestre, Triturus alpestris. Il aime les eaux fraîches, les mares forestières et les lacs de montagne. C’est un mâle, dos et flancs gris à bleuâtre, on devine le ventre orange.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Dans ces mares, il y a aussi des Tritons à crête italiens, Triturus carnifex, mais nous n’en avons pas vu.

On trouve des larves de moustiques, des gyrins, des dytiques, des petits crustacés : des Daphnies au corps transparent protégé par une carapace translucide, des antennes plumeuses utilisées pour la nage, un seul œil (en réalité 2 yeux réunis), 5 minuscules paires de pattes reliées au thorax ; des Cyclops (un seul œil cf le cyclope de la mythologie), genre de plus de 100 espèces, corps divisé en 2 parties, la partie antérieure de forme ovale comprend la tête, 5 segments thoraciques, et une 2e partie plus mince qui comprend le 6e segment thoracique, 4 segments abdominaux, 2 appendices caudaux. ….

Mais le clou de la soirée c’est une sorte de petite crevette qui nage sur le dos et qui est très rare : en France elle a été trouvée en Alsace…et à Viry, dans « mon » bois !!

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Eubranchipus grubii (Dybowski 1860) = Siphonophanes grubii = Branchipus hungaricus

Fairy Shrimp - Frühjahrsfeenkrebs KiemenfuB (= branchie-pied)

C’est tout petit, 25 mm de longueur (longueur maximale : 33 mm). La tête porte des yeux pédonculés et 2 paires d'antennes, le thorax 11 paires de pattes, des pattes aplaties (c’est un phyllopode : « qui a les pattes aplaties en forme de lames », de phyllo= feuille). Si j’ai bien compris, les pattes servent de branchies…

L'abdomen (…la queue) se termine par deux appendices (furcas) en forme de fourche. Nourriture : plancton, particules en suspension dans l'eau.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

A gauche, une femelle. Elle porte ses œufs dans une poche ovale. Ils vont tomber au fond de l'eau. Quand la mare s’asséchera, les œufs s’entoureront d’une carapace solide, ils attendront des conditions meilleures sous forme de cystes. A l’automne, il y a à nouveau de l’eau, mais pour arriver à maturité les cystes ont besoin d’une période de gel.

Merci à Roger qui nous a permis d’utiliser ses photos !

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

On termine la soirée en beauté dans le chalet sur pilotis d’Yves qui domine un étang qu’il a creusé.

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Nous nous associons à la conclusion de Roger : « Magnifique soirée dans le mystère des bois et des mares, bien terminée auprès du feu de bois dans un chalet tout confort, en partageant la fondue. Merci à Yves pour sa science ainsi que pour sa réception, et à Luc, pour l'organisation de cette soirée qui restera dans nos mémoires. »

A la recherche des petites bestioles aquatiques à Viry : Eubranchipus etc.

Monique

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 20:26

Proposé par le Groupe Nature de Faverges

mardi 17 mars à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

En février 2013, nous avons eu le plaisir de découvrir en famille, quelques aspects de ce grand sous-continent, l’Inde. Pour appréhender en peu de temps ce pays mythique et immense, il convenait de faire des choix. Ils se sont tout d’abord portés sur deux grands parcs nationaux du nord, au pied de l’Himalaya. Le premier, le Parc de Corbett, nous a permis de voir à plusieurs reprises et de très près, le seigneur de ces lieux, le Tigre du Bengale.

 « Sur les traces de Shere Kahn... Voyage naturaliste en Inde » - Diaporama de Jacques Bordon

Bien entendu nombre d’autres oiseaux et mammifères ont été observés, soit lors de safaris en jeep soit à dos d’éléphant. Le second parc national, celui de Kaziranga, situé en Assam au nord-est, a livré de belles observations de grands vertébrés comme l’Eléphant d’Asie, le Rhinocéros unicorne, le Buffle d’eau et bien d’autres.

 « Sur les traces de Shere Kahn... Voyage naturaliste en Inde » - Diaporama de Jacques Bordon
 « Sur les traces de Shere Kahn... Voyage naturaliste en Inde » - Diaporama de Jacques Bordon

La découverte dans la nature de ces espèces rares et très menacées nous a comblés.

Cependant voyager en Inde sans s’affronter aux réalités démographiques et religieuses aurait été dommage. Aussi, avons-nous également visité New Dehli avec ses monuments, ses temples, son métro, ses quartiers commerçants, ses rues engorgées par une circulation dense et hétéroclite.

Ensuite, la visite du magnifique et célèbre Taj Mahal s’est imposée comme une évidence.

 « Sur les traces de Shere Kahn... Voyage naturaliste en Inde » - Diaporama de Jacques Bordon

Nous garderons de ce voyage des impressions très fortes et pour nous Gange et Brahmapoutre seront désormais bien davantage que des citations livresques.

Jacques Bordon

Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

Prochains diaporamas :

Mardi 14 avril « Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack …1e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Mardi 28 avril – « Arbres remarquables », Sabrina Millot

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre - « Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 19:40
L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Le 3 mars, par une belle journée annonciatrice du printemps, nous sommes allés voir l’Hellébore vert à Naves-Parmelan. Nous avons d’ailleurs rencontré trois papillons : un papillon Citron et deux Petites Tortues de l’ortie qui se poursuivaient… En toile de fonds, le Parmelan.

En ce début du mois de mars, seules quelques fleurs sont épanouies, mais il y a de nombreux boutons.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.
L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Les fleurs de l’Hellébore vert sont peu nombreuses, vert jaunâtre, penchées, plus grandes et plus ouvertes que celle de l’Hellébore fétide.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Les fleurs sont composées de 5 sépales pétaloïdes. A la base des étamines, on aperçoit les pétales, très petits, en forme de cornets, les nectaires, qui sécrètent du nectar dont les insectes sont friands.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.
L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Sur cette photo, on a retourné les sépales pour mieux voir les cornets nectarifères.

Les grandes feuilles de la base n’ont pas encore poussé, on voit les feuilles de l’année passée qui sont en train de pourrir.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Dans notre région, l’Hellébore vert est beaucoup moins fréquent que l’Hellébore fétide.

On remarque la bordure rouge pourpre des sépales, c’est un signe pour les insectes que la fleur est déjà fécondée.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Voici des photos prises début juin au col des Aravis, la plante est plus développée.

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

La fleur de gauche est en fruits, les follicules contiennent les graines. On voit à la base des follicules les nectaires (les pétales).

L’Hellébore vert, Helleborus viridis L.

Vous pouvez consulter le blog végétal de notre amie Foise du 22-4-2011.

Encore un peu de patience, le printemps va arriver…

Monique

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 15:19

Une Grue cendrée (Grus grus L. 1758- famille des Gruidés) hiverne tout près de chez nous, dans la plaine de Doussard-Lathuile. Roland Deluermoz l’a repérée le 20 janvier, il l’a revue 2 jours plus tard (internet « les chasseurs, sentinelles de la nature » 28-01-2015 - le Dauphiné 07-02-2015).  Un ornithologue de la LPO l’a notée le 24 janvier près des Vargiers, en compagnie de 9 hérons cendrés. Depuis, elle est observée régulièrement. Il est probable que cette Grue se trouve ici depuis plus longtemps.

 

1 Grue Doussard 01-02-2015 vers 12 h Claudie

                  Selma Lagerlöf : « Oiseau gris, vêtu de crépuscule, aux ailes ornées de longues plumes flottantes, une aigrette rouge sur la nuque » (en fait cette tache rouge, c’est de la peau nue, on ne la voit pas sur la photo) - 1e février, il neige

 

C’est étonnant de voir une Grue solitaire : en période de nidification les Grues vivent en couple. Le reste de l’année, elles vivent en grandes bandes qui réunissent parfois plusieurs milliers d’individus. La Grue cendrée est un oiseau sociable.

 

2 Grues cendrées Pologne

         Un couple de Grues. Pologne, 10 juillet  2013- Il est difficile de s’approcher des Grues, encore plus en période de nidification.

 

Pourquoi notre Grue est-elle seule et pourquoi hiverne-t-elle  dans notre région, loin des lieux habituels ?  Ne serait-elle pas mieux en Espagne, sous les chênes verts d’Estrémadure ?

Peut-être n’a-t-elle pas pu poursuivre le grand voyage avec ses compagnons parce qu’elle n’est pas en forme, malade, blessée ou simplement vieillissante ? Ou bien c’est un juvénile un peu rebelle qui a voulu n’en faire qu’à sa tête et qui s’est égaré ? Paul Géroudet : « La Grue solitaire est en général une égarée ou une handicapée ».

 

3 grue Doussard 04-02-2015 (12)

                             A l’arrière du corps, une touffe de plumes caractéristique des adultes,  la « queue de coq » - le 4 février, dans la neige.

 

Les Grues nichent dans le nord de l’Europe, en Scandinavie, en Pologne, dans les Pays Baltes, Russie, Sibérie… Après la nidification, elles se rassemblent  pour migrer vers le sud. Elles volent en triangle ou en chevrons, parfois elles se mettent à tournoyer en planant pour prendre de la hauteur grâce aux courants ascendants, puis elles reprennent leur vol en V, le cou tendu, les pattes s’alignant à l’horizontale. L’oiseau qui guide le groupe sera relayé par un autre.

 

4-grues-tableau-hotel-Pologne.JPG

                                                                     Tableau dans un hôtel de Pologne

 

Les Grues font des haltes pour se reposer et s’alimenter. Les lieux les plus fréquentés : le lac Hornborga dans le sud de la Suède, l’île de Rügen dans le nord de l’Allemagne, le lac du Der en Champagne (le 11 novembre 2014, 206 000 Grues : un record !), les Landes de Gascogne… Des Grues y passent l’hiver tandis que le gros de la troupe continue sa migration vers l’Espagne. Chaque année, elles s’arrêtent aux mêmes étapes.

 

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                                                                      Panneau, lac du Der

 

Les Grues  reprennent la route vers le nord pour gagner leurs zones de nidification de février à mars (le 15 février, 16 500 grues au lac du Der).

 

6-Grues-lac-de-Der-panneau-copie-1.jpg

                                                                          Panneau, lac du Der

 

Arrivées dans le sud de la Suède, c’est le moment des parades nuptiales, elles effectuent des danses spectaculaires.

« …Une Grue saute de ci, de là, les ailes déployées, pirouette sur place, ou bien court en battant des ailes, le corps horizontal et le cou replié, tantôt en ligne droite, tantôt en cercle… » Paul Géroudet

 

 « Les grands oiseaux aux longues pattes, aux fins cous déliés, aux petites têtes descendirent la pente comme en glissant et saisis d’un vertige mystérieux. Tout en glissant en avant, ils tournaient sur eux-mêmes, moitié volant, moitié dansant. Les ailes légèrement relevées, ils se mouvaient avec une rapidité incompréhensible. Leur danse avait quelque chose de singulier et d’étrange…  Il y avait de la sauvagerie dans cette danse … » - Selma Lagerlöf - La grande danse des grues à Kullaberg, 29 mars -(chapitre V « Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » 1906-1907)

 

Vous n’avez pas encore observé « notre » Grue ? Allez vite dans la plaine de Doussard, cherchez-la avec vos jumelles (indispensables !) du côté droit (direction Lathuile)…..

 

7--15-2-7-salle-polyv-Doussard-13-h-30--6--copie-1.jpg

                     La Grue doit consacrer beaucoup de temps à son alimentation. Ici elle se trouve près d’un tas de fumier, non loin de la salle polyvalente.

 

8-grue-Doussard-15-2-2015-14-h-10--2-.jpg

 

   La neige a fondu. La Grue cherche sa nourriture à pas mesurés, elle broute des petites plantes, pique des bestioles, insectes, mollusques, vers de terre, parfois des petits vertébrés…

 

 

Espérons que notre Grue solitaire  ne se fera pas croquer par un renard, qu’elle ne tardera pas à repartir vers le nord  et qu’elle retrouvera ses congénères….

 

 

 

Monique

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 09:28

 proposé par le Groupe Nature de Faverges

mardi 24 février à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

 

Titre conf Buech 

 

 

Le Pays du Buech se situe dans le sud du département des Hautes-Alpes. Il est traversé du nord au sud par le Buech, cours d’eau formé par le Petit et le Grand Buech. C’est un lieu de passage en direction du sud, du Dauphiné et de Grenoble par le col de Lus-la-Croix-Haute, de l’Italie par Briançon et Gap.
C’est un pays de transition entre les Alpes du Nord et la Provence : le slogan de la région est d’ailleurs « Ici, la montagne est en Provence ». La température y est déjà plus douce, la végétation plus méditerranéenne, la nature prédomine. Le Buech est un véritable paradis pour les botanistes et les naturalistes.

Au cours de ce diaporama, Pierre Melin vous fera découvrir la flore très riche et particulière de cette région, beaucoup de plantes que l’on ne rencontre pas chez nous, en parcourant trois secteurs caractéristiques : une zone alluvionnaire des bords du Buech, une crête d’altitude aride et érodée, une prairie de fauche.

Pierre Melin

 

Dictamnus-albus-DD-Oxalid-Buech--8----Copie.JPG

Dictamnus albus, Fraxinelle

 

Adonis-estivalis-DD-Renoncul-Buech--7-.JPG

Adonis aestivalis, Adonis d'été

 

Linum suffruticosum DG Campanul Buech (1)

Linum suffruticosum, Lin ligneux


 

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:51

Lors d’une sortie à Glaize, au-dessus de Faverges, le 17 septembre, nous trouvons une chenille de Robert-le-Diable sur un Saule marsault. Nous la ramenons pour l’élever.

 

NY-Polygonia-C-album-chenille-Glaize-Salix---4-.JPG

 

C’est une belle chenille noire et fauve avec des « épines » et une tache dorsale blanche.

Elle se tient souvent arquée : par sa couleur et sa forme, elle ressemble à une fiente d’oiseau !

 

NY-Polygonia-C-album-chenille-Glaize-Salix---6-.JPG

 

Le Robert-le-Diable fait partie des Vanesses, sa chenille est « épineuse ».

J’installe cette chenille dans un terrarium et la nourris avec des rameaux de Saule. Tout va très vite !

Le 21 septembre, ellese suspend, tête en bas, à une feuille et le lendemain, elle est transformée en chrysalide.

 

Polygonia-C-album-chrysalide-Marlens-elevage.JPG

 

La chrysalide et ses 6 taches à éclat métallique

 

Polygonia-C-album-chrysalide-Marlens-elevage--8----Copie.JPG

 

Le papillon est né le 9 octobre !

Un beau papillon aux ailes découpées, échancrées, orange tachées de noir.

 

NY-Polygonia-C-album-Robert-le-diable-emergence-9-octobre-.jpg

 

Mais les ailes fermées, le Robert-le-Diable ressemble à une feuille morte, camouflage parfait pour éviter d’être au menu d’un prédateur.

 

NY-Polygonia-C-album-Robert-le-diable-emergence-9-copie-1.JPG

En y regardant de plus près, on voit une minuscule tache blanche en forme de « C », ce qui explique son nom latin, Polygonia « c-album » et son nom vulgaire « C blanc », « Gamma ».

 

NY-Polygonia-C-album-Robert-le-diable-emergence-9-octobre-.JPG

 

Le Robert-le-Diable passera l’hiver sur une branche, un tronc d’arbre, parfaitement dissimulé.

Il se reproduira au printemps. La femelle pondra ses œufs isolément sur le Saule, l’Ortie, le Noisetier…

 

Dès le mois de mars, le Robert-le-Diable se nourrit sur les chatons de Saules, puis il suce la sève qui s’écoule sur les troncs d’Erables ou d’Aulnes. En été, il butine le nectar sur les Cirses, l’Eupatoire. En automne, il se délecte du jus des fruits blets tombés au sol.  

  

                                                                                                            Claudie

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 18:27

 

Pour le plaisir des yeux

Voici quelques photos de fruits et de légumes sculptés comme en Thaïlande par la femme de mon boucher. C’était pour les fêtes de Noël.

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--2-.jpgCe sont de véritables petits chefs d’œuvres, malheureusement éphémères.

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--3-.jpg

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--5-.jpg

 

Légumes déco femme du boucher Noël 2014 (1)

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--6-.jpg

 

Legumes-deco-femme-du-boucher-Noel-2014--4-.jpg

                                                        Bravo et merci à Sophie !

 

                                                                                                       Monique

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:58

Le 28 septembre, Fernande P. n’est pas venue voir notre exposition les mains vides : elle nous a apporté une belle tarte aux pommes,  2 fruits que nous ne connaissions pas, des « gengerines », et un pot de confiture de gengerine pour goûter….

 

pasteque-a-confiture-gingerine--Fernande-Pontet--copie-1.jpg

 

pasteque-a-confiture-gingerine--Fernande-Pontet-expo-2014.jpg

 Ces fruits, ce sont des pastèques un peu spéciales…

Fernande a eu les graines du Portugal. Elle les cultive depuis plusieurs années dans son jardin, une liane rampante se développe qui produit des fleurs jaune pâle mâles ou femelles. Cette année, les fruits sont restés petits, mais lorsque les conditions sont favorables, ils peuvent peser 5 à 6 kg. On les récolte fin septembre-début octobre avant les gelées. La peau est épaisse, verte, la chair blanche est ferme et contient beaucoup de pépins. Ces fruits sont immangeables crus, mais  ils donnent une excellente confiture très appréciée au Portugal.

 

gengerine-2014--1-.jpg

 

gengerine 2014 (3)

 Les fruits peuvent se garder quelques semaines, ils ne s’abîment pas.

Pour faire la confiture, on enlève la peau – un bon couteau est nécessaire, c’est dur ! On enlève les nombreux pépins, on coupe la chair en dés…

On met la chair avec du sucre dans une marmite.  Pour parfumer, on ajoute de l’orange, du citron, de la pomme, de la vanille, de la cannelle ou du gingembre selon l’envie…

Et on laisse macérer 24 h.

On fait cuire longtemps, le mieux, c’est de faire cuire la confiture en 2 fois.

 

Sur internet, nous avons appris que la « gengerine » est connue dans le Midi de la France. Elle porte plusieurs noms, suivant les régions : Gingerine, Gigerine, Pastèque à confiture, Barbarine, Méréville (dans la région de Carpentras), Citre (dans la région d’Apt), Gila (en Espagne)…

Elle est originaire d’Afrique, les fruits sauvages sont amers.

Son nom scientifique : Citrullus lanatus var. citroides, famille des Cucurbitacées.

 

gengerine 2014 (2)

 

Nous avons goûté la confiture un mardi soir, à une séance de détermination : c’était très bon.

Merci Fernande de nous avoir fait découvrir la gengerine !

 

 

Monique

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 10:47

proposé par le Groupe Nature de Faverges

mardi 20 janvier  à 20 heures

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

 

      « Aventure et volcans en Ethiopie, Erta ale, Dallol, une autre planète… »

 

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      En ETHIOPIE après 2 jours de 4x4 non stop, nous aborderons le désert du DANAKIL vers le N-Est à moins 130 mètres d'altitude et plus de 40° de température. Là nous irons sur un volcan endormi, le DALLOL, avec ses mares d'acides, ses dépôts de soufre pour un décor à couper le souffle. Puis nous irons voir les forçats du sel. Enfin ce sera le clou du voyage : nous nous approcherons  à 10 mètres du bord du volcan en activité ERTA ALE, 120 mètres de diamètre, magma à 1250°, témoin de la formation du Grand RIFT africain : stupéfiant spectacle qui remet l'homme à sa vraie place….

Jacques Carpentier

 

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Prochains diaporamas :

 

Mardi 24 février « La flore du Buech (sud des Hautes-Alpes) », Pierre Melin

Mardi 17 mars  « Sur les traces de Shere Kahn, voyage naturaliste en Inde »,  Jacques Bordon

Mardi 14 avril  « Au Sénégal, parc national du Djoudj, Richard Toll, Kaolack …1e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Mardi 28 avril – « Arbres remarquables », Sabrina Millot

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre  - «  Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

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