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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 18:22

~~Lors de notre voyage, nous avons rencontré dans le désert de Tabernas - plus précisément dans le Barranco de Rioja - un lézard endémique du nord-ouest de l’Afrique, du Portugal et du sud de l’Espagne : l’Acanthodactyle commun ou Acanthodactyle de l’Atlas, Lézard à pieds épineux, Lézard fouette-pieds, Acanthodactylus erythrurus. Des épines sont disposées comme un peigne sur les orteils des pattes postérieures (acantha, « épine » et dactylos, « doigt »). Ces sortes de « raquettes » sont très utiles pour courir sur le sable ! Ce lézard extrêmement rapide n’est pas facile à photographier !

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)
En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~Sa posture est caractéristique : il redresse l’avant de son corps pour fixer les prédateurs.

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~ Photo d’un adulte (18-20 cm), dos brun orné de rayures blanches longitudinales, points noirs et jaunes sur les flancs, ventre blanc, queue très mince, effilée, fortement gonflée à la base chez les mâles adultes.

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~Un juvénile noir à rayures blanches, queue et cuisses rouge vif (cf Acanthodactylus erythrurus : erythros, « rouge » et urus, queue)

26 mars, Barranco de Rioja

26 mars, Barranco de Rioja

~~Un papillon commun dans le sud de l’Espagne et du Portugal, le Zébré du Sisymbre, Euchloe belemia – Dessus blanc taché de noir, dessous vert à bandes blanches. Nous l’avons vu plusieurs fois au cours de notre séjour : dans le Barranco de Rioja, à Tabernas et aussi au Cabo de Gata, en arrière de la plage de Rodalquilar.

26 mars, Barranco de Rioja
26 mars, Barranco de Rioja

26 mars, Barranco de Rioja

~~Mimétisme étonnant !

Il se distingue facilement des autres Marbrés (Euchloe sp) qui ont un revers tacheté de vert alors que celui-ci est zébré. Chenilles sur diverses Brassicacées (Sisymbrium, Diplotaxis…)

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~ Dans les Lauriers roses (Nerium oleander) et en particulier dans leurs fruits, nous avons observé de nombreuses punaises rouges et noires : Caenocoris nerii, la Punaise du laurier rose.

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques belles rencontres (6)

~~Elle est arrivée dans le sud de la France il y a quelques années seulement : vous l’y rencontrerez peut-être !

26 mars, Barranco de Rioja
26 mars, Barranco de Rioja

26 mars, Barranco de Rioja

~~Le Scorpion languedocien ou Scorpion jaune – Buthus occitanus – il se cache la journée sous les pierres : avant de le trouver nous avons soulevé un bon nombre de cailloux ! La nuit, il chasse les araignées et les scolopendres. Doré à orangé, pinces fines, queue épaisse et puissante, 5 petits yeux latéraux situés de chaque côté, très en avant de la tête et 2 yeux plus grands situés en arrière.

23 mars, Cabo de Gata, Moulin de Genoveses
23 mars, Cabo de Gata, Moulin de Genoveses

23 mars, Cabo de Gata, Moulin de Genoveses

~~Du Var aux Pyrénées-Orientales, Péninsule Ibérique où il est largement répandu. Attention, sa piqûre est très douloureuse !

Claudie

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 14:18

~~Dans le Désert de Tabernas, situé au nord d’Almeria entre la Sierra de los Filabres et la Sierra Alhamilla, le climat est très sec (pluies rares, mais alors pluies torrentielles qui ravinent les terrains). Les températures sont élevées, le soleil brille 3000 heures par an. Sur la plate-forme solaire d’Almeria, la plus grande d’Europe, des chercheurs travaillent sur des technologies de pointe

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~On peut visiter des villages décors de western où de nombreux films ont été tournés : Lawrence d’Arabie, le dernier des Mohicans, les 7 Mercenaires, le Bon, la Brute et le Truand, il était une fois dans l’Ouest etc.

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~La végétation est clairsemée… Peu de fleurs, même fin mars avant les grosses chaleurs…Pas une seule orchidée…

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~Mais certaines plantes qui poussent là sont tout à fait originales. Par exemple, Euzomodendron bourgaeanum, une Brassicacée (= Crucifère) arbustive de 50 cm de haut, fleurs jaune pâle veinées de pourpre, feuilles charnues, velues.

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)
En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~ Cette plante ressemble à Eruca sativa, la Roquette, mais c’est une plante endémique du Désert de Tabernas qu’on ne trouve nulle part ailleurs…

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~…et Ernest Saint Charles Cosson a dédié en 1815 cette plante andalouse à …un haut savoyard, Eugène Bourgeau.

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~Eugène Bourgeau est né en 1813 à Brison, un petit village perché à 1000 m d’altitude sur le plateau de Solaison au-dessus de Bonneville. Il aimait accompagner son oncle Timothée Moënne-Loccoz, guide attitré des botanistes suisses. Le directeur du jardin botanique de Lyon le remarqua et le prit à son service. Puis des botanistes célèbres l’ont engagé pour qu’il collecte des plantes en Espagne, en Afrique du nord, dans les îles Canaries, en Turquie, au Canada, au Mexique ….

En Andalousie avec Pascal Jarige- Le Désert de Tabernas (5)

~~Extrait du discours de Cosson à Bonneville en 1866 à la session extraordinaire de la Société Botanique de France : « … Bourgeau, le parfait collecteur, brave soldat de la science que nos vœux suivent aussi en ce moment sur les tierras calientes du Mexique…M. Bourgeau est un enfant du pays, et l’éloge que j’ai à en faire trouve naturellement sa place dans une séance tenue dans cette ville, pour ainsi dire sa patrie… Bourgeau n’est pas à vrai dire un savant : mais, par son aptitude pour l’histoire naturelle et son zèle, il a su suppléer aux lacunes de son éducation première. Il a le coup d’œil du naturaliste et souvent sur le terrain a su reconnaître des plantes comme espèces nouvelles pour la science… Toute la vie de M. Bourgeau est un exemple frappant de ce qu’un homme, même issu des rangs inférieurs de la société, peut obtenir par la volonté et la persévérance, qualités distinctives de l’enfant des Alpes… »

 Cette Brassicacée pousse à Ténérife, au pied du Teide, elle est dédiée à Bourgeau.

Cette Brassicacée pousse à Ténérife, au pied du Teide, elle est dédiée à Bourgeau.

C’est en Turquie que j’ai photographié cette fougère, Asplenium bourgaei

C’est en Turquie que j’ai photographié cette fougère, Asplenium bourgaei

~~Rendons hommage à ce botaniste savoyard méconnu ! Il a exploré des pays lointains à une époque où les voyages étaient de véritables expéditions. Né dans une famille modeste, il n’a pas fait d’études, mais il est devenu le « Prince des récolteurs », très apprécié des grands botanistes de l’époque. 141 plantes portent son nom, p. ex. Descurainia bourgaeana, Euphorbia bourgeana, Limonium bourgeaui, Centaurea bourgaei, Marrubium bourgaei, Muscari bourgaei, Pyrus bourgaeana, Heliconia bourgeana, Saxifraga bourgeana, Astragalus bourgovii, Rosa acicularis var. bourgeauiana etc… Au Canada il y a un Mount Bourgeau (2930 m) et un lac Bourgeau….

Monique et Claudie

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 12:03

~~ Le programme de la session nous promettait de découvrir Ophrys speculum, O. tenthredinifera, O. fusca, Orchis saccata et Barlia robertiana. Nous n’avons pas été déçus puisque nous les avons vus tous les cinq, parfois après pas mal de recherche et pour un, un peu trop tard. A Sorbas le 24 mars, nous trouvons 2 espèces protégées en France (Protection Nationale) : Ophrys speculum, l’Ophrys miroir dont quelques stations de quelques pieds auraient été relevées en Rhône-Alpes et Ophrys tenthredinifera, l’Ophrys guêpe, fleurs rose, brun et jaune, non présent en Rhône-Alpes, très rare ailleurs en France.

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)
En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)
En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)

~~Le lendemain c’est à proximité de la Plage des Morts à Carboneras que nous découvrons 2 ou 3 pieds de Orchis saccata = Anacamptis collina (Orchis des collines ou Orchis à bourse), hélas fanés. L’espèce a disparu de France où elle était en limite nord de son aire. L’une des 2 localités connues a été détruite en 1988 par des travaux de défrichement : dernière station connue, Hyères dans le Var. La photo présentée ci-dessous provient du site de la SFO (Société Française d’Orchidophilie).

(Photo prise sur le site de la SFO)
(Photo prise sur le site de la SFO)

(Photo prise sur le site de la SFO)

~~Il faut attendre la veille du retour en France (le 28 mars) pour voir dans la Sierra de Cabrera plusieurs pieds de Barlia robertiana = Himantoglossum robertianum (repérés depuis le véhicule). C’est l’Orchis géant ou Orchis à longues bractées. Plante robuste, précoce, les rosettes sortent à l’automne. En France cette espèce est en expansion vers le nord (quelques pieds isolés dans la Loire, la Savoie, l’Ain…) et de ce fait elle a perdu son statut de protection nationale en 1997.

photo prise à Brison (73), le 9-4-2012
photo prise à Brison (73), le 9-4-2012

photo prise à Brison (73), le 9-4-2012

~~Un peu plus loin nous trouvons enfin quelques exemplaires d’Ophrys fusca ou Orchis brun, allusion à la couleur du labelle. Ce taxon n’est pas présent en Rhône-Alpes et est protégé dans plusieurs autres régions

En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)
En Andalousie avec Pascal Jarige : quelques orchidées rares (4)

~~Cinq orchidées seulement ! C’est un peu décevant quand on sait que cette partie occidentale de l’Andalousie en compte une trentaine d’espèces. Il aurait fallu venir plus tôt et rester sur place plus longtemps, ce qui n’était pas prévu. La plupart des espèces non vues sont présentes chez nous. Reste que les 5 espèces que nous avons vues sont rares ou disparues de France, non présentes dans notre département. On ne désespère pas de retourner en Andalousie à une autre époque et dans une région moins aride que la province d’Almeria, plus favorable aux orchidées !

Pierre

~~Certes, la province d’Almeria est pauvre en orchidées, mais elle nous offre de nombreuses plantes endémiques et aussi des plantes d’Afrique du nord…

Monique

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 20:57

~~Nous logions dans un village aux maisons blanches, los Albaricoques (les Abricots- municipalité de Nijar- Almeria).

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Dans les années 60, des westerns bien connus y ont été tournés, les habitants du village, p. ex. notre aubergiste qui était alors un jeune enfant et sa mère, ont joué des rôles de figurants. A l’hôtel Alba, les décorations des murs rappellent cette époque.

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns
En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Des panneaux explicatifs jalonnent une « route du cinéma ».

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns
En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~A quelques kilomètres du village, Cortijo del Fraile… L’église, les bâtiments, aujourd’hui malheureusement en ruines, ont servi de décor à des westerns… Ce lieu est aussi célèbre à cause d’un crime qui a eu lieu le 22 juillet 1928 et qui a inspiré le drame en vers de Federico Garcia Lorca, « Bodas de sangre » (Noces de sang)….

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Les paysages de la région d’Almeria, très arides, avec des « cactus » - des Agaves, des Figuiers de Barbarie, conviennent bien pour remplacer les déserts américains !

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Sur cette photo on distingue 2 espèces d’Agaves : Agave americana : rosettes vert cendré, la hampe florale (au bout de plusieurs années, de 5 à 15 ans) peut atteindre plusieurs mètres de hauteur. La floraison dure plusieurs mois, puis la plante meurt après avoir émis des drageons, c’est une espèce monocarpique. Agave sisalana : rosettes plus petites, plus vertes. C’est le Sisal, cultivé pour ses fibres.

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Le Figuier de Barbarie, Opuntia ficus-indica, est originaire du Mexique où il est appelé Nopal et figure sur le blason du pays. Il s’est naturalisé sur le pourtour méditerranéen, en Afrique du sud et peut devenir invasif. Il se reproduit par multiplication végétative et aussi par les graines transportées par les oiseaux qui consomment les fruits.

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Les épines sont blanchâtres, longues de 1-2 cm. On les voit bien, mais attention aux glochides minuscules et brunâtres qui se détachent facilement et s’implantent dans la peau : elles sont munies d’écailles en forme de hameçons ! Le fruit, la Figue de Barbarie, est comestible mais pas facile à manger !

En Andalousie avec Pascal Jarige (3)- Le figuier de Barbarie, la cochenille et les westerns

~~Ces amas blancs, ce sont des cochenilles…. Les Figuiers de Barbarie ont été cultivés pour l’élevage de la cochenille, Dactylopius coccus, la Cochenille du Mexique. Cet insecte hémiptère produit un intense colorant naturel, le carmin. Dès 400 ans avant J-C, ce colorant a été utilisé dans la teinture des tissus, de la poterie, dans l’alimentation et la cosmétologie… Plus tard, il fut utilisé par des peintres comme Michel-Ange et Le Tintoret….

Cultures à Guatiza, sur l'île de Fuerteventura (archpel des Canaries)
Cultures à Guatiza, sur l'île de Fuerteventura (archpel des Canaries)

Cultures à Guatiza, sur l'île de Fuerteventura (archpel des Canaries)

~~Avec le doigt, nous avons écrasé des cochenilles. Résultat : le colorant pourpre apparait !

Aujourd’hui, ce colorant est utilisé dans l’industrie alimentaire : c’est le colorant E 120 qui donne la couleur rosée aux saucisses de Francfort ainsi qu’à d'autres charcuteries, à des yaourts, des sodas, des taramas, des bonbons, aux boudoirs « roses » … Le carmin est aussi utilisé pour la coloration de préparations microscopiques. Avec la concurrence des colorants synthétiques industriels, cette culture est en déclin. Cependant, avec les doutes sur les additifs alimentaires artificiels, cela semble à nouveau rentable….

A bientôt !

A bientôt !

Claudie et Monique

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:53

~~ Cynomorium coccineum L. : le Cynomore écarlate, le Champignon de Malte, l’Eponge de Malte

Mais quel est donc ce champignon ? En fait, c’est une plante ! Elle faisait partie des Balanophoracées- aujourd’hui c’est une Cynomoriacée.

En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)
En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)

~~Nous l’avons trouvée fin mars en Andalousie orientale, dans le désert de Tabernas (province d’Almeria). Il y en avait 17.

En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)

~~Elle parasite les Tamarix, Salsola, Suaeda, Atriplex, Obione et autres espèces halophiles (plantes qui poussent sur des terrains salés). Un épi floral rougeâtre (coccineum = écarlate) de 15-30 cm de haut, porté par une tige courte un peu écailleuse. Les fleurs sont extrêmement petites, fleurs mâles à une étamine, visibles à la loupe, fleurs femelles moins visibles.

En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)
En Andalousie avec Pascal Jarige : le Cynomore écarlate (2)

~~ La plante dégage une forte odeur de putréfaction : Cynomorium = déjection de chien. .

Pourquoi « Champignon de Malte » ? Le Cynomorium était très recherché au XVIIIe siècle. Séché et réduit en poudre, on l’employait pour traiter les dysenteries, dermatoses, hémorragies. On lui prêtait également des vertus aphrodisiaques. On le trouvait à Malte, à l’ouest de Gozo, sur un îlot appelé « Fungus Rock », le « Rocher des champignons » car on croyait à l’époque qu’il s’agissait d’un champignon. Les chevaliers de l’ordre de Malte en avaient le monopole du commerce. En 1744, on mit le rocher sous contrôle militaire avec interdiction d’approcher ! Les Balanophoracées sont originaires des régions subtropicales à tropicales. Balanophora signifie porteur de gland (forme de l'inflorescence femelle)…APG III a créé une famille spéciale pour notre plante : la famille des Cynomoriacées qui ne comprend que 2 espèces, C. coccineum et une espèce proche C. songaricum (= C. coccineum subsp. songaricum) qui pousse en Asie centrale, les Chinois l’utilisent comme plante médicinale.

Nous avons trouvé cette plante étrange au Maroc, près de l’oued Massa en 1986. Et aussi en Sardaigne, sur la côte ouest, au Cap San Marco péninsule del Sinis, en avril 2011.

En Sardaigne, au cap San Marco, parmi les salicornes
En Sardaigne, au cap San Marco, parmi les salicornes

En Sardaigne, au cap San Marco, parmi les salicornes

~~Sa répartition : Sud de l’Espagne, Portugal, Corse, Sardaigne, Sicile, Malte, Tunisie, Maroc, Palestine, Iran, Asie centrale...

Monique et Claudie

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 20:40

~~Fin mars, nous avons passé une semaine en Andalousie avec Pascal Jarige, un guide naturaliste très sympathique.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Nous étions dans la région d’Almeria, une région qui n’est pas très touristique : presque tous les terrains plats sont occupés par la « plasticulture », des serres en plastique où l’on cultive des concombres, des belles tomates bien rouges mais sans goût qu’on nous propose en hiver… Cette mer de plastique est visible depuis les satellites !

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Mais dès qu’on quitte la plaine, on se trouve dans des sites sauvages intéressants. C’est la région la plus aride d’Europe : 156 mm par an au phare du cap de Gata, température moyenne supérieure à 18°.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~On y trouve des plantes et des paysages qui nous rappellent le Maroc.

Noria et palmiers dattiers

Noria et palmiers dattiers

~~A Rodalquilar : une noria (machine hydraulique qui permet d’élever l’eau), des palmiers dattiers (Phoenix dactylifera) et le ciel bleu… comme au Maroc ! L’emblème du Parc Naturel de Cabo de Gata-Nijar, créé en 1987 : Chamaerops humilis, le Palmier nain, qu’on connait bien du Maroc.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)
Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)
Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Les feuilles de ce petit palmier ont un limbe palmé en éventail, on les utilisait pour la fabrication de balayettes. Plante dioïque, fleurs mâles jaunes, fleurs femelles vertes…mais il y a aussi des fleurs hermaphrodites…

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)
Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Sur cette photo, on voit des taches bien vertes, les palmiers nains, et des grosses touffes d’une graminée robuste, Stipa tenacissima, l’alfa (de l’arabe halfa). L’alfa couvre de vastes zones en Afrique du nord, il sert à fabriquer des objets vannés ou tressés, des cordes, du papier pour les éditions de luxe….

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Voici une plante remarquable que nous avons rencontrée au Maroc : la Cistanche parasite les Chénopodiacées (Salsola, Sueda, Arthrocnemum...).

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~Cistanche phelypaea (L.) Coutinho – Famille des Orobanchacées

Feuilles réduites à des écailles, pas de chlorophylle, pas de racines, mais un gros tubercule qui se fixe sur la plante parasitée par un suçoir. Au Sahara cette partie souterraine pleine d’amidon est consommée. Il faut la cueillir juste avant que la tige ne sorte de terre. Cuite dans la cendre, elle aurait un goût de pommes de terre… un peu amères. La plante est utilisée aussi pour ses vertus médicinales et pour ses propriétés tinctoriales (cf son ancien nom : Cistanche tinctoria).

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~ L’épi floral est très fourni, nombreuses grandes fleurs à corolles jaune vif ou jaune pâle, parfois violacées.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~La plante pousse souvent en touffes.

Dans la région d’Almeria avec Pascal Jarige, guide naturaliste (1)

~~ La région d’Almeria, une région aride originale qui attire les botanistes surtout en début de saison et qui intéresse aussi les passionnés de géologie… Merci à Pascal qui nous a fait découvrir cette belle région !

Monique et Claudie

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 19:19

J’ai eu la chance de revoir cette pulsatille mi-avril dans le nord Isère. J’ai cherché à en savoir un peu plus.

Les pulsatilles appartiennent à la famille des Renonculacées. On en compte plusieurs dizaines d’espèces et sous-espèces sur le territoire national. Aujourd’hui, elles font partie des Anémones qui regroupent en un genre unique Anemonoides, Hepatica, Homalocarpus et Pulsatilla. Il faudrait donc les appeler Anémones : Anémone rouge- Anemone rubra. Elles font partie des plantes sans calice apparent, même si ce que l’on voit ressemble aux pétales d’une fleur. Il s’agit en fait de sépales ou bractées pétaloïdes ou tépales qui sont au nombre de 6/7.

Cette pulsatille est facilement repérable par sa couleur rouge-brun, couleur qui peut varier légèrement selon les régions et l’exposition. Elle devient quasiment noire à la dessiccation.

La pulsatille rouge, une belle absente de nos SavoieLa pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie
La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Les sépales pétaloïdes sont couverts de poils blancs, les étamines externes sont jaunes et stériles. Les feuilles sont découpées, 2 à 4 fois pennatiséquées (divisées un peu comme une feuille de fougère), glabres à l’état adulte.

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Elle préfère les terrains secs et steppiques, sur calcaire. Elle est présente dans le centre de la France, en Rhône-Alpes et dans les Pays de Loire et elle fait l’objet d’une protection dans ces deux dernières régions. Dans le nord Isère, elle a été relevée dans 11 communes seulement (plateau de Crémieu), mais elle est hélas en régression.

La pulsatille rouge, par sa couleur, est très proche de plusieurs autres espèces, comme par exemple la pulsatille des montagnes (montana), des prés (pratensis ou nigricens) ou encore vulgaire (vulgaris).

D’autres espèces ou sous-espèces sont de couleur plus claire ou tirant sur le violet-rose : c’est le cas Pulsatilla rubra var. serotina et Pulsatilla vulgaris var. costeana (ou Pusatille de Coste) ci-dessous, deux endémiques des Causses que nous avions découvertes lors du diaporama en 2013.

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie
La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Notre département n’offre hélas aucune de ces pulsatilles violacées. On rencontre chez nous, de couleur blanche avec l’envers des tépales souvent rosé ou violacé, la pulsatille des Alpes (alpina) et la pulsatille de printemps (vernalis), cette dernière avec l’envers des tépales très duveteux…

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie
La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

… et de couleur jaune sur terrain acide l’anémone soufrée (apiifolia).

La pulsatille rouge, une belle absente de nos Savoie

Au sens propre, l’anémone est la "fleur du vent". Mais elle est vite défigurée sous les vents forts, aussi est-elle devenue le symbole de l’amour fragile, de courte durée.

Pierre

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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 07:23
La foire aux plantes à Aiguebelette

Samedi 25 avril je suis allée à la foire aux plantes à Aiguebelette, on y vend des plantes que l'on ne trouve pas partout. Des variétés de menthes, de sauges, des lavandes, de l’angélique ….

C’est vraiment fabuleux ces foires, j'avais envie de tout acheter, mais il a fallu que je me

raisonne ; j’habite maintenant dans un petit appartement et non dans une maison avec jardin !

J’ai quand même acheté un plant de Stévia et un d'Agastache, cela me rappelle Marylène, décédée il y a quelques mois.

C'est elle qui m'avait fait connaitre ces deux plantes.

Marylène me manque, je pense souvent à elle, souvenez-vous, elle avait un jardin de fleurs comestibles à Alex, j'avais programmé une visite pour le Groupe Nature il y a quelques années.

Article du 30 juin 2010 : http://groupenaturefaverges.over-blog.fr/article-visite-du-jardin-de-marylene-53196843.html

La fameuse Stevia, qui remplace le sucre !

Stevia rebaudiana fait partie de la famille des Astéracées. Cette espèce contient des édulcorants intenses naturels.

La foire aux plantes à Aiguebelette
La foire aux plantes à Aiguebelette

Agastache

Agastache, Agastache foeniculum

Fleurs et feuilles

Une aromatique à découvrir !

L'agastache possède un parfum très marqué. Froissé, son feuillage exhale une senteur assez forte proche de la menthe; les fleurs sont à la croisée des chemins entre anis, menthe et réglisse.

Outre les thés et autres tisanes, on pourra également employer les feuilles d'agastache pour parfumer crudités, salades, sauces pour les poissons ou même les gâteaux.

En infusion c’est désaltérant comme l’antésite !

La foire aux plantes à Aiguebelette
La foire aux plantes à Aiguebelette

Regardez le panneau des tomates, il y a vraiment de nombreuses variétés.

Ah la Nature ! C’est fabuleux, vous ne trouvez pas ?

Sabrina

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 21:04

Le nid du Grèbe huppé est un radeau de débris végétaux plus ou moins décomposés et de fragments de roseaux. Les nids sont parfois proches les uns des autres : au bord du lac d’Annecy, à Glière, il y en avait une douzaine, distants de 1 à 2 mètres !

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le nid est situé à proximité de l’eau libre, dans les étendues de roseaux ou de joncs pas trop touffues, ce qui facilite la plongée, l’accès au nid et la surveillance.

La femelle pond en moyenne 3 à 5 œufs.

Quatre semaines plus tard, c’est l’éclosion ! Dès que la nichée entière est éclose, et qu’elle est rassemblée sur le dos du père ou de la mère, le nid est abandonné.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le Grèbe ébouriffe les plumes de son dos : un poussin y est caché, bien au chaud à l’intérieur du plumage, mais on ne le voit pas !

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Soudain, une petite tête rayée de noir et de blanc sort de la cachette douillette.

Les poussins nidifuges sont nourris par les deux parents qui les transportent souvent sur leur dos : ils nagent peu et ne plongent pas encore.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le poussin accueille l’arrivée d’un parent qui vient remettre une petite proie, un petit alevin par des piaillements affamés.

Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes.

En effet, les adultes font avaler à leurs poussins, dès leur éclosion, des petites plumes.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

L’adulte tend un duvet à son poussin.

Avant de donner une proie ou une plume au petit, il la trempe toujours dans l’eau.

Ces duvets forment une boule protectrice, une sorte de capiton, au fond de l’estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Et périodiquement, le grèbe régurgite une pelote d’éléments indigestes ou dangereux (écailles, arêtes…) retenus par le filtre de plumes.

Le Grèbe appartient à la seule famille au monde (Podicipidés) à manger ses plumes.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le poussin (à gauche) mâchouille une petite plume.

On remarque trois grandes taches de peau nue sur les joues et sur le front qui, en se gonflant de sang et en s’allumant comme des feux rouges, vont servir aux jeunes grèbes à faire passer des messages à leurs parents.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le jeune grèbe dort déjà en position de bouée.

Les 15 premiers jours, le jeune grèbe passe la journée sur le dos de ses parents.

Au bout de 15 jours, il nage presque continuellement à côté de l’adulte.

Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite
Le Grèbe huppé, Podiceps cristatus (Linné 1758) suite

Le jeune grèbe a un plumage grisâtre. La tête, le cou et les joues sont rayées de lignes verticales, points, carrés, virgules noirs.

Ce dessin est propre à chaque bébé, l’adulte pourra ainsi reconnaître son rejeton et le distinguer de ses frères et sœurs.

Plus tard à 71-79 jours, les jeunes grèbes pêcheront seuls et se libèreront de la surveillance paternelle.

Claudie

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 18:46
les arbres remarquables, diaporama

Sabrina Millot présente un diaporama sur les arbres remarquables mardi 28 avril à 20 heures à la Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme).

Entrée libre

Arbres remarquables

Je vous présenterai des arbres remarquables que j’ai découverts dans notre terroir savoyard et dans d’autres régions de France.

Des êtres vivants exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou encore leur légende. Ces arbres représentent un patrimoine naturel et culturel qui mérite d’être conservé.

Grandioses, étonnants et majestueux, ces arbres ne laissent pas indifférents et inspirent le respect !

Sabrina

Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis.

Pensez à informer ceux qui n’ont pas internet. Merci !

Prochains diaporamas cet automne :

Mardi 17 novembre – « A Sampeyre (Italie), au pied du col Agnel, session botanique et convivialité », collaboration

Mardi 15 décembre - « Au Sénégal, Wassadou, delta du Sine Saloum…2e partie », Claudie et Jean-Marc Desjacquot, Monique Magnouloux

Tous les mardis de mai et juin, réunions de détermination de plantes à 20 h au local du Groupe Nature.

http://www.groupenaturefaverges.over-blog.fr

les arbres remarquables, diaporama

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