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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 09:47

proposé par le Groupe Nature de Faverges, mardi 14 janvier à 20 h

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)

Entrée libre

 

 

Contraints de partir en pleine guerre du Mali, l’angoisse du départ fut vite récompensée par le bonheur de découvrir un Pays authentique avec une population jeune et accueillante.

 

1b - Marché de fruits et légumes

                                                         Marché de fruits et légumes


 Manger, dormir et se laver comme eux. Les gens sont pauvres, mais très généreux. Ce mode de vie spartiate nous permettra de davantage apprécier notre confort, mais surtout de relativiser l’usage de l’eau.

 

Visite d’un territoire grand comme la moitié de la France, peuplé de 16 millions d’habitants constitués d’une soixantaine d’ethnies cimentées par la langue française.

 

Culture, élevage, artisanat, commerce, flore et faune dans des paysages variés et magnifiques.

 

1c---Domes-de-Fabedougou.jpg

                                                             Dômes de Fabe dougou

 

1d1 - Agriculture à deux vitesses

                                                          Agriculture à deux vitesses

 

1d---Petite-forge-dans-un-village.jpg

                                                     Petite forge dans un village


La jovialité et la gentillesse africaine, les couleurs, la musique et l'animation des rues avec des marchés permanents nous montrent l’activité fébrile et la volonté de vivre de ce peuple surtout en cette période de la coupe de foot africaine

 

Vivre le moment présent semble être la devise de chacun

 

 

 

Venez nombreux. Faites suivre l’info à vos amis, prévenez ceux qui n’ont pas internet.

Prochaine soirée, mardi 25 février : « Cidre et vinaigre de cidre», Georges Bal

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 15:27

Dans un coin de forêt se cache, à l’écart des chemins, une petite cabane.  C’est là qu’un matin, en arrivant, j’ai fait la connaissance de cette grande dame brune : une magnifique couleuvre d’Esculape sortant d’un mur en pierres sèches, d’où je la soupçonne d’avoir pillé un nid de passereaux. Surprises autant l’une que l’autre, nous sommes restées immobiles, moi admirative et un peu émue, elle « à l’écoute ». Puis, rassurée, elle s’est glissée à l’intérieur de la cabane. En bonne grimpeuse qu’elle est, d’une étagère à l’autre, elle jalonne son parcours, toujours le même, d’objets qu’elle fait tomber au sol. C’est comme cela qu’elle m’a laissé un beau cadeau : coincée sous le couvercle de la caisse à bois, une de ses belles robes « demi-saison », une mue d’1,70.

Gare au mulot imprudent venu s’égarer sur son territoire ! A l’extérieur, « grande dame », elle partage ses proies avec une renarde qui visite régulièrement les lieux, pour venir chercher un petit en-cas laissé là par une main charitable. Derrière la cabane, au point d’eau, il n’y a que la gente ailée qui ne craint rien.

 

couleuvre-Esculape-Giez.JPG

Un matin de printemps…oh !...surprise ! Je la vois rejoindre ses pénates en toute hâte. Etonnée de la voir si longue, en m’approchant je comprends mieux, un mâle la suit de si près que j’avais cru ne voir qu’un seul individu. Toutes deux rejoignaient leur nid d’amour dans lequel notre belle dame y déposera ses oeufs. Depuis, discrètement, pour la laisser en paix, je n’ai plus essayé de la surprendre.

 

serpent.jpg

 

serpent_1.jpg

 

Ma dernière rencontre avec une de ses congénères date de cet été quand, avec des amoureux de la nature nous faisions une promenade faune et flore au Roc de Chère. Pour mieux connaitre et apprécier ses belles couleurs, j’ai immobilisé une magnifique couleuvre.

 

Couleuvre d'Esculape Anna Roc de Chère (4)

 

Couleuvre-d-Esculape-Anna-Roc-de-Chere---1-.JPG

Chacun s’est empressé de braquer son appareil photo sur elle. A voir toutes ces boites noires la scruter de si près, et pour nous impressionner et nous faire peur à son tour, elle a ouvert en grand une jolie gueule rose, comme des pétales d’églantine.

 

Couleuvre-d-Esculape-Anna-Roc-de-Chere---5-.jpg

Naturellement, tout le monde s’est extasié sur sa beauté sauf quelqu’une qui l’a gratifiée de dégoûtante. La peur fausse les jugements… Heureusement le Grand Manitou dans son immense sagesse l’a dépourvue d’oreilles. Lorsqu’on lui a rendu la liberté, elle est partie précipitamment, loin de ces bipèdes envahissants.

 

Anna B.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 21:51

C’était en juillet, nous étions dans le nord de la Pologne, en Cachoubie….

Paysages de collines, des dunes de sable postglaciaire qui ont été fixées par la végétation et qui sont maintenant couvertes de forêts… Des lacs…

 

Le lac  Zakrzewie, c’est une petite merveille qui héberge des plantes très rares : p.ex. la Lobélie de Dortmann, la petite Renoncule rampante (pas celle qui envahit nos jardins !), des Isoètes, la Littorelle à une fleur, la Lysimaque à fleurs en thyrse, des Myriophylles etc.

 

Emmanuel C. pénètre dans une petite surface couverte de « roseaux » (des phragmites) en bordure du lac.

Surprise, un serpent est lové. Il le photographie et nous montre sa photo. J’aimerais voir la bête « en vrai » : j’aperçois le serpent, mais il s’enfuit…

C’est peut-être une couleuvre vipérine, si près de l’eau ?

 

2-Vipere-peliade-Emmanuel-Pologne-2012---Copie---Copie.JPG

 

En grossissant la photo d’Emmanuel on peut dire qu’il s’agit d’une vipère péliade.

 

1-Vipere-peliade-Emmanuel-Pologne-2012---Copie.JPG

 

 

La pupille n’est pas ronde comme chez les couleuvres mais allongée, c’est bien une vipère !

Sur la tête, plusieurs grandes écailles, ce n’est pas une vipère aspic mais une péliade !

Le museau est aplati, alors qu’il est retroussé chez l’aspic.

 

vipere-peliade-identification-p-229-Parthenope.JPG

 

 

La vipère péliade, Vipera berus, aime les zones humides, elle nage bien.

Elle supporte le froid, elle est présente dans le nord de l’Europe. Elle craint les grandes chaleurs. Notre serpent était à l’ombre, tout près de l’eau…

 

En France la péliade n’est présente que dans le nord, en Bretagne, dans le Massif Central et aussi dans le Jura (tourbières).

Il y a longtemps nous avions observé une vipère péliade mélanique au-delà du Cercle Polaire Arctique, dans le nord de la Suède, au Parc Muddus.

 

                                        Monique

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 16:11

Le Tamarin (Tamarind en anglais), est le fruit d’un arbre tropical, le Tamarinier,  Tamarindus indica, décrit par Linné en 1753,  de la  famille des Fabacées, sous-famille des Caesalpinioidées.

Le genre Tamarindus ne comporte qu’une seule espèce.

 

Tamarindus indica dessin - Copie

 Le tamarinier est  originaire de Madagascar, il pousse naturellement en Afrique de l’est, mais il est cultivé depuis très longtemps en Inde (d’où son nom Tamarindus indica) et dans d’autres pays asiatiques. Il est aujourd’hui planté dans tous les pays tropicaux où on apprécie son ombre et ses fruits.

 

Dans les pays arabes, on appelait le fruit Tamur Hindi, datte indienne, d’où son nom « Tamarin ».

 

Tamarin-Grandfrais-nov-2013--1-.JPG

 Le tamarin est  une gousse marron clair à  l’aspect bosselé- elle se resserre après chaque graine.

On casse très facilement la gousse avec les doigts, plus facilement  qu’une gousse de cacahuètes.

 

Tamarin-Tamarindus-indica-Caesalpiniacees-St-Germain-Semin.JPG

A l’intérieur, on trouve plusieurs graines entourées d’une pulpe pâteuse parcourue de filaments fibreux.

Cette pulpe est appréciée, à la fois douce et acidulée. Elle a  des propriétés laxatives douces.

Les graines sont très dures et brillantes.

 

Tamarin-graines-2013--1-.JPG

 La cuisine orientale utilise beaucoup la pulpe du fruit (et aussi les fleurs et les jeunes feuilles) pour faire des currys, des chutneys, des sauces…

C’est l’un des ingrédients de la Worcestershire sauce (avec vinaigre, anchois, mélasse, ail, échalote, diverses épices).

 

Tamarin-Grandfrais-nov-2013--3-.JPG

Pour obtenir du jus de tamarin, on  fait cuire la pulpe dans un peu d’eau et du sucre.

En Egypte, j’ai acheté (il y a longtemps) une boule de pulpe de tamarin séchée : on en casse un morceau pour faire une infusion.

 

Merci à Antoine d’Oyonnax qui nous a fait goûter le tamarin lors de la sortie mycologique organisée par Roger en Semine (cf blog, 9 novembre).

 

Dans quelques jours nous partons au Sénégal : nous pourrons peut-être photographier l’arbre…

 

Monique

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 13:24

Diaporama de Claudie Desjacquot et Monique Magnouloux proposé par le Groupe Nature de Faverges .

Mardi 3 décembre, 20 heures, Maison des Associations - Entrée libre -

 

 

La Pologne, c’est une plaine immense située au centre de l’Europe, 3% à peine du territoire dépassent les 55 m d’altitude, seulement 4 sommets de la chaine des Carpates dépassent les 2000 m.

 

Cigognes sur meules foin YM                                                Photo : Yvette M

Les cigognes qui nichent en Pologne migrent par le Bosphore. Elles parcourent 6 à 10 000 km pour hiverner dans l'est de l'Afrique.

 

Nous vous emmènerons dans la forêt primaire de Bialowieza, vestige des grandes forêts primitives qui recouvraient autrefois les plaines du nord et du centre de l’Europe après la dernière période glaciaire. Classée Réserve de Biosphère par l’Unesco, elle abrite une biodiversité précieuse.

 

parc-Bialo-portail-d-entree.JPG

 

C'est le sanctuaire du Bison européen, "l'animal le plus majestueux de notre faune, le plus menacé d'extinction, le symbole de notre nature, dans sa grandeur et son intégrité"(Robert Hainard).

 

Le Parc National de la Biebrza protège la vallée de la rivière Biebrza, depuis ses sources jusqu’à son embouchure dans la Narew. C’est le plus grand parmi les 23 parcs nationaux de la Pologne, et l’une des plus grandes zones humides d’Europe (100 000 ha de marais).

 


Dans le Parc paysager de Suwalki, il y a de nombreux lacs et des collines, constituées par les dépôts morainiques laissés par les glaciers.

 

preles-Turtul-etang-4-1.JPG

La Mazurie, le « pays des 1000 lacs » (en fait, il y en aurait près de 4 fois plus !), est une région très prisée des touristes amateurs de nature, randonneurs, pêcheurs, amateurs de voile et de kayak.

Nous prendrons le bateau entre Elblag et Buczyniec sur le canal construit au XIXe siècle pour le transport du bois des forêts de Mazurie. Une technique unique au monde permet aux bateaux de franchir d’importants dénivelés : pas d’écluses, mais des rampes inclinées, le bateau se positionne sur un chariot immergé qui est hissé par un câble, mû par la force hydraulique, sur des rails.

Le bateau peut alors franchir la dénivellation, croisant en chemin le bateau qui circule en sens inverse.

 

Elblag-bateau-canal--26-.JPG

Nous ferons un arrêt devant la gigantesque et impressionnante forteresse de Malbork plus connue sous le nom allemand de Marienburg, résidence des Chevaliers Teutoniques.

 

Malbork-chateau-des-chevaliers-Teutoniques-Marienburg--1-.JPG

 

Le Parc National Slowinski, situé sur la côte de la Mer Baltique, est un Sahara miniature :  les dunes avancent et engloutissent tout sur leur passage, la fragile forêt littorale forme un rempart qui tente de ralentir l’avance inexorable du sable.

 

Groupe-chemin-ds-dunes--2-.JPG

Pour terminer notre périple, nous irons en Cachoubie voir les plantes rares du lac Zakszewie et nous visiterons la vieille ville de Gdansk (Dantzig), la « perle de la Baltique », jadis la ville hanséatique la plus puissante de la Baltique, à l’embouchure de la Vistule.

 

Gdansk-9-4--9-.JPG

 

Ambre-vitrine-Gdansk-9-4--21-.JPG                                       Boutique d'ambre dans la rue Mariacka

 

L'ambre est une résine fossile qui peut conserver des insectes ou des végétaux intacts pendant des dizaines de millions d'années. C'est donc une remarquable source d'informations sur le passé.

 


 

 Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis, prévenez ceux qui n’ont pas internet !

C’est le dernier diaporama de l’année 2013.

 

Prochains diaporamas :

Mardi 14 janvier 2014 "Immersion au Burkina-Faso" Odile et Jacques Demaison

Mardi 25 février "Cidre et vinaigre de cidre" Georges Bal

Mardi 25 mars "Promenade naturaliste dans les Causses" Pierre Melin et Claudie Desjacquot

 


 


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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 10:37

La pluie n’a pas découragé Claudie et Stéphane : ils apportent 2 cagettes pleines de champignons variés à déterminer. C’est l’occasion de réviser certaines espèces qui ont déjà été vues cet automne et de féliciter Mireille, une « nouvelle » qui a bien progressé.

 

Deux curiosités :

 

Cordyceps capitata, le Cordyceps à tête, un champignon qui parasite un autre champignon, la truffe des cerfs, Elaphomyces granulatus, une fausse truffe immangeable, peut-être appréciée par les cerfs ?  Le pied est long, épais, jaunâtre. Le chapeau brunâtre  porte des périthèces sur la cuticule : dans ces petites poches (à regarder à la loupe ou au microscope !) se trouvent les asques qui contiennent les spores du champignon (Ascomycète).

 

Cordiceps-capitata-.jpg

D’autres Cordyceps parasitent des insectes. Comme par exemple le fameux Ophiocordyceps sinensis, le Cordyceps de Chine, Yarsagumbu, le « champignon chenille » aux mille vertus qui vaut de l’or.

 

wildcordycepsWild-Cordyceps-Cordyceps-Sinensis-Dong-Chong-Xia-Cao-.jpg

                                                                 photos Internet

 

Cordyceps-sinensis-Garance-N---4-.JPG                                   Garance voyageuse n° 42, article très intéressant à lire !


Des familles entières vont le récolter dans les montagnes de l’Himalaya pour le vendre aux Chinois qui paient très cher ce champignon réputé pour ses propriétés aphrodisiaques, un Viagra naturel qui stimule aussi le système immunitaire et qui est censé procurer une jeunesse éternelle. Les spores du champignon colonisent une chenille, Hepialus fabricius, la chenille se momifie et s’enterre tandis qu’une sorte de corne sort de la terre…

 

 L’Hydne cure-oreille, Auriscalpium vulgare, est un tout petit champignon à chapeau velouté brun foncé. Il est facile à reconnaître : hyménium à aiguillons comme le Pied de mouton ;  pied  grêle, inséré latéralement ; il pousse sur les cônes de pins enfouis dans la terre, plus ou moins décomposés.

 

P1170032.jpg

 

Auriscalpium-vulgare-.jpg

 

 Claudie nous montre une drôle de chenille, toute petite, Apoda limacodes qui  n’a pas de pattes (« apoda »), elle rampe comme une limace (« limacodes ») en glissant par des mouvements ondulatoires sur un pied musculaire sécrétant un mucus adhésif. Claudie l’a trouvée sur des feuilles de hêtre tombées à terre, dans une forêt au-dessus de Faverges.

La chenille photographiée le lendemain : déjà fixée, prête à se nymphoser.

 

LIM-cf-Apoda-limacodes-chenille-Faverges-Prafeu.JPG

 La chenille n’a pas tardé à construire son cocon dans lequel elle passera l’hiver cachée dans les feuilles mortes.  

 

Apoda-limacodes-cocon-copie-1.jpg

 

Espérons que dans quelques mois Claudie pourra nous montrer le papillon,  un tout petit papillon de nuit d’aspect un peu terne…

 

Jean-Marc a installé le matériel, nous regardons quelques photos : le diaporama de Roger Fillion qui montre quelques-unes des 148 espèces rencontrées et un diaporama de Maurice Durand  sur un tout petit coprin qui  a une grosse tête, Coprinus macrocephalus, il est d’une élégance incroyable, très fin, tout blanc… et pourtant il pousse sur les bouses ! Les superbes  photos ont été très appréciées, bravo et merci aux photographes.

 

Pour terminer, Nicole a partagé son gâteau ardéchois à la crème de marrons et Robert a ouvert des bouteilles de cidre.

 

13-11-5-derniere-reunion-myco-Gr-Nature.JPG 

Regardez, il est sur la table ! Gâteau excellent, merci Nicole et François ! La recette se trouve à la page 53 du bulletin annuel  2011.

Pour les nouveaux qui n’ont pas ce bulletin, la voici :

 

Mélanger 2 oeufs, 100 g de sucre, 2 cuillères à soupe de rhum, 1 pincée de sel

Ajouter 100 g de farine et 1 c à soupe de levure chimique, mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène

Travailler 100 g de beurre pour le ramollir, l'ajouter à  200 g de crème de marrons vanillée. Lorsque le mélange est bien lisse, l'incorporer à la pâte.

Beurrer un moule,  verser la préparation jusqu'à mi-hauteur.

Faire cuire à four modéré (thermostat 5) pendant 40 mn

                           

Nous avons passé une bonne soirée. Tant pis pour ceux qui ont oublié de venir !

 

 

Monique

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 20:23

 

Mardi 19 novembre, à 20 h, Maison des Associations (au-dessus de l'Office du Tourisme)

Entrée libre

 

Attention, il y a des travaux dans ce secteur !

 

Un écoquartier est un quartier urbain à caractéristiques écologiques « modernes ».  Ce type d'urbanisme a pour objectif la maîtrise des ressources nécessaires à la population et aux activités et la maîtrise des déchets produits. Il s’agit d’un process d'aménagement qui produit nécessairement une unité culturelle.

Nous visiterons l’écoquartier Vauban à Fribourg-en-Brisgau, ville de 230 000 habitants située au pied des montagnes de la Forêt Noire dans le Land  Bade-Wurtemberg.

 

MAG_3227.jpg

Le terrain accueillait une caserne construite en 1936 qui fut occupée après la Seconde Guerre Mondiale par les forces françaises stationnées en Allemagne. En août 1992, les militaires libèrent cet espace. Des populations marginales s’y installent illégalement…Dans le cas particulier de ce « quartier Vauban »,  un des premiers modèles du genre,  c’est l’envie des habitants qui a permis l’auto-construction de l’écoquartier dans les années 1990.

 

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A l’heure où les écoquartiers fleurissent en France, quel retour tirer de l’expérience de Fribourg depuis 20 ans ?

 

MAG_3044.jpg

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 10:33

Samedi 19 octobre : une belle journée d’automne, un temps doux très agréable... Nous avons rendez-vous au pied du Vuache, près de Clarafond,  pour une sortie mycologique organisée par notre ami Roger de la SNPNS, la Société pour l’Etude et la Protection de la Nature en Semine.

 

Les forêts du plateau de la Semine sont bien connues des mycologues, elles sont très riches. Roger nous dit que nous arrivons un peu trop tard, la poussée était meilleure quelques jours auparavant. Mais nous avons quand même listé près de 150 champignons différents !

 

C’est ma première sortie dans la nature depuis le 12 août. Avec mes béquilles je profite des larges chemins bien plats, je peux même rentrer un peu dans la forêt, il y a des endroits sans ronces et sans bois mort qui pourraient me faire tomber. Comme ça fait du bien !

 

1 Sortie en Semine Roger F. 19-10-13 (1)

P1040648

 

Un papillon se pose sur les feuilles mortes : Vanessa atalanta, le Vulcain (nom du dieu du feu, des volcans, les bandes rouges sur les ailes sombres sont comme des barres de fer incandescentes dans l’obscurité de la forge). Le bout de ses ailes est un peu abîmé…

 

 « Voici le "vulcain" rapide,

Qui vole comme un oiseau.

Son aile noire et splendide

Porte un grand ruban ponceau. »

                                                                                                   Gérard de Nerval

 

2-Ny-Ny-Va-Vanessa-atalanta-Vulcain-Amiral-Semine-19-10-13.jpg

Nous allons jusqu’à un étang : un paysage idyllique !

 

3-Sortie-en-Semine-Roger-F.-19-10-13--3-.jpg

Voici le Cortinaire remarquable, Cortinarius praestans, un des seuls cortinaires comestible. Choisir des chapeaux bien frais, enlever les lamelles, remplir avec du Boursin et un peu de crème et faire cuire une vingtaine de minutes au four… Bon appétit !

 

3-x---20131019-Myco-Semine-32-Cortinarius-praestens---Corti.jpg                                    Cortinaire remarquable - Photo Olivier Sageat

 

 Le Lactaire soyeux, Lactarius britannicus : chapeau mat, roux orangé, lames ocre saumoné se tachant plus ou moins de rouille, devenant  assez sombres avec l’âge, lait jaunissant très lentement sur le mouchoir, souvent sous hêtres, ici sous chênes.

 

3-xx-20131019-Myco-Semine-05--Lactarius-Britannicus-f10-x1-jpg                                                    Lactaire soyeux - Photo Olivier Sageat

 

 Puis c’est le pique-nique convivial à côté de la salle des fêtes de Saint-Germain. On goûte de tout, taboulé, salade de pâtes, des fromages, framboises, tamarins, une variante de la tarte bressane aux pralines, tarte aux pommes,  différents vins… Nous chantons quelques chants savoyards, sans accompagnement à la guitare par Jean-Marc (5 personnes plus les paniers, il n’y avait plus de place).

 

4-Sortie-en-Semine-Roger-F.-19-10-13--7-.JPG

5 Sortie en Semine Roger F. 19-10-13 (11)

                                            Rassurez-vous, nous étions nombreux !

 

Ensuite les tables sont mises à l’ombre pour une petite exposition mycologique.

 

Determination-Roger.JPG


Clavariadelphus ligula, une forme miniature de C. pistillaris, la Clavaire en massue.

 

Clavaria delphus ligula Roger F Semine

                                                                  Photo Roger Fillion


L'Hygrocybe à centre sombre,  Hygrophorus mesotephrus, est très visqueux, il pousse sous les hêtres.

 

Hygrophorus mesotephrus Semine Roger F

                                                                     Photo Roger Fillion

 

Le mycélium de la Pézize turquoise, Chlorociboria aeruginascens, colore le bois en bleu vert,  ici on voit les petits disques des carpophores et … deux très petites boules orangées : un Myxomycète, Trichia decipiens ?

 

6-xxxx20131019-Myco-Semine-21Trichia-descipiens---Chlorocib.jpg                                                Pézize turquoise Photo Olivier Sageat

 

 Tremella foliacea présente une masse arrondie de lobes foliacés serrés, fasciculés, brun-rouge.

 

Tremella-foliacea-Roger-F-Semine.jpg

                                                                       Photo Roger Fillion

 

On pourrait continuer longtemps à passer en revue les 148 espèces….

Nous avons noté plus de 25 cortinaires que j’aurais été incapable d’identifier, mais notre ami Roger est un spécialiste !

 

Merci Roger pour cette sympathique journée !

 

Monique

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 21:56

     Avec ses longs aiguillons pendants (3-5 cm),  blancs puis jaunâtres, l’Hydne hérisson est très facile à reconnaître. Sa forme originale lui a valu de nombreux noms : Lion’s Mane Mushroom (crinière de lion), Hedgehog Mushroom  (champignon hérisson), Igel Stachelbart, Pom Pom Mushroom etc

Dans « Champignons du nord et du midi », André Marchand nous rappelle que Quélet a comparé à un ornement militaire ce champignon qui ressemble en effet à une grosse épaulette garnie de franges pendantes. 

 

     La saveur est douce, l’odeur assez forte rappelle celle du lait caillé.

 

     L’Hydne hérisson est une espèce tardive qui pousse sur des feuillus en mauvaise santé (chênes, hêtres, noyers, platanes, frênes, érables, pommiers etc…)

Je l’ai trouvé cette année à Marlens (74), le 14 octobre, sur un jeune chêne, à la base du tronc.

 

Notre ami Roger F. l’a photographié sur un hêtre au Poisat (01).

 

Hericium-erinaceus-RF-le-Poisat--01--01.11.12.jpg

                                                                                                                    Photo : Roger Fillion

 

     C’est un champignon comestible lorsqu’il est jeune. Mais il serait dommage de le manger, car ce champignon est assez rare.

 

     Au Japon et en Asie, il est cultivé pour la consommation mais aussi pour ses propriétés médicinales.

 

Hydne hérisson propr médicin

      En effet, Hericium erinaceus a de nombreuses vertus thérapeutiques.

Il maintient et régénère les neurones périphériques : cela apporte un nouvel espoir dans le traitement des maladies neurologiques dégénératives comme la sclérose en plaque ou la maladie d'Alzheimer. Il retarde aussi la dégénérescence rétinienne.

Son efficacité est également prouvée dans le traitement des ulcères et des inflammations du tube digestif.

De plus, il a des propriétés immunostimulantes et anticancéreuses remarquables.

 

 

     Nous pouvons aussi rencontrer l’Hydne en corail, Hericium coralloides, une espèce lignicole qui pousse surtout sur le Sapin : beaucoup plus ramifiée, aux aiguillons beaucoup plus courts.

Noêl B. l’a récolté le 16 octobre 2001, puis le 10 octobre 2006 sur Sapin, au Montet au-dessus d’Englannaz (74).

Roger F. a photographié cette espèce spectaculaire au  plateau des Glières, sur Epicéa, le 13 décembre 2010.

 

Hericium-coralloides.jpg

                                                                                                           Photo : Roger Fillion

 

     Hericium clathroides pousse sur les feuillus, en particulier sur le hêtre.

 

     Ces belles espèces ne sont pas très communes ! Il faut les protéger !

 

                                                                                                                      Claudie

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 18:13

Samedi matin…

Il y a encore du travail !

 

Jacques C. apporte un champignon très curieux : le pied c’est une souche d’arbre, et le chapeau une excroissance qu’on appelle « loupe». Il garnit bien le début de l’exposition mycologique, posé sur un tapis de mousse sur lequel quelques belles espèces de champignons ont été placées. 

 

7-champi-de-Jacques.jpg

 Noël place ses magnifiques champignons sculptés dans le bois, 4 plateaux qui représentent plus d’une vingtaine de champignons différents, très fidèlement reproduits.

 

8-champis-en-bois-de-Noel.jpg

Nicole et François sont allés chercher l’exposition prêtée (pour la  2e fois) par Ilona Mezei du Parc des Bauges (Association Jardins du Monde Montagnes), « douze secrets de plantes » : « Dis-moi, que faisais-tu, que fais-tu, que ferais-tu avec ces plantes ? ». 12 plantes sont présentées, leur environnement, leurs usages et leur place dans la vie des montagnards : la vulnéraire, la gentiane jaune, le chanvre, le cyclamen, le frêne, l’ortie, l’arquebuse, la botryche lunaire, la grande berce, l’arnica, la mélisse des bois et le sureau noir.   

 

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Françoise installe l’exposition araignées : araignées dans la maison, autour de la maison, des milieux forestiers, des bords de l’eau, araignées sans toiles ...

Sujet qui a beaucoup intéressé les enfants : sur 9 classes accueillies le lundi, 4 ont choisi ce thème, présenté par Robert.

 

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 Les déterminateurs (Henri, Roland, Pierre, Marc) sont au travail. Chaque espèce de champignon est mise dans une assiette sur de la mousse avec sa fiche (nom latin, nom français, biotope, comestibilité). Plus de 250 espèces !

 

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                                     Monique a bien travaillé aussi, elle est au fichier !


Christophe  installe  ses vitrines présentant des fossiles trouvés dans la région. Le lundi matin, une classe profitera de ses explications.

 

12 géologie

Quelques panneaux sur les plantes envahissantes, en particulier la renouée du Japon pour laquelle différentes techniques de lutte sont testées au plan d’eau de Marlens. L’ambroisie pose de gros problèmes de santé (allergies) dans la région lyonnaise ; dans la région de Faverges nous n’avons pas encore ce problème, mais il faut apprendre à reconnaitre cette plante et l’arracher quand elle apparait dans un jardin ou au bord d’une route.

 

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 Il ne manque plus que les 2 panneaux réalisés par l’école d’Entrevernes sur le traçage des eaux de source.

 

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 11 h 30, la table du vin d’honneur est prête, Fifine, Mimile et Odile ont tout préparé, les invités vont arriver.

 

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 Le repas, préparé par Odile avec l’aide de Fifine est excellent, digne des grands chefs. Cette année nous sommes 36 à table. Odile est une pro !

 

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 14 h : Sabrina s’installe à l’entrée pour accueillir le public, à côté de la loupe binoculaire  et de quelques- unes de ses préparations à base de souci, d’ortie…

 

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Tout est prêt !

Ils ont tous bien travaillé… sauf moi : fracture de la cheville depuis le 12 août. J’espérais ne plus avoir de plâtre pour l’exposition, mais l’os n’est pas soudé…

 

Monique

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