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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 09:53

Le Baobab perd ses feuilles en saison sèche. Au Burkina, nos amis Jacques et Odile  ont photographié en février cet arbre complètement dépourvu de feuilles. 

 

1-Adansonia-digitata-Baobab-Burkina-Demaison-fevr-2011--2-.jpg

 En décembre au Sénégal (début de saison sèche), certains avaient encore des feuilles, d’autres n’en avaient plus.

 

2-Adansonia-digitata-Baobab--Toubacouta-JM--1-.jpg

3-Adansonia-digitata-Baobab--Toubacouta-JM--2-.jpg

 Les feuilles peuvent être consommées crues, bouillies ou séchées. On les utilise en condiment, le lalo, pour les sauces et aussi en médecine traditionnelle.

 

4 Adansonia digitata Baobab Toubacouta Cl (2)

Le Baobab peut vivre plusieurs centaines d’années, mais il est difficile de déterminer l’âge car le bois ne produit pas des cernes chaque année.

Le bois très léger, spongieux, gorgé d’eau, est inutilisable pour la menuiserie et le chauffage. L’écorce résiste au feu et à la sècheresse, elle sert à faire des cordages, des paniers, à tanner les peaux,  à fabriquer des savons… On en fait des tisanes lors des accès de fièvre dus au paludisme.

 

 

5-Baobab-JM-16-dec--2-.jpg

 

Le bas des troncs est souvent écorcé, l’écorce a la faculté de se régénérer.

 

 

6-baobabs-Saloum-MM----3----Copie-base-ecorcee.jpg

.

On appelle le Baobab l’« arbre à l’envers », car il semble avoir été retourné la tête en bas. D’après une légende, l’arbre aurait été déraciné et replanté à l’envers par une divinité mécontente…

 

7-Baobab--JM-Dakar--1-.jpg

 

 

La plus importante forêt de Baobabs est située à la sortie de Rufisque, le Baobab le plus imposant se trouverait près de Joal.  Jadis les gros arbres creux servaient de tombe aux griots,  le président Léopold Sédar Senghor a interdit cette pratique en 1960.

 

8-Baobabs-depuis-le-minibus-Toubacouta.jpg

 Nous  n’avons pas pu photographier de très gros baobabs : nous étions au Sénégal pour l’ornithologie…pas pour la botanique !

 

9-ornithos-Djoudj--2-.jpg

 

 

Monique

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:46

 

L’Association mycologique et botanique d’Annecy propose un diaporama de Maurice Pantaloni  « Les Castors »

lundi  10 février 2014  à 20 h 30,

quai des Clarisses, salle des Clarisses  (la Manufacture, parking Sainte-Claire).

 Qui ne connait pas le Castor, ce gros rongeur qui, avec sa queue plate utilisée comme une truelle, construit sa maison ? Fausse image bien que l’animal soit un bâtisseur, ingénieur hydrologue, bûcheron et jardinier. Mais qui l’a vu dans ses occupations quotidiennes ? En effet la difficulté de l’observation réside tout simplement par sa vie plus nocturne que diurne.

 

Tronc-abattu-par-castor-vers-Sonnay.JPG

                                                                Tronc abattu vers Sonnay


Ce diaporama vous emmènera dans ses biotopes, ruisseaux, rivières, fleuves, lac, à la recherche de ses indices de présence qui nous permettront de mieux comprendre ses habitudes et sa biologie. Et avec beaucoup de chance le voir s’ébattre de jour dans son domaine toujours proche de sa « maison »…

 

Bout-du-Lac--coupe-castor.JPG

                                                             Bout-du-Lac, bois coupé par un castor

 

Bout-du-Lac-bois-ronge-castor.JPG

                                                       Bout-du-Lac, bois rongés par un castor

 

On pourra aussi se poser des questions sur son éradication dans le passé et sa réintroduction assez récente qui peut poser des problèmes aux propriétaires des forêts en bordure des cours d’eau


 

Venez nombreux. Faites suivre l’info à vos amis. Entrée libre

 

Ce diaporama, initialement programmé en mars 2013, a été reporté en 2014 

 

 

 Prochains diaporamas :

 

Lundi 24 mars : « Parcours naturalistes d’un botaniste à la retraite (2013) », Denis Jordan

Lundi 7 avril : « Sur le Plateau du Retord », Roger Fillion

Lundi 12 mai : « Au Royaume du Bouthan, pays du BNB (Bonheur National Brut) », Danielle Bessac

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:02

Au Sénégal, le baobab fleurit à la saison des pluies, surtout en juin et juillet. Nous avons eu la chance de voir une fleur (mais une seule !) hors saison, le 8 décembre, dans le jardin de l’hôtel à Dakar.

Les fleurs de baobab sont pollinisées par de grosses chauves-souris frugivores, des roussettes : Eidolon helvum, la Roussette paillée africaine ou Roussette des palmiers.  (voir le film sur internet)

 

6-Adansonia-digitata-baobab-fleur.jpg

         Les fleurs pendent au bout d’un long pédoncule, à l’écart des branches qui pourraient gêner les roussettes. Elles ne s’ouvrent qu’à la tombée de la nuit. La corolle a 5 pétales blancs  (les chauves-souris ne voient pas les couleurs !), un gros pompon d’étamines (environ 2000) soudées en une colonne centrale et au milieu un long style qui se recourbe vers le haut (vous le voyez sur la photo ?).

Le parfum des fleurs, un peu aigre, peu agréable pour nous,  attire les chauves-souris. Elles font un peu de vol stationnaire puis elles plantent leurs griffes dans la fleur, elles sucent le nectar et mangent du pollen, la tête en bas. Ce faisant des grains de pollen se collent dans les poils de l’animal, quelques-uns seront déposés sur le style d’une autre fleur…

Seules les roussettes mâles viendraient visiter les fleurs : l’odeur dégagée doit avoir une structure proche de celle des  phéromones des femelles.

 

7--pollinisation-Chauves-souris.JPG

 

      Ce dessin est joli, nous ne savons plus où nous l’avons trouvé…. La fleur est encore fraîche.

 

Sur la photo, la fleur porte les traces des griffes des roussettes, par endroits les pétales sont déchirés : elle a reçu une visite pendant la nuit ! Flétrie, elle va tomber, mais la pollinisation a eu lieu et le fruit va se développer.

 

 

7 Roussettes Eidolon helvum endormies sous feuille de coco


 Hôtel du Djoudj : 4 (ou 5 ?) Roussettes paillées Eidolon helvum dorment pendant la journée, suspendues à une feuille de cocotier ; ailes, oreilles, bout du museau noirs, pelage roux, grands yeux. A la tombée de la nuit, elles quitteront leur dortoir et partiront à la recherche de fruits, de fleurs…

 

8--Adansonia-digitata-Baobab-fruits--Dakar-Cl--1-.jpg

       On appelle le fruit du baobab « pain de singe » car les singes en sont friands. Il est allongé (parfois un peu arrondi), recouvert d’une peau veloutée, il tombe verticalement comme au bout d’un fil à plomb.

 

8-Baobab--JM-Dakar--2-.jpg

 J’ai ramené dans ma valise un fruit du Sénégal. Impossible de le couper tellement il est dur, j’ai dû demander à Denis de m’aider !

 

9-baobab-1-pain-de-singe----1-.jpg

 

A l’intérieur, déception, des bestioles s’y sont mises…. Là-bas, on a vu des fruits écrasés, c’était plus fibreux… Il y a de nombreuses graines.

 

9-baobab-1-pain-de-singe----2-.jpg

 

Avec la pulpe, on fait une poudre qui sert à faire le jus de baobab, une boisson rafraîchissante pleine de vitamine C. On trouve maintenant des yaourts, des confitures, des bonbons, des chocolats à base de pulpe de baobab. Au Japon le « Pepsi baobab » est à la mode. L’huile extraite des graines est utilisée en médecine traditionnelle et en cosmétique…  

(pour les nombreuses utilisations du baobab, voir le site de l’association Inecoba, Institut pour l’étude et la conservation du baobab)

 

10-baobabs-Saloum-MM----1-.jpg

 

Monique (à suivre)

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:40

Quand on arrive au Sénégal, on remarque tout de suite cet arbre géant, emblème du pays.

 

Famille des Bombacacées (selon la classification traditionnelle), famille des mauves, des Malvacées (APG III, classification phylogénétique).

 

Le botaniste français Michel Adanson (1727-1806) a remarqué cet arbre durant le séjour qu’il fit au Sénégal (1748-1754) au service de la Compagnie des Indes. Il le baptisa de son nom arabe baobab (de l’arabe bu hibab, fruit à nombreuses graines) : « un arbre dont la grandeur prodigieuse attira mon attention. C’était un calebassier appelé pain de singe… », « ce géant malvenu… », l’arbre  « le plus singulier par sa monstrueuse grosseur ». En 1761, il publia un « mémoire illustré sur le baobab ».

 

1-Baobab-en-feuilles13-12-JM.jpg

 En  1753 Linné nomme cet arbre en utilisant son système de nomenclature binominale : Adansonia digitata. Il honore le découvreur Michel Adanson en lui donnant  le nom de genre Adansonia. Pour le nom d’espèce, il choisit l’épithète digitata, car les feuilles sont composées et les folioles ressemblent aux doigts d’une main.

 

2-baobab-feuilles-digitees-pres-de-Toubacouta--2-.jpg

 On connait 8 (voire 9) espèces de baobabs :

une seule en Afrique A. digitata (+ une espèce décrite récemment, A. kilima, difficile à distinguer de A. digitata, mais diploïde et elle pousse en altitude, entre 650 et 1500 m)

une espèce endémique d’Australie, A. gregorii  

6 espèces à Madagascar :  A. grandidieri, le Baobab de Grandidier, le plus grand, le plus célèbre, il forme la célèbre « allée des baobabs » près de Morondava, A.perrieri, le Baobab de Perrier et A. suarezensis, le Baobab de Suarez, les plus rares (région d’Antsiranana), A. madagascariensis, le Baobab de Madagascar, malgré son nom il n’est pas endémique, quelques individus poussent à Mayotte. Pour les 2 dernières espèces, nos amies d’Ugine, Noëlle L. et Solange M., ont fait des photos lors de leur voyage à Madagascar en octobre 2010 :

 

Adansonia rubrostipa, le Baobab fony, l’arbre bouteille : gros tronc renflé en bouteille, écorce lisse rouge (rubrostipa « à tige rouge »), forêts sèches de l’ouest. Les Malgaches utilisent l’écorce pour faire des cordages, les feuilles comme anti-inflammatoire et contre la diarrhée.

 

3-Adansonia-rubrostipa-baobab-fony-baobab-bouteille-Madagas.jpg

 

 Les fruits sont ronds, avec les graines les Malgaches font de l’huile et du savon.

 

4-Adansonia-rubrostipa-baobab-fony-baobab-bouteille-Madagas.jpg

 Et la 6e espèce, Adansonia za, le Baobab za, il est plus élancé.

 

5-Adansonia-za-Madagascar-oct-2010-Noelle-et-Solange--2-.jpg

 

 

Monique

(à suivre)

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 16:41

  meteo-2013.jpg

 

 

 

 

                           Hiver : de grosses chutes de neige !

 

Cote-de-Marlens---chez-Janine--3-.jpg

                                                           La Côte de Marlens, chez Janine

 

Où

 

Chez-Janine--a-La-Cote-de-Marlens.jpg

                                                                  Il faut débllayer la neige !

 

 

 

                                      Un printemps pourri !

 

 

13-printemps-pourri-jardin--1-.jpg

                                                              Il faut couvrir les plants de tomate !

 

13-limaces-sur-courgettes-4-8-13.jpg

                                                            12 limaces sur un plant de courgettes !

 

 

                          Eté : un enneigement important en altitude !

 

Felix-Faure---275.jpg

                                     Le Lac Long, sous le col de la Vanoise, encore gelé le 14 juillet 2013 !

 

 

Janvier : Temps variable tout le mois,  du soleil (un peu), de la grisaille -brouillards bas- (beaucoup), suivi de neige la 2e décade, froid modéré. Tendance nuageuse, plus froid par la suite.

Février : Forte pluie en tout début de mois, puis neigeux, froid la 1e quinzaine, ensuite courte période ensoleillée, entrecoupée de brouillards élevés (du 21 au 24), mais encore du froid. Déficit d’ensoleillement record (près de 50%) depuis mi-novembre, et hauteurs de neige très importantes en altitude (2m10 à la Sambuy 1850 le 13).

Mars : Brouillards matinaux suivis de redoux dû à un léger coup de foehn la 1e décade. Encore du froid, des nuages, de la pluie, un peu de neige, mais toujours très maussade ; seulement 3 jours de « plein soleil ». Le mois de mars le plus froid (avec 2006) depuis près de 20 ans. Un hiver qui joue les prolongations : 2 m35 de neige le 31 mars à la Sambuy. A Faverges, le cumul des couches successives (depuis le 28 oct. 2012) est de 160 cm.

Avril : A peine mieux que la 2e quinzaine de mars, juste un peu plus chaud. Un petit air de printemps, 2 périodes ensoleillées de 5 puis 3 jours consécutifs (14 au 18 et 23 au 25) et des températures supérieures à 20°. Retour d’un temps humide le 26 (couvert ou pluvieux) froid.

Mai : Même programme…en pire, 19 jours avec pluie : 165 mm, T° moyenne 9°9 dont 1 minima de +1°5. Chutes de neige au-dessus de 1700 m, 6 fois - le mois de mai le plus froid depuis 1983-

Juin : Nette amélioration la 1e quinzaine mais avec séquences pluvieuses, la végétation est en retard de près de 3 semaines. Fin de mois variable, un peu moins beau.

Juillet : Enfin l’été est là, ensoleillé et chaud (bien mérité après ce printemps « pourri ») modérément arrosé, mais encore plus chaud en fin de mois : 33° le 27.

Août : Même temps sans excès de chaleur. De très belles journées au cours du mois.

Septembre : Sous le signe de la douceur ; pluviométrie normale, léger rafraichissement après le 15 accompagné de nuages et de pluie jusqu’au 20. Retour du beau en fin de mois.

Octobre : Bien arrosé la 1e quinzaine (total du mois 173 mm), mais du beau, du soleil par la suite, et des T° moyennes un peu au-dessus des normes.

Novembre : Très fortes pluies au début du mois, 120 mm en 5 jours successifs, 194 mm pour le mois (très bon pour la nappe phréatique), temps maussade. Froid à partir du 20 avec chutes de neige par 2 fois (-8° le 28).

Décembre : Très ensoleillé mais froid sec, persistant du 2 au 18, gelées nocturnes ininterrompues, ensuite variable, redoux, pluvieux jusque vers 2000 m (coups de foehn). « Noël au balcon » avec un parapluie, +13°, puis de nouveau soleil jusqu’au 31.

 

                                                                                      Noël B.

 


 


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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 09:47

proposé par le Groupe Nature de Faverges, mardi 14 janvier à 20 h

Maison des Associations (au-dessus de l’Office du Tourisme)

Entrée libre

 

 

Contraints de partir en pleine guerre du Mali, l’angoisse du départ fut vite récompensée par le bonheur de découvrir un Pays authentique avec une population jeune et accueillante.

 

1b - Marché de fruits et légumes

                                                         Marché de fruits et légumes


 Manger, dormir et se laver comme eux. Les gens sont pauvres, mais très généreux. Ce mode de vie spartiate nous permettra de davantage apprécier notre confort, mais surtout de relativiser l’usage de l’eau.

 

Visite d’un territoire grand comme la moitié de la France, peuplé de 16 millions d’habitants constitués d’une soixantaine d’ethnies cimentées par la langue française.

 

Culture, élevage, artisanat, commerce, flore et faune dans des paysages variés et magnifiques.

 

1c---Domes-de-Fabedougou.jpg

                                                             Dômes de Fabe dougou

 

1d1 - Agriculture à deux vitesses

                                                          Agriculture à deux vitesses

 

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                                                     Petite forge dans un village


La jovialité et la gentillesse africaine, les couleurs, la musique et l'animation des rues avec des marchés permanents nous montrent l’activité fébrile et la volonté de vivre de ce peuple surtout en cette période de la coupe de foot africaine

 

Vivre le moment présent semble être la devise de chacun

 

 

 

Venez nombreux. Faites suivre l’info à vos amis, prévenez ceux qui n’ont pas internet.

Prochaine soirée, mardi 25 février : « Cidre et vinaigre de cidre», Georges Bal

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 15:27

Dans un coin de forêt se cache, à l’écart des chemins, une petite cabane.  C’est là qu’un matin, en arrivant, j’ai fait la connaissance de cette grande dame brune : une magnifique couleuvre d’Esculape sortant d’un mur en pierres sèches, d’où je la soupçonne d’avoir pillé un nid de passereaux. Surprises autant l’une que l’autre, nous sommes restées immobiles, moi admirative et un peu émue, elle « à l’écoute ». Puis, rassurée, elle s’est glissée à l’intérieur de la cabane. En bonne grimpeuse qu’elle est, d’une étagère à l’autre, elle jalonne son parcours, toujours le même, d’objets qu’elle fait tomber au sol. C’est comme cela qu’elle m’a laissé un beau cadeau : coincée sous le couvercle de la caisse à bois, une de ses belles robes « demi-saison », une mue d’1,70.

Gare au mulot imprudent venu s’égarer sur son territoire ! A l’extérieur, « grande dame », elle partage ses proies avec une renarde qui visite régulièrement les lieux, pour venir chercher un petit en-cas laissé là par une main charitable. Derrière la cabane, au point d’eau, il n’y a que la gente ailée qui ne craint rien.

 

couleuvre-Esculape-Giez.JPG

Un matin de printemps…oh !...surprise ! Je la vois rejoindre ses pénates en toute hâte. Etonnée de la voir si longue, en m’approchant je comprends mieux, un mâle la suit de si près que j’avais cru ne voir qu’un seul individu. Toutes deux rejoignaient leur nid d’amour dans lequel notre belle dame y déposera ses oeufs. Depuis, discrètement, pour la laisser en paix, je n’ai plus essayé de la surprendre.

 

serpent.jpg

 

serpent_1.jpg

 

Ma dernière rencontre avec une de ses congénères date de cet été quand, avec des amoureux de la nature nous faisions une promenade faune et flore au Roc de Chère. Pour mieux connaitre et apprécier ses belles couleurs, j’ai immobilisé une magnifique couleuvre.

 

Couleuvre d'Esculape Anna Roc de Chère (4)

 

Couleuvre-d-Esculape-Anna-Roc-de-Chere---1-.JPG

Chacun s’est empressé de braquer son appareil photo sur elle. A voir toutes ces boites noires la scruter de si près, et pour nous impressionner et nous faire peur à son tour, elle a ouvert en grand une jolie gueule rose, comme des pétales d’églantine.

 

Couleuvre-d-Esculape-Anna-Roc-de-Chere---5-.jpg

Naturellement, tout le monde s’est extasié sur sa beauté sauf quelqu’une qui l’a gratifiée de dégoûtante. La peur fausse les jugements… Heureusement le Grand Manitou dans son immense sagesse l’a dépourvue d’oreilles. Lorsqu’on lui a rendu la liberté, elle est partie précipitamment, loin de ces bipèdes envahissants.

 

Anna B.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 21:51

C’était en juillet, nous étions dans le nord de la Pologne, en Cachoubie….

Paysages de collines, des dunes de sable postglaciaire qui ont été fixées par la végétation et qui sont maintenant couvertes de forêts… Des lacs…

 

Le lac  Zakrzewie, c’est une petite merveille qui héberge des plantes très rares : p.ex. la Lobélie de Dortmann, la petite Renoncule rampante (pas celle qui envahit nos jardins !), des Isoètes, la Littorelle à une fleur, la Lysimaque à fleurs en thyrse, des Myriophylles etc.

 

Emmanuel C. pénètre dans une petite surface couverte de « roseaux » (des phragmites) en bordure du lac.

Surprise, un serpent est lové. Il le photographie et nous montre sa photo. J’aimerais voir la bête « en vrai » : j’aperçois le serpent, mais il s’enfuit…

C’est peut-être une couleuvre vipérine, si près de l’eau ?

 

2-Vipere-peliade-Emmanuel-Pologne-2012---Copie---Copie.JPG

 

En grossissant la photo d’Emmanuel on peut dire qu’il s’agit d’une vipère péliade.

 

1-Vipere-peliade-Emmanuel-Pologne-2012---Copie.JPG

 

 

La pupille n’est pas ronde comme chez les couleuvres mais allongée, c’est bien une vipère !

Sur la tête, plusieurs grandes écailles, ce n’est pas une vipère aspic mais une péliade !

Le museau est aplati, alors qu’il est retroussé chez l’aspic.

 

vipere-peliade-identification-p-229-Parthenope.JPG

 

 

La vipère péliade, Vipera berus, aime les zones humides, elle nage bien.

Elle supporte le froid, elle est présente dans le nord de l’Europe. Elle craint les grandes chaleurs. Notre serpent était à l’ombre, tout près de l’eau…

 

En France la péliade n’est présente que dans le nord, en Bretagne, dans le Massif Central et aussi dans le Jura (tourbières).

Il y a longtemps nous avions observé une vipère péliade mélanique au-delà du Cercle Polaire Arctique, dans le nord de la Suède, au Parc Muddus.

 

                                        Monique

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 16:11

Le Tamarin (Tamarind en anglais), est le fruit d’un arbre tropical, le Tamarinier,  Tamarindus indica, décrit par Linné en 1753,  de la  famille des Fabacées, sous-famille des Caesalpinioidées.

Le genre Tamarindus ne comporte qu’une seule espèce.

 

Tamarindus indica dessin - Copie

 Le tamarinier est  originaire de Madagascar, il pousse naturellement en Afrique de l’est, mais il est cultivé depuis très longtemps en Inde (d’où son nom Tamarindus indica) et dans d’autres pays asiatiques. Il est aujourd’hui planté dans tous les pays tropicaux où on apprécie son ombre et ses fruits.

 

Dans les pays arabes, on appelait le fruit Tamur Hindi, datte indienne, d’où son nom « Tamarin ».

 

Tamarin-Grandfrais-nov-2013--1-.JPG

 Le tamarin est  une gousse marron clair à  l’aspect bosselé- elle se resserre après chaque graine.

On casse très facilement la gousse avec les doigts, plus facilement  qu’une gousse de cacahuètes.

 

Tamarin-Tamarindus-indica-Caesalpiniacees-St-Germain-Semin.JPG

A l’intérieur, on trouve plusieurs graines entourées d’une pulpe pâteuse parcourue de filaments fibreux.

Cette pulpe est appréciée, à la fois douce et acidulée. Elle a  des propriétés laxatives douces.

Les graines sont très dures et brillantes.

 

Tamarin-graines-2013--1-.JPG

 La cuisine orientale utilise beaucoup la pulpe du fruit (et aussi les fleurs et les jeunes feuilles) pour faire des currys, des chutneys, des sauces…

C’est l’un des ingrédients de la Worcestershire sauce (avec vinaigre, anchois, mélasse, ail, échalote, diverses épices).

 

Tamarin-Grandfrais-nov-2013--3-.JPG

Pour obtenir du jus de tamarin, on  fait cuire la pulpe dans un peu d’eau et du sucre.

En Egypte, j’ai acheté (il y a longtemps) une boule de pulpe de tamarin séchée : on en casse un morceau pour faire une infusion.

 

Merci à Antoine d’Oyonnax qui nous a fait goûter le tamarin lors de la sortie mycologique organisée par Roger en Semine (cf blog, 9 novembre).

 

Dans quelques jours nous partons au Sénégal : nous pourrons peut-être photographier l’arbre…

 

Monique

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 13:24

Diaporama de Claudie Desjacquot et Monique Magnouloux proposé par le Groupe Nature de Faverges .

Mardi 3 décembre, 20 heures, Maison des Associations - Entrée libre -

 

 

La Pologne, c’est une plaine immense située au centre de l’Europe, 3% à peine du territoire dépassent les 55 m d’altitude, seulement 4 sommets de la chaine des Carpates dépassent les 2000 m.

 

Cigognes sur meules foin YM                                                Photo : Yvette M

Les cigognes qui nichent en Pologne migrent par le Bosphore. Elles parcourent 6 à 10 000 km pour hiverner dans l'est de l'Afrique.

 

Nous vous emmènerons dans la forêt primaire de Bialowieza, vestige des grandes forêts primitives qui recouvraient autrefois les plaines du nord et du centre de l’Europe après la dernière période glaciaire. Classée Réserve de Biosphère par l’Unesco, elle abrite une biodiversité précieuse.

 

parc-Bialo-portail-d-entree.JPG

 

C'est le sanctuaire du Bison européen, "l'animal le plus majestueux de notre faune, le plus menacé d'extinction, le symbole de notre nature, dans sa grandeur et son intégrité"(Robert Hainard).

 

Le Parc National de la Biebrza protège la vallée de la rivière Biebrza, depuis ses sources jusqu’à son embouchure dans la Narew. C’est le plus grand parmi les 23 parcs nationaux de la Pologne, et l’une des plus grandes zones humides d’Europe (100 000 ha de marais).

 


Dans le Parc paysager de Suwalki, il y a de nombreux lacs et des collines, constituées par les dépôts morainiques laissés par les glaciers.

 

preles-Turtul-etang-4-1.JPG

La Mazurie, le « pays des 1000 lacs » (en fait, il y en aurait près de 4 fois plus !), est une région très prisée des touristes amateurs de nature, randonneurs, pêcheurs, amateurs de voile et de kayak.

Nous prendrons le bateau entre Elblag et Buczyniec sur le canal construit au XIXe siècle pour le transport du bois des forêts de Mazurie. Une technique unique au monde permet aux bateaux de franchir d’importants dénivelés : pas d’écluses, mais des rampes inclinées, le bateau se positionne sur un chariot immergé qui est hissé par un câble, mû par la force hydraulique, sur des rails.

Le bateau peut alors franchir la dénivellation, croisant en chemin le bateau qui circule en sens inverse.

 

Elblag-bateau-canal--26-.JPG

Nous ferons un arrêt devant la gigantesque et impressionnante forteresse de Malbork plus connue sous le nom allemand de Marienburg, résidence des Chevaliers Teutoniques.

 

Malbork-chateau-des-chevaliers-Teutoniques-Marienburg--1-.JPG

 

Le Parc National Slowinski, situé sur la côte de la Mer Baltique, est un Sahara miniature :  les dunes avancent et engloutissent tout sur leur passage, la fragile forêt littorale forme un rempart qui tente de ralentir l’avance inexorable du sable.

 

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Pour terminer notre périple, nous irons en Cachoubie voir les plantes rares du lac Zakszewie et nous visiterons la vieille ville de Gdansk (Dantzig), la « perle de la Baltique », jadis la ville hanséatique la plus puissante de la Baltique, à l’embouchure de la Vistule.

 

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Ambre-vitrine-Gdansk-9-4--21-.JPG                                       Boutique d'ambre dans la rue Mariacka

 

L'ambre est une résine fossile qui peut conserver des insectes ou des végétaux intacts pendant des dizaines de millions d'années. C'est donc une remarquable source d'informations sur le passé.

 


 

 Venez nombreux !

Faites suivre l’info à vos amis, prévenez ceux qui n’ont pas internet !

C’est le dernier diaporama de l’année 2013.

 

Prochains diaporamas :

Mardi 14 janvier 2014 "Immersion au Burkina-Faso" Odile et Jacques Demaison

Mardi 25 février "Cidre et vinaigre de cidre" Georges Bal

Mardi 25 mars "Promenade naturaliste dans les Causses" Pierre Melin et Claudie Desjacquot

 


 


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